jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2306122 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAUDET-CAMUS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er mai 2023, Mme B A, représentée par Me Nadia Robin Lahmadni, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 octobre 2022 par laquelle le directeur général territoire de la délégation de Nantes a décidé de la mutation interne de ses missions, et d'annuler tous les actes mettant en œuvre cette décision ;
2°) d'enjoindre au conseil départemental de la Loire-Atlantique de la réintégrer sur son emploi antérieur de " Responsable Unité Education " au sein de l'unité éducation au service du développement local de la délégation de Nantes du département de la Loire-Atlantique, ou sur un emploi vacant et budgété correspondant à son grade et aux responsabilités qu'elle occupait, et de maintenir sa rémunération sur le poste réintégré, au besoin en lui accordant une indemnité compensatrice, sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;
3°) de condamner le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique au versement de la somme de 6000 euros en raison de l'illégalité fautive de la décision contestée et du manquement à l'obligation de sécurité et de protection de la santé, ainsi que la somme de 4000 euros au titre du harcèlement moral qu'elle a subi ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire, à son irrecevabilité et, à titre infiniment subsidiaire, à son rejet. Il conclut également à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que la décision contestée n'entraîne ni perte de rémunération ni perte de responsabilité et n'est pas susceptible de recours dès lors que c'est une mesure d'ordre intérieur. Par ailleurs il a, par un arrêté du 29 juin 2023, répondu favorablement à la candidature spontanée de Mme A en procédant à son affectation sur un poste de " chargée de dispositifs internationaux au sein du service international de la direction vie citoyenne ", qui correspond à son grade et ses responsabilités d'encadrement, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête. En outre, il fait valoir l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires dès lors que Mme A n'a pas effectué de recours administratif préalable obligatoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et les conclusions indemnitaires :
2. Par un arrêté du 29 juin 2023, postérieur à l'introduction de la requête, le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique a affecté Mme A au poste de " chargée de dispositifs internationaux au sein du service international de la direction vie citoyenne ", poste de catégorie A auquel elle a volontairement candidaté. Ainsi, cette autorité a implicitement mais nécessairement retiré la décision attaquée. Par suite, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte et les conclusions indemnitaires de Mme A sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte ni sur les conclusions indemnitaires.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A la somme de 500 (cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au président du conseil départemental de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 26 septembre 2024.
Le président,
T. GIRAUD
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026