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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2307512

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2307512

mercredi 24 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2307512
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantLAPLANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mai 2023, Mme B A, représentée par Me Laplane, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a retiré son titre de séjour, fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

Sur la décision portant retrait de son titre de séjour :

- la compétence de son signataire n'est pas démontrée ;

- sa motivation est insuffisante ; elle ne précise pas à quelle date sa communauté de vie avec son partenaire a cessé, ni les raisons pour lesquelles son titre de séjour lui a été retiré ; le préfet n'a eu de cesse de chercher des motifs pour l'éloigner en dépit de son intégration ;

- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il ne précise pas la date de la fin de sa communauté de vie avec son partenaire et n'en fournit aucune preuve ; elle réside sur le territoire français depuis plus de quatre ans et y a tissé de nombreux liens professionnels et amicaux ; elle poursuit des études supérieures de façon assidue ; les revenus qu'elle a perçus avant de disposer d'une autorisation de travail ne pouvaient être conséquents ; elle parle le français couramment, adhère aux valeurs de la République et justifie de sa parfaite insertion ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le compte-rendu de l'enquête réalisée par la police aux frontières ; en diligentant cette enquête le 21 octobre 2022, le préfet a passé outre l'injonction prononcée par le tribunal dans son jugement du 22 septembre 2022, alors même qu'il n'a pas interjeté appel de ce jugement ; le retrait de son titre de séjour caractérise un détournement de procédure et ne correspond pas à sa situation ; en lui délivrant un titre de séjour après avoir reçu le retour de l'enquête de la police aux frontières, le préfet a implicitement renoncé à lui retirer ce titre sur le fondement de cette enquête ; le préfet n'a pas respecté l'esprit de l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que la communauté de vie avait cessé pendant la période de validité de son titre de séjour ;

- le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen ; il lui adressé un formulaire destiné aux demandeurs de titre de séjour alors qu'elle était déjà en possession d'un tel titre ; dès lors, elle n'a pas été mise en mesure de formuler ses observations sur un éventuel retrait de titre ; le préfet a visé à tort l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lieu et place de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- sa motivation est insuffisante ;

- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, commis une erreur manifeste d'appréciation et entaché sa décision d'un défaut d'examen.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er juin 2023.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 mars 2024:

- le rapport de M. Martin, président-rapporteur ;

- les observations de Me Laplane, avocat de Mme A, ainsi que les explications de cette dernière.

Un note en délibéré, enregistrée le 14 mars 2024, a été présentée par Mme A et n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante tunisienne née le 26 avril 1992, est entrée en France le 4 octobre 2018, munie d'un visa de court séjour. La demande d'asile qu'elle a présentée a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 25 novembre 2019 et une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 18 mars 2021. Parallèlement à sa demande d'asile, par une lettre du 17 décembre 2019, l'intéressée avait sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", au titre des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'admission exceptionnelle au séjour, en se prévalant de la qualité d'étrangère pacsée avec un ressortissant français. Mme A avait en effet conclu, le 27 novembre 2019, un pacte civil de solidarité avec un ressortissant français. Par un arrêté du 23 septembre 2021, le préfet a rejeté sa demande, assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et fixé le pays de destination. Par un jugement du 20 septembre 2022, le tribunal a annulé cet arrêté au motif que le refus de séjour opposé à Mme A s'analysait comme le retrait illégal d'une décision créatrice de droit. Le préfet avait en effet écrit, le 28 avril 2021, à l'intéressée : " J'ai décidé, sous réserve de la présentation des originaux de vos documents, de vous délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 ". Or, les pièces originales demandées avaient bien été produites par Mme A. Par ce jugement, le tribunal a, en outre, enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. Le préfet a délivré cette carte, valable du 10 novembre 2022 au 9 novembre 2023. Toutefois, par un courrier du 22 décembre 2022, le préfet a informé Mme A de son intention de lui retirer ce titre de séjour et l'a invitée à lui faire part de ses observations sous quinzaine. Des observations ont été présentées, le 5 janvier 2023, par le conseil de Mme A. Le préfet a ensuite demandé à cette dernière de renseigner un formulaire " examen de situation " puis, par un arrêté du 28 avril 2023, il a retiré la carte de séjour temporaire de Mme A, en se fondant sur les articles L. 432-5 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assorti ce retrait d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et désigné la Tunisie comme pays de renvoi. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué :

2. L'arrêté attaqué du 28 avril 2023 a été signé par M. E C, directeur adjoint des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par arrêté du 30 janvier 2023 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet lui a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer notamment les décisions portant retrait de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du délai de retour volontaire et désignation du pays de renvoi. Il n'est ni soutenu ni d'ailleurs allégué que Mme D n'était pas effectivement absente ou empêchée à la date de l'arrêté attaqué. Ainsi le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué du 28 avril 2023 manque en fait.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant retrait de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations, la carte de séjour peut lui être retirée par une décision motivée. La décision de retrait ne peut intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. / () ".

4. L'arrêté attaqué, en tant qu'il porte retrait de titre de séjour, vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retrace le parcours de Mme A depuis son arrivée sur le territoire français et mentionne de façon suffisamment détaillée les motifs pour lesquels le préfet de la Loire-Atlantique a estimé que Mme A ne remplissait plus les conditions exigées par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance de la carte de séjour temporaire dont elle était titulaire. Dès lors et quelle que soit la pertinence de ces motifs, la décision attaquée portant retrait de titre de séjour doit être regardée comme suffisamment motivée.

5. En deuxième lieu, comme il a été énoncé au point 1, Mme A, entrée en France le 4 octobre 2018, s'est vu refuser, par un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 23 septembre 2021, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Le tribunal ayant, par un jugement du 20 septembre 2022, annulé cet arrêté et enjoint au préfet de délivrer à Mme A ledit titre de séjour, le préfet a procédé à cette délivrance. Mme A s'était prévalue, dans sa demande de titre de séjour, de sa relation avec un ressortissant français avec lequel elle s'était pacsée le 27 novembre 2019. Le couple était domicilié à Nantes. Toutefois, une enquête de police conduite le 28 novembre 2022 à ce domicile, à la demande du préfet, a révélé que Mme A résidait à Saumur pour ses études et que son partenaire vivait maritalement depuis le 1er septembre 2022 avec une autre personne à Montebourg, dans le département de la Manche. Cette rupture de la relation entre la requérante et son partenaire, suffisamment établie par le compte-rendu de l'enquête de police versée au dossier, n'est pas sérieusement contestée par Mme A. Celle-ci soutient que le préfet aurait fait preuve de mauvaise foi et commis un détournement de procédure en diligentant une enquête de police sur sa situation maritale, avant même de lui délivrer sa carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". Toutefois, comme il a été précédemment exposé, le préfet était tenu, par l'injonction du tribunal, de délivrer cette carte de séjour temporaire à l'intéressée. La double circonstance qu'il n'a pas fait appel du jugement du tribunal du 20 septembre 2022 et qu'il a exécuté l'injonction ne faisait pas obstacle à ce qu'il diligente, parallèlement, une enquête de police destinée à vérifier la réalité de la communauté de vie entre Mme A et son partenaire. Elle ne lui interdisait pas non plus de se fonder sur les résultats de cette enquête pour engager une procédure de retrait de son titre de séjour impliquant de respecter la règle du contradictoire. La requérante soutient que la décision de retrait litigieuse procède d'une inexacte application de l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la rupture de sa vie commune avec son ancien partenaire était intervenue avant même que ne lui soit délivrée sa carte de séjour temporaire. Toutefois, cet article s'applique aux étrangers conjoints de Français et non à ceux liés avec un Français par un pacte civil de solidarité. Mme A ne peut, dès lors, utilement invoquer son inexacte application. Si le préfet a cité, dans les motifs de l'arrêté attaqué, l'article L. 435-2 et l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision de retrait opposée à la requérante doit être regardée comme fondée sur le seul article L. 435-2, cité au point 3, dont la méconnaissance n'est pas invoquée. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le retrait du titre de séjour délivré à Mme A aurait été opéré pour un motif autre que le constat que l'intéressée avait cessé de remplir les conditions exigées par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

7. Mme A fait valoir qu'elle a tissé de nombreux liens sur le territoire français où elle suit des études supérieures et s'est engagée dans des activités associatives. Il ressort des pièces du dossier que la requérante, après avoir obtenu une licence de sciences humaines et sociales, mention sciences sociales, parcours type tourisme sportif, équestre et d'aventure, au titre de l'année universitaire 2020/2021, était inscrite, au titre de l'année 2022-2023, en master 1 tourisme sportif et d'aventure à l'Université d'Angers. Si elle a obtenu son master 1, s'est inscrite, au titre de l'année 2023-2024, en master 2 et se trouve empêchée, par le retrait de son titre de séjour, de suivre le stage qui lui permettrait de valider les bons résultats qu'elle a obtenus au titre de cette année, ces circonstances sont postérieures à l'arrêté attaqué et, par suite, sans incidence sur la légalité de celui-ci, laquelle s'apprécie à la date à laquelle cet arrêté a été pris. Il ressort également des pièces du dossier que Mme A s'est engagée depuis le 14 février 2019 en tant que bénévole au sein de la halte répit-détente Alzheimer de la Croix Rouge à Nantes, qu'elle a noué les liens forts avec d'autres bénévoles, notamment un couple de personnes âgées, et qu'elle s'est également investie en tant que bénévole dans l'organisation d'un festival à Couëron. Toutefois, pour méritoires que soient cette poursuite d'études supérieures et ces engagements associatifs, ils ne suffisent pas à établir, alors que Mme A ne justifiait, à la date de l'arrêté attaqué, d'aucun lien familial intense et stable sur le territoire français et qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches sur le territoire tunisien où elle a résidé jusqu'à l'âge de 26 ans, que le préfet de la Loire-Atlantique, en lui retirant son titre de séjour, aurait méconnu les stipulations citées au point 6.

8. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être mentionnés au point précédent, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en procédant au retrait litigieux du titre de séjour. La circonstance qu'il a mentionné dans les motifs de l'arrêté attaqué, à propos de la procédure contradictoire préalable au retrait du titre de séjour, l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lieu et place de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration est sans incidence sur la légalité de la décision de retrait, ladite procédure ayant, en tout état de cause, été régulièrement mise en œuvre. Enfin, le fait qu'au cours de cette procédure contradictoire, le préfet a invité Mme A à renseigner un formulaire intitulé " Examen de situation afin d'examiner le bien-fondé de votre demande de titre de séjour ", alors que l'intéressée était encore munie de sa carte de séjour temporaire, ne saurait suffire à établir que le préfet n'aurait pas procédé à un examen approfondi de la situation de la requérante.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision retirant le titre de séjour délivré à Mme A est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de l'intéressée, laquelle est fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 dudit code, doit être écarté.

10. En second lieu, pour les mêmes raisons que celles mentionnées aux points 7 et 8, les moyens tirés de ce que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, commis une erreur manifeste d'appréciation et entaché sa décision d'un défaut d'examen doivent être écartés.

11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 28 avril 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

12. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.

13. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée par la requérante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.

D É C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Antoine Laplane.

Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Luc Martin, président,

M. David Labouysse, premier conseiller,

Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2024.

Le président-rapporteur,

L. MARTINL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

D. LABOUYSSE

La greffière,

V. MALINGRE

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

V. Malingre

N°230751

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