mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2306759 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | SINGH |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 11 mai 2023, M. C E, agissant en son nom propre et en qualité de représentant légal de Mme B C E, représenté par Me Singh, demande au Tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision de l'autorité consulaire française au Soudan du 20 février 2023 refusant à Mme B C E la délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à titre principal, de délivrer le visa demandé dans un délai de 24 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de réexaminer la demande dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement au requérant de la même somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation tant au regard des documents produits que des éléments de possession d'état qui établissent l'identité de la demandeuse de visa et son lien de filiation avec le réunifiant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision sur la situation personnelle de la demandeuse de visa.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal s'agissant des frais d'instance.
Il soutient qu'il a pris la décision de délivrer le visa demandé, en précisant qu'il n'a pas été possible de matérialiser cet engagement en raison de l'absence de représentation diplomatique au Soudan.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2023.
II. Par une requête enregistrée le 11 mai 2023, M. F et Mme A F, représentés par Me Singh, demandent au Tribunal :
1°) de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision de l'autorité consulaire française au Soudan du 20 février 2023 refusant à Mme A F la délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à titre principal, de délivrer le visa demandé dans un délai de 24 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de réexaminer la demande dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement au requérant de la même somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation tant au regard des documents produits que des éléments de possession d'état qui établissent l'identité de la demandeuse de visa et son lien de filiation avec le réunifiant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision sur la situation personnelle de la demandeuse de visa.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal s'agissant des frais d'instance.
Il soutient qu'il a pris la décision de délivrer le visa demandé, en précisant qu'il n'a pas été possible de matérialiser cet engagement en raison de l'absence de représentation diplomatique au Soudan.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2023.
Vu la procédure suivante :
III. Par une requête enregistrée le 11 mai 2023, M. F et Mme D C E, représentés par Me Singh, demandent au Tribunal :
1°) de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision de l'autorité consulaire française au Soudan du 20 février 2023 refusant à Mme D C E la délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à titre principal, de délivrer le visa demandé dans un délai de 24 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de réexaminer la demande dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement au requérant de la même somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation tant au regard des documents produits que des éléments de possession d'état qui établissent l'identité de la demandeuse de visa et son lien de filiation avec le réunifiant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision sur la situation personnelle de la demandeuse de visa.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 septembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal s'agissant des frais d'instance.
Il soutient qu'il a pris la décision de délivrer le visa demandé, en précisant qu'il n'a pas été possible de matérialiser cet engagement en raison de l'absence de représentation diplomatique au Soudan.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Dubus a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant érythréen, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de l'Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) du 11 janvier 2018. Il a sollicité des visas pour ses trois filles, Mme B C, née le 24 septembre 2006, Mme A F, née le 26 octobre 2004 et Mme D C E, née le 28 novembre 2002 auprès de l'autorité consulaire française au Soudan, en qualité de membres de la famille d'un réfugié. Par décisions du 20 février 2023, cette autorité a refusé de délivrer les visas demandés. Le recours préalable obligatoire formé contre ces refus consulaires a été rejeté par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France par une décision implicite née le 13 mai 2023. Si M. E demande au tribunal d'annuler le refus consulaire du 20 février 2023, ses conclusions doivent être regardées comment tendant à l'annulation de cette décision implicite de la commission née le 13 mai 2023.
2. Les requêtes enregistrées sous les n°s 2306759, 2306760 et 2306761 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. M. E ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par trois décisions du 23 mai 2023, ses conclusions tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
4. Si le ministre de l'intérieur indique qu'il a décidé de délivrer les visas demandés à Mme B F, à Mme A F et à Mme D C E, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date du présent jugement, les visas auraient été délivrés. Par suite, malgré l'absence de représentation diplomatique au Soudan, l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. D'une part, aux termes de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de décision explicite prise dans le délai de deux mois, le recours administratif exercé devant les autorités mentionnées aux articles D. 312-3 et D. 312-7 est réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision contestée. L'administration en informe le demandeur dans l'accusé de réception de son recours ".
6. Il résulte de ces dispositions que les décisions implicites de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sont réputées rejetées pour les mêmes motifs que ceux des décisions de l'autorité consulaire française au Soudan, tirés en l'espèce de ce que les demandeuses de visa n'ont pas, en application de l'article L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifié de leur identité et de leur situation de famille, les documents produits n'étant pas probants.
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire () ". Aux termes de l'article L. 561-5 du même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 721-3 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. () ".
8. Le droit pour les réfugiés et titulaires de la protection subsidiaire de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants âgés de moins de dix-neuf ans implique que ceux-ci puissent solliciter et, sous réserve de motifs d'ordre public et à condition que leur lien de parenté soit établi, obtenir un visa d'entrée et de long séjour en France.
9. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Et aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
10. Pour justifier du lien de filiation entre le réunifiant et les demandeuses de visa, le requérant produit les certificats de baptême de Mme B F, de Mme A F et de Mme D C E, établis respectivement les 10 décembre 2006, 9 janvier 2005 et 16 février 2003. Si ces certificats ne peuvent recevoir la qualification d'actes d'état civil étrangers au sens des dispositions de l'article L. 811-1, le requérant verse toutefois au débat les cartes de réfugiées des demandeuses de visas établies par le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés ainsi que sa fiche de demande d'asile, sa fiche familiale de référence et le compte-rendu de son entretien auprès de l'office français de protection des réfugiés et apatrides qui comportent des déclarations constantes concernant la composition de sa famille. Il produit par ailleurs la preuve d'envois de messages à l'une de ses filles, Mme D C E, et deux photographies du réunifiant avec ses trois filles au cours de ses visites dans le camp où elles résident au Soudan en 2019 et en 2021. Dès lors, dans les circonstances particulières de l'espèce, les éléments de possession d'état apportés par le requérant doivent être regardés comme apportant la preuve de son lien de filiation paternelle avec les demandeuses de visa. Enfin, le ministre de l'intérieur et des outre-mer ne remet pas en cause la réalité de ces éléments de possession d'état. Dans ces conditions, en estimant, pour rejeter le recours dont elle était saisie, que l'identité des demandeuses de visa et leur lien de filiation avec le réunifiant n'étaient pas établis, la commission de recours a commis une erreur d'appréciation. Par suite, les décisions attaquées doivent être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation retenu, implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme B F, à Mme A F et à Mme D C E les visas de long séjour demandés dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
9. M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme totale de 1 200 euros à verser à Me Singh, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. E tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme B F, à Mme A F et à Mme D C E les visas demandés dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Singh la somme totale de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F, à Mme A F, à Mme G, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Singh.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Rouland-Boyer, présidente,
Mme Dubus, première conseillère,
M. Revéreau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
La rapporteure,
P. DUBUS
La présidente,
H. ROULAND-BOYER
La greffière,
S. BRIAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2, 2306760 et 2306761
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026