lundi 4 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2306755 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | PRONOST |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 mai, 25 mai, 27 juillet, 21 septembre, 2 octobre et 19 octobre 2023, M. E A et Mme G A, en leurs noms propres et en qualité de représentants légaux de K A, devenu majeur en cours d'instance, Habibah A, Qassm A, Emal A, D A, Jamal A et Saidah A, ainsi que M. I A et M. C M B, représentés par Me Pronost, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 21 mai 2023 et les décisions expresses du 25 mai 2023 par lesquelles la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les décisions du 7 novembre 2022 de l'autorité consulaire française à Téhéran (Iran) refusant de délivrer à K A, à Habibah A, à Qassm A, à Emal A, à D A, à Jamal A, à Saidah A, à M. I A et à M. C H des visas de long séjour au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer ces visas dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer ces demandes de visas dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 440 euros toutes taxes comprises, à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à défaut d'octroi du bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est insuffisamment motivée ;
- il n'est pas établi que la commission de recours, qui s'est réunie le 25 mai 2023, ait été régulièrement composée ;
- M. A est bien le père de la jeune D ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que l'ensemble des documents d'état civil qu'ils ont produits permettent d'établir la réalité des liens familiaux et l'identité des demandeurs de visas ; une erreur d'appréciation a donc été commise à ce titre ;
- l'âge des jumeaux Jamal et Saidah (ils étaient âgés de cinq ans à la date de la décision attaquée) a été apprécié de façon erroné ;
- les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ont été méconnues, et les conséquences sur la situation personnelle des intéressés ont été appréciées de façon manifestement erronée ;
- la procédure de réunification familiale litigieuse ne présente pas un caractère partiel.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la procédure de réunification familiale en cause présente un caractère partiel ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par le mémoire, enregistré le 19 octobre 2023, M. N M B déclare se désister des conclusions de la requête en ce qu'elles concernent le rejet par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du recours qu'il a formé contre le refus de visa que lui a opposé l'autorité consulaire française à Téhéran.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme André,
- et les observations de Me Pronost, avocate de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, ressortissant afghan, né le 20 mai 1975, s'est vu reconnaître le bénéfice de la protection subsidiaire par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Des demandes de visas ont été déposées, en qualité de membres de famille de réfugiés, par Mme G A, son épouse, et pour K A, Habibah A, Qassm A, Emal A, D A, Jamal A et Saidah A, qu'il présente comme ses enfants, ainsi que par M. I A et M. C M B, qu'il présente respectivement comme son fils et son neveu. L'autorité consulaire à Téhéran (Iran) a délivré un visa de long séjour à Mme A, et rejeté les autres demandes de visas. Par une décision implicite née le 21 mai 2023 et des décisions expresses du 25 mai 2023, dont M A, Mme A, M. I A et M. C M B demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre ces décisions consulaires.
Sur la demande de désistement de M. C M B :
2. Par le mémoire enregistré le 19 octobre 2023, M. C M B déclare se désister des conclusions de la requête en ce qu'elles concernent le rejet par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du recours qu'il a formé contre le refus de visa que lui a opposé l'autorité consulaire française à Téhéran. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". Aux termes des dispositions de l'article L. 561-5 de ce code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ".
4. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial des enfants d'une personne admise à la qualité de réfugiée ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité du lien matrimonial entre les époux ou du lien de filiation produits à l'appui des demandes de visa.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
6. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
7. Pour refuser de délivrer des visas à K A, Habibah A, Qassm A, Emal A, D A, I A et Saidah A, la commission de recours contre les refus de visa s'est fondée sur le motif tiré de ce que leur identité et leur lien familial avec le réunifiant n'étaient pas établis, dès lors que les déclarations de M. A à l'OFPRA relatives la composition de sa famille ont varié et que des invraisemblances ressortent des informations contenues dans les actes d'état civil produits pour les intéressés. Il ressort également du mémoire en défense du ministre de l'intérieur et des outre-mer, que pour rejeter les demandes de visa de long séjour présentées pour l'enfant Jamal, la commission de recours s'est fondée sur le motif tiré de ce qu'il serait plus âgé que l'âge déclaré par ses parents lors de la demande de visa.
8. Pour justifier de l'identité des intéressés et de leur lien de filiation avec le réunifiant, les requérants ont produit des certificats de naissance de K A, Habibah A, Qassm A, Emal A, I A, D A, Jamal A et Saidah A, dressés entre le 31 mars et le 8 avril 2021, par le directeur de l'état civil et des affaires des citoyens étrangers de la République islamique d'Afghanistan, qui font état de ce qu'ils sont nés de l'union de M. E A et Mme G A et qui ne sont pas remis en cause par le ministre. Les mentions figurant dans ces documents sont concordantes avec les passeports versés au dossier ainsi qu'avec un certificat de mariage afghan dressé le 11 août 2021, précisant qu'à la suite de leur mariage, M. et Mme A ont eu huit enfants, dont M. A a d'ailleurs toujours déclaré, depuis 2020, et de façon constante et cohérente, être le père. Si le ministre fait valoir que M. A ne peut être le père de la jeune D, née le 2 août 2015, dès lors qu'il n'était pas présent en Afghanistan avant le printemps 2015, il ressort du compte-rendu d'entretien de demande d'asile et de la décision d'admission au bénéfice de la protection subsidiaire de l'OFPRA dont il bénéficie, que M. A a quitté la Norvège en août 2014 puis regagné l'Afghanistan en 2015. Compte-tenu de ces éléments et de la présomption de paternité qui s'applique aux enfants d'un couple marié, le lien de filiation entre M. A et l'enfant D doit être regardé comme établi. La circonstance que les jumeaux Jamal et Saidah semblent âgés de plus de cinq ans sur les photographies, ce que confirme un agent consulaire, ne peut suffire à elle seule à ôter toute valeur probante aux documents d'état civil produits. Par suite, l'identité de K A, Habibah A, Qassm A, Emal A, I A, D A, Jamal A et Saidah A et leur lien de filiation avec le réunifiant, peuvent être regardés comme établis. Dans ces conditions, et alors que l'administration n'apporte aucun autre élément de nature à démontrer que les déclarations du requérant avaient pour objet d'obtenir de façon frauduleuse des visas au titre de la réunification familiale, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
9. Toutefois, pour établir que les décisions attaquées étaient légales, le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait valoir, dans son mémoire en défense, communiqué aux requérants, que la procédure de réunification en cause présente un caractère partiel. Il doit être regardé comme sollicitant implicitement une substitution de motifs.
10. Aux termes de l'article L. 434-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux membres de la famille d'un réfugié en vertu des dispositions de l'article L. 562-2 du même code, citées au point 2 : " Le regroupement familial est sollicité pour l'ensemble des personnes désignées aux articles L. 434-2 à L. 434-4. Un regroupement partiel peut toutefois être autorisé pour des motifs tenant à l'intérêt des enfants. ". Aux termes de l'article L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
11. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées de l'article L.561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L.434-4 du même code, auxquelles l'article L. 561-4 renvoie expressément, que la réunification familiale doit concerner en principe l'ensemble de la famille du ressortissant étranger qui demande à en bénéficier et qu'une réunification familiale partielle ne peut être autorisée à titre dérogatoire que si l'intérêt des enfants le justifie.
12. Le ministre fait valoir que M. A est père de deux autres enfants, Mme F ou L A, et Ayoub A, déclarés lors de l'introduction de sa demande d'asile. Il ressort des pièces du dossier que Mme L A, sa fille aînée, avait plus de dix-neuf ans lors des démarches de réunification familiale initiées par les requérants et ne relevait, en conséquence, plus du bénéfice des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, si la déclaration de demande d'asile de M. A fait apparaître que son enfant né le 4 mars 2005 porte le prénom " Ayoub ", il ressort des pièces du dossier qu'il a, par la suite, déclaré cet enfant sous le prénom " J ", expliquant que son prénom a été initialement retranscrit, de façon erronée, par la personne chargée de remplir sa demande d'asile et qu'il n'était pas en capacité de s'assurer que cette retranscription ne comportait pas d'erreur. La circonstance que le mois d'août, qui a été déclaré comme mois de naissance pour l'enfant lors de l'introduction de la demande d'asile du requérant et qu'il soit indiqué sur les autres documents produits qu'il est né au mois de mars, ne suffit pas à établir qu'il s'agirait de deux personnes différentes, une retranscription manuscrite peu lisible des chiffres " 3 " et " 8 " pouvant être source d'erreur. Par suite, la réunification partielle n'est pas établie et la substitution de motifs ne peut être accueillie.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. et Mme A, M. J A et M. I A sont fondés à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités, au profit de K A, Habibah A, Qassm A, Emal A, D A, Jamal A, Saidah A et M. I A, dans un délai de deux mois suivant sa notification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Pronost, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. N M B des conclusions de la requête en tant qu'elles concernent le rejet par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du recours qu'il a formé contre le refus de visa que lui a opposé l'autorité consulaire française à Téhéran.
Article 2 : La décision implicite, née le 21 mai 2023 en tant qu'elle concerne Jamal A, et les décisions du 25 mai 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer à K A, Habibah A, Qassm A, Emal A, D A, Jamal A, Saidah A et M. I A des visas de long séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Pronost la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Mme G A, à M. I A, à M. N M B, à M. K A, ainsi qu'à Me Pronost et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvet, présidente,
Mme André, première conseillère,
Mme Heng, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2023.
La rapporteure,
M. ANDRE
La présidente,
C. CHAUVET
La greffière,
A. VOISIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026