vendredi 1 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2307266 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | KHATIFYIAN |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête, enregistrée le 1er avril 2022 sous le n°2204188, M. I B, représenté par Me Dazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 février 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation et de faire droit à sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'une erreur en ce qui concerne la date de son édiction de nature à le priver d'une garantie substantielle ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qui concerne son identité ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juin 2022.
II - Par une requête, enregistré le 21 mai 2023 sous le numéro n° 2307266, M. I B, représenté par Me Khatifyian, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et de travail, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'illégalité de la décision de refus de séjour du 8 février 2022 la prive de base légale.
En ce qui concerne la décision fixant un délai de retour volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'article 7 de la directive 2008/115/CE ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 octobre 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Allio-Rousseau a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, se présentant comme ressortissant ukrainien né le 21 mai 1998, déclare être entré en France le 26 décembre 2014, sans en apporter la preuve. Il a sollicité du préfet de Maine-et-Loire le renouvellement d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 8 février 2022. Par un arrêté du 21 avril 2023, le préfet de Maine-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. B demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2204188 et 2307266 concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme F D, directrice de l'immigration et des relations avec les usagers à la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté du 30 août 2021, librement accessible et régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 31 août 2021, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation à Mme D à l'effet de signer, notamment, les décisions relatives aux titres de séjour. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que si la date de la signature est erronée, cette erreur résulte manifestement d'une erreur de plume. Dès lors, le moyen tiré de ce que compte tenu de cette erreur le requérant aurait été privé d'une garantie essentielle manque en fait.
5. En troisième lieu, lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents () ". L'article L. 811-2 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. " Aux termes de cet article : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Par ailleurs, l'annexe 10 au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " Toutes les pièces produites doivent être rédigées en français ou traduites par un traducteur assermenté près une cour d'appel. ".
6. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Il lui appartient, en particulier, à cet égard, d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
7. Pour refuser de délivrer à M. B le titre de séjour qu'il sollicitait sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de Maine-et-Loire a estimé que M. B ne présentait pas de documents légaux justifiant son état civil et sa nationalité au sens des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Devant le tribunal, M. B produit un acte de naissance non traduit par un traducteur assermenté près la Cour d'appel. Si M. B fait valoir que la situation actuelle en Ukraine l'empêche d'obtenir une nouvelle copie de son acte de naissance, il ne justifie pas avoir adressé, avant de présenter une demande de titre de séjour, des demandes de reconnaissance de nationalité à l'ambassade ukrainienne qui auraient été empêchées par la situation actuelle en Ukraine. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'interrogées sur la situation du requérant dans son pays d'origine par l'ambassade de France en Ukraine, les autorités ukrainiennes ont précisé en septembre 2017 que M. B ne figurait pas dans leurs fichiers et que le service ukrainien des frontières ne possédait pas d'information concernant son passage des frontières d'Ukraine. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur de fait ou d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour en raison de l'impossibilité d'établir son état civil et sa nationalité.
8. En quatrième lieu, le moyen tiré d'une atteinte au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant pour contester le refus de renouveler un titre de séjour en qualité d'étudiant, qui résulte seulement d'une appréciation de la réalité et du sérieux des études poursuivies.
9. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 8 février 2022 portant refus de titre de séjour.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. A G, adjoint du chef de bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière à la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté du 22 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire le même jour, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation à M. E, directeur de l'immigration et des relations avec les usagers, en cas d'absence ou d'empêchement de celui-ci, à M. C H, chef du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, et, cas d'absence ou d'empêchement de celui-ci, à M. G, adjoint du chef de bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer notamment les décisions portant éloignement de ressortissants étrangers, assorties ou non de délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de destination et les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français. L'absence ou empêchement de M. E n'étant pas contestés, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit, dès lors, être écarté.
11. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, pris au visa notamment des articles L. 611-1 et L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, comporte l'indication des raisons de droit comme de fait pour lesquelles son signataire a décidé d'obliger le requérant à quitter le territoire français. Cet arrêté relève en outre les circonstances propres à la situation personnelle et familiale de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
12. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment de la motivation de l'arrêté que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été précédée d'un examen sérieux et complet de la situation particulière du requérant.
13. En quatrième lieu, si le requérant est entré en France le 26 décembre 2014 et y a résidé d'abord dans le cadre d'une prise en charge par l'aide sociale à l'enfance de Maine-et-Loire jusqu'au 28 février 2018 puis sous couvert de titres de séjour étudiant, il ressort des pièces du dossier qu'il ne justifie d'aucune inscription universitaire depuis l'année 2020/2021. Il ne dispose d'aucune attache familiale, personnelle ou amicale en France. Enfin, il ressort de ce qui a été énoncé au point 7 qu'il existe une incertitude tant sur son identité que sur sa nationalité ukrainienne. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être écartés.
14. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un motif exceptionnel aurait justifié l'admission exceptionnelle au séjour du requérant.
15. En sixième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 9 que M. B n'est pas fondé à invoquer à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français du 21 avril 2023 le moyen, invoqué par voie de l'exception, tiré de l'illégalité du refus de séjour du 8 février 2022.
Sur la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas ".
17. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'étranger dispose, pour satisfaire à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de droit commun de trente jours à compter de sa notification pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays où il est légalement admissible. Un tel délai de trente jours accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français, qui a, en principe, pour seul objet de permettre l'organisation du départ et non d'accorder un droit supplémentaire et provisoire au séjour, constitue un délai équivalent au délai de droit commun le plus long susceptible d'être accordé en application des dispositions précitées de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008. En l'espèce, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait expressément demandé au préfet de bénéficier d'une prolongation de ce délai. D'autre part, si le requérant semble soutenir qu'un délai supplémentaire aurait dû lui être accordé en raison de sa situation particulière et de la durée de sa présence en France, il ne fait pas état d'autres éléments particuliers et spécifiques sur sa situation personnelle, tels que la présence d'autres liens familiaux et sociaux sur le territoire français ou encore les exigences ou contraintes du traitement de problèmes de santé, susceptibles de rendre nécessaire une prolongation du délai de trente jours. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait, dans les circonstances de l'espèce, commis une erreur manifeste d'appréciation en n'accordant pas à l'intéressé, à titre exceptionnel, un délai de départ supérieur à trente jours. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 doit par suite être écarté.
18. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été quant à la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire serait illégale en raison de l'illégalité de cette obligation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
19. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
20. Si M. B soutient que le retour dans son pays d'origine l'exposerait à des persécutions et à des violences, du fait du conflit opposant la Fédération de Russie à l'Ukraine depuis le 24 février 2022, il résulte de qui a été dit ci-avant que sa nationalité ukrainienne n'est pas établie. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
21. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale en raison de l'illégalité de cette obligation.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés attaqués du 8 février 2022 et du 21 avril 2023. Par suite, ses requêtes 2204188 et 2307266 doivent être rejetées en toutes leurs conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I B, au préfet de Maine-et-Loire, à Me Bazin et à Me Khatifyian.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Benoist, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2023
La présidente-rapporteure,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
E. HAUBOIS
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2204188, 2307266
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026