mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2306850 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 mai 2023, M. D B, représenté par Me Boezec, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique l'a assigné à résidence pour une durée de six mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- elle n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ; il est présent sur le territoire français depuis presque six ans ; il y a rejoint l'ensemble des membres de sa famille qui y séjournent régulièrement ; il n'a pas pu bénéficier du regroupement familial du fait de sa majorité ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il a fixé en France le centre de ses attaches ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision portant assignation à résidence :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- elle n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ; son assignation le prive de sa liberté d'aller et venir alors qu'il est domicilié chez ses parents ; il existe une disproportion manifeste entre la mesure d'assignation prise à son encontre et sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin, président-rapporteur.
- et les observations de Me Boezec, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant algérien né le 2 décembre 1996, déclare être entré irrégulièrement en France pour y rejoindre ses parents et ses deux frères, installés régulièrement à Nantes. Il a déposé une demande d'asile, le 21 novembre 2019, qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 14 février 2020. A la suite de ce rejet, une obligation de quitter le territoire français a été prononcée à son encontre par un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 20 avril 2021. M. B s'est maintenu sur le territoire français et a été interpellé, le 12 mai 2023, par les services de police, à Nantes, alors qu'il conduisait un véhicule sans justifier de la possession d'un permis de conduire valide et après avoir consommé du cannabis. Par un arrêté du 13 mai 2023, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a désigné l'Algérie comme pays de destination et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du même jour, ce même préfet a assigné M. B à résidence pendant une durée de six mois. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés du 13 mai 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêté attaqués :
2. Les arrêtés attaqués ont été signés par M. C A, directeur de cabinet du préfet de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 30 janvier 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à M. A à l'effet de signer, pendant les jours non ouvrables durant lesquels il est amené à assurer la permanence préfectorale, comme en l'espèce, notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence. Par suite, M. A était bien compétent pour signer le samedi 13 mai 2023 les deux arrêtés attaqués. Le moyen tiré de son incompétence doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle retrace le parcours de M. B depuis son entrée en France, mentionne notamment que l'intéressé est célibataire, sans enfant à charge et sans ressource, et précise qu'il n'établit ni détenir d'attaches personnelles anciennes, intenses et stables en France, ni être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. Ainsi, la décision portant obligation de quitter le territoire français comporte l'énoncé suffisamment détaillé des éléments de droit et de fait sur lesquels elle est fondée. Par suite le moyen tiré de l'absence de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, il ressort des motifs de la décision attaquée, qui comporte de nombreux éléments de fait propres à la situation du requérant, que le préfet de la Loire-Atlantique, s'il n'a pas fait état de la présence en France des parents et frères de M. B, a néanmoins procédé à un examen préalable suffisamment approfondi de la situation personnelle de l'intéressé.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".
6. M. B expose que, lorsque sa mère et ses deux frères sont venus en France, par la voie du regroupement familial, lui-même, du fait qu'il était majeur, a dû rester en Algérie. Il fait ainsi valoir qu'il est venu irrégulièrement en France en 2017 pour y rejoindre sa famille et que le centre de ses attaches se situe désormais dans ce pays. Toutefois, en admettant même qu'il soit arrivé pour la dernière fois en France en 2017 et non le 15 novembre 2019, ainsi que le mentionne l'extrait du fichier Télémofpra produit par le préfet, le requérant ne produit aucune preuve de ce qu'il aurait mis à profit ses six ans de résidence sur le territoire français pour acquérir une maitrise de la langue française et préparer son insertion sociale et professionnelle. Il ne fournit aucun élément sur la fréquence de ses relations avec les membres de sa famille et indique n'avoir ni travail, ni ressource propre. S'il produit des pièces médicales, desquelles il ressort qu'il a bénéficié de soins dentaires en 2020 ainsi que d'une exérèse par laser de polypes des cordes vocales le 1er mars 2023, et allègue être diabétique, il ne démontre pas, par la seule production d'ordonnances difficilement lisibles, non accompagnées d'explications, que son état de santé nécessitait, à la date de la décision attaquée, une prise en charge médicale. Lors de son audition, le 12 mai 2023, par les services de police, l'intéressé a déclaré souhaiter rester en France et avoir entamé à cette fin des démarches auprès du préfet de la Loire-Atlantique. S'il justifie en effet avoir adressé au préfet, le 6 février 2023, une demande complète d'admission exceptionnelle au séjour, celle-ci était en cours d'instruction à la date de la décision attaquée et son dépôt ne faisait pas obstacle au prononcé de cette décision. En effet, le préfet était fondé, à cette date, à regarder l'intéressé comme ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français et comme s'étant maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Enfin, M. B ne conteste pas les affirmations du préfet, fondées sur les mentions figurant dans le fichier automatisé des empreintes digitales, selon lesquelles il a été l'auteur, le 18 avril 2021, de la destruction d'un bien appartenant à autrui et, le 8 mars 2022, d'un vol aggravé par deux circonstances sans violence. Par suite, au vu de l'ensemble de ces circonstances, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de la Loire-Atlantique aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré par M. B de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre des décisions fixant le pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français :
7. En l'absence d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de cette annulation pour demander, par voie de conséquence, celle des décisions désignant l'Algérie comme pays de destination et lui faisant interdiction de revenir sur le territoire français pendant un an.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de l'arrêté portant assignation à résidence :
8. En premier lieu, l'arrêté portant assignation à résidence de M. B vise notamment le 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'arrêté du 13 mai 2023 faisant obligation à l'intéressé de quitter le territoire français sans délai. Il indique que le requérant a déclaré résider chez son père, au 6, rue de Saint-Brévin, à Nantes, détenir un passeport en cours de validité mais ne pas être en mesure de le produire. Ce même arrêté ajoute que des démarches doivent être entreprises en vue de l'obtention d'un laissez-passer et que M. B, dès lors qu'il justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français, doit être autorisé à se maintenir provisoirement sur le territoire français jusqu'à ce qu'il existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation. Par suite, l'arrêté attaqué énonce avec suffisamment de précision les motifs de droit et de fait qui constituent son fondement. Il ressort de cette motivation que le préfet a bien procédé à un examen sérieux de la situation du requérant avant d'édicter la décision attaquée. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'insuffisante motivation de l'arrêté et du défaut d'examen préalable de la situation de M. B doivent être écartés.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". L'article L. 732-4 du même code prévoit que : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. () ". Aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. ". Il revient au juge administratif de s'assurer que les obligations de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, susceptibles d'être imparties par l'autorité administrative sur le fondement de ces dispositions, sont adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent.
10. M. B soutient que l'arrêté attaqué est disproportionné en tant qu'il lui impose, d'une part, de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis de chaque semaine, entre 8h et 9h, au commissariat de police de Nantes, d'autre part, d'être présent à son domicile déclaré du lundi au vendredi de 13h à 16h. Il estime que ces contraintes le privent de toute vie privée, de ses droits fondamentaux, notamment de son droit de circuler librement. Toutefois, comme il a été dit, l'intéressé ne justifie pas exercer une quelconque activité, professionnelle ou bénévole, sur le territoire français. Il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que les obligations de pointage au commissariat et de présence à son domicile édictées à son encontre porteraient une atteinte disproportionnée à sa vie privée et à sa liberté d'aller et venir. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Loire-Atlantique aurait pris une mesure disproportionnée en lui imposant les contraintes décrites ci-dessus doit être écarté. Pour les mêmes raisons, doit être écarté le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés attaqués du 13 mai 2023.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 28 août 2024, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Martel, première conseillère,
Mme Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTIN
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MARTEL
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026