jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2305997 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DELANNOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 avril 2023, M. C D L et Mme J G épouse D L, M. I K et Mme E K ainsi que Mme H A B, représentés par Me Kierzkowski-Chatal, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 14 novembre 2022 par lequel le maire de Piriac-sur-Mer ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 17 août 2022 par M. et Mme F et, d'autre part, la décision du 22 février 2023 par laquelle le maire de Piriac-sur-Mer a rejeté le recours gracieux exercé le 19 janvier 2023 tendant à l'annulation de cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Piriac-sur-Mer le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ". Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. ". Aux termes de l'article R. 600-1 du même code : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / () ".
3. Par un arrêté du 14 novembre 2022, le maire de Piriac-sur-Mer ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 17 août 2022 par M. et Mme F. Le 19 janvier 2023, les requérants ont frappé cet arrêté d'un recours gracieux tendant à son retrait, recours que ce maire a rejeté par une décision du 22 février 2023. Ils demandent l'annulation de cet arrêté du 14 novembre 2022 et de cette décision du 22 février 2023.
4. Par une lettre du 28 avril 2023, dont il a été accusé de la réception le même jour, les requérants ont été invités à régulariser leur requête dans un délai de quinze jours en justifiant de la notification tant de ce recours gracieux que du recours contentieux dans les conditions prévues par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
5. En réponse à cette lettre, les requérants ont, le 3 mai 2023, justifié de la notification de leur recours contentieux tant à la commune de Piriac qu'à M. et Mme F, dans les conditions dont s'agit. Ils n'ont, en revanche, faute de présenter un certificat de dépôt auprès des services postaux de la lettre recommandée du 17 janvier 2023 constituant leur recours gracieux attestant de la notification à M. et Mme F de ce recours gracieux, ou de présenter un mode équivalent de preuve de cette notification, pas justifié de la notification à M. et Mme F de ce recours administratif.
6. Faute qu'il ait été justifié dans les conditions exigées par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme de la notification aux titulaires de l'arrêté attaqué du recours gracieux exercé le 19 janvier 2023, ce recours n'a pas interrompu le délai de recours contentieux ouvert aux requérants pour saisir le tribunal d'un recours contentieux tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 novembre 2022.
7. L'exercice par un tiers d'un recours administratif ou contentieux contre une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux montre qu'il a connaissance de cette décision et a, en conséquence, pour effet de faire courir à son égard le délai de recours contentieux.
8. Il en résulte que le délai de recours contentieux ouvert aux requérants à l'encontre de l'arrêté du 14 novembre 2022 a couru à compter du 19 janvier 2023. Dès lors, la requête, enregistrée le 26 avril 2023, l'a été après l'échéance du délai, franc, de deux mois prévu par les dispositions précitées des articles R. 600-2 du code de l'urbanisme et R. 421-1 du code de justice administrative. Il en résulte que la requête est tardive et, pour cette raison, manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter par voie d'ordonnance, en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme D L, M. et Mme K et Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D L et Mme J G épouse D L, représentants uniques des requérants.
Fait à Nantes, le 8 juin 2023.
Le président,
A. DURUP DE BALEINE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026