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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2307348

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2307348

jeudi 6 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2307348
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation12eme chambre
Avocat requérantLACHAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mai 2023, M. C, représenté par Me Lachaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 février 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit à l'issue de ce délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, de la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

s'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- cette décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que l'avis de l'office français de l'immigration et de l'intégration a été rendu à l'issue d'une procédure collégiale ;

- elle est entachée d'erreurs de fait au regard de sa procédure d'asile et de sa situation conjugale ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'une erreur de fait au regard de sa situation conjugale ;

s'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2023, le préfet de la

Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- il y a lieu de neutraliser le motif surabondant tiré de ce que l'intéressé aurait attendu que l'arrêté de transfert vers l'Italie édicté dans le cadre de sa procédure d'asile ne lui soit plus opposable pour solliciter l'asile en France ;

- aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,

- et les observations de Me Lachaux, représentant M. B, en présence de celui-ci

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant nigérian né le 12 août 1991, déclare être entré irrégulièrement en France le 20 mai 2021. Sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par une décision du 11 mai 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 18 octobre 2022 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du

13 février 2023 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée (). ".

3. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article.". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. ". L'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application des dispositions précitées prévoit que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant: / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

4. D'une part, les dispositions précitées instituent une procédure particulière aux termes de laquelle le préfet statue sur la demande de titre de séjour présentée par l'étranger malade au vu de l'avis rendu par trois médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui se prononcent en répondant par l'affirmative ou par la négative aux questions figurant à l'article 6 précité de l'arrêté du 27 décembre 2016, au vu d'un rapport médical relatif à l'état de santé du demandeur établi par un autre médecin de l'OFII, lequel peut le convoquer pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Cet avis commun, rendu par trois médecins au vu du rapport établi par un quatrième médecin, le cas échéant après examen du demandeur, constitue une garantie pour celui-ci. Les médecins signataires de l'avis ne sont pas tenus, pour répondre aux questions posées, de procéder à des échanges entre eux, l'avis résultant de la réponse apportée par chacun à des questions auxquelles la réponse ne peut être qu'affirmative ou négative. Par suite, la circonstance que, dans certains cas, ces réponses n'aient pas fait l'objet de tels échanges, oraux ou écrits, est sans incidence sur la légalité de la décision prise par le préfet au vu de cet avis.

5. Il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour présentée par M. B au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a fait l'objet d'un avis émis le 30 septembre 2022 par trois médecins du service médical de l'OFII. Cet avis a été rendu au vu d'un rapport médical établi le 20 septembre 2022 par un quatrième médecin, qui n'était pas au nombre des trois précédents. Par ailleurs, l'avis porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant " qui fait foi du caractère collégial de l'avis rendu jusqu'à preuve contraire, preuve qu'aucun élément du dossier ne vient établir. Il en résulte que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté en toutes ses branches.

6. D'autre part, il résulte des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance du titre de séjour qu'elles prévoient, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'étranger, et en particulier d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire.

7. Pour refuser de délivrer à M. B le titre de séjour qu'il sollicitait, le préfet de la Loire-Atlantique, comme il lui appartenait de le faire, a pris en compte l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 30 septembre 2022 selon lequel l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge, mais dont le défaut n'est pas susceptible d'entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et que l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine, au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis. Pour contester cette appréciation le requérant fournit une attestation d'un médecin généraliste attestant qu'il est suivi pour le virus de l'hépatite B mais qu'il présente un " bon état général, de temps en temps douleurs [] avec diarrhée ", ainsi que des ordonnances et résultats d'imageries médicales et d'analyses sanguines, et des rendez-vous avec un gastro-entérologue et hépatologue. Toutefois, aucun de ces documents n'est de nature à démontrer qu'un défaut de prise en charge médicale serait de nature à entrainer, pour lui, des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Ainsi, il ne saurait être regardé comme remettant en cause l'avis rendu par le collège de médecin. Si l'intéressé verse également au dossier des éléments relatifs aux défaillances générales du système de santé nigérian, ces éléments sont sans incidence sur l'appréciation portée par ce collège de médecins sur les conséquences qu'entraînerait pour le requérant un défaut de prise en charge médicale. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer un titre de séjour.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

9. M. B est entré en France en 2021, à l'âge de 30 ans. S'il se prévaut de sa relation avec Mme A, ressortissante centrafricaine titulaire d'une carte de résidente en France, avec laquelle il a eu un enfant décédé prématurément le 17 mars 2023, il ressort toutefois des pièces du dossier que, lors de sa demande de titre de séjour déposée le 12 mai 2022, il s'est déclaré célibataire et n'a, ultérieurement, pas informé la préfecture de cette relation. La seule production de factures d'un fournisseur d'internet et de téléphonie, établies au nom du requérant et à l'adresse de Mme A, ne suffit pas à établir la réalité et l'ancienneté de leur relation. En outre, le requérant, qui ne fait valoir aucune autre attache sur le territoire français, n'est pas dépourvu d'attaches au Nigéria où résident ses parents, ses trois frères et ses trois sœurs. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. De même, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations doit, eu égard à ce qui précède, être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur de fait s'agissant de la situation conjugale du requérant, en ce qu'il ne serait pas célibataire, doit être écarté.

10. En troisième lieu, M. B soutient que l'arrêté litigieux est entaché d'une erreur de fait dès lors que le préfet lui aurait opposé, à tort, la circonstance qu'il a attendu que l'arrêté de transfert vers l'Italie édicté dans le cadre de sa procédure d'asile ne lui soit plus opposable pour solliciter l'asile en France. Ainsi que le reconnaît d'ailleurs le préfet qui sollicite la neutralisation de ce motif, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait été déclaré en fuite dans le cadre de sa procédure de transfert. Dès lors, le préfet ne pouvait lui opposer un tel motif. Toutefois, il résulte de l'instruction que le premier motif de la décision attaquée, tiré de ce que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge dont le défaut ne devrait pas entrainer pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, justifie à lui seul la décision de refus de titre litigieuse, de sorte que l'erreur de fait commise par le préfet est sans incidence sur la légalité de cette décision.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale ne peut, dès lors, qu'être écarté.

12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 du présent jugement et eu égard à la durée et aux conditions de séjour de M. B, ainsi qu'aux effets d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Loire-Atlantique, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été prise cette décision et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les moyens tirés de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations ainsi que celui tiré de l'erreur de fait au regard de sa situation conjugale doivent être écartés pour les mêmes motifs.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

13. Ainsi qu'il a été précédemment dit, l'illégalité de la décision ayant rejeté la demande de titre de séjour de M. B n'est pas établie. Le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait dépourvue de base légale ne peut, dès lors, qu'être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Lachaux.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente,

Mme Milin, première conseillère,

M. Cordrie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.

La présidente-rapporteure,

V. GOURMELON

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MILIN

La greffière,

S. LEGEAY

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

ac

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