vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2307615 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mai 2023, M. A B, représenté par Me Boezec, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 avril 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne lui a pas été adressé ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 6, paragraphe 7 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 6, paragraphe 5 de l'accord franco-algérien et des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que l'avis du collège des médecins de l'OFII ne lui a pas été adressé ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que l'avis du collège des médecins de l'OFII ne lui a pas été adressé ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Allio-Rousseau, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Boezec, avocat de M. B.
Une note en délibéré, présentée pour M. B, a été enregistrée le 11 décembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 19 janvier 1977, est entré régulièrement en France le 7 août 2016 sous couvert d'un visa de court séjour. Sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par une décision du 12 mars 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un certificat de résidence algérien en raison de son état de santé. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 27 avril 2023 du préfet de la Loire-Atlantique portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays d'éloignement de la mesure de reconduite. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les moyens communs aux trois décisions :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué été signé par Mme C D, cheffe du bureau du séjour à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique le même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à cette dernière à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour assorties de décisions, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi en cas d'absence ou d'empêchement simultané de la directrice des migrations et de l'intégration et de son adjoint. Il n'est pas établi que la directrice des migrations et de l'intégration et son adjoint n'étaient ni absents ni empêchés. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de cette signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait pour lesquelles son auteur a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B et cette décision est, par suite, régulièrement motivée. En conséquence et conformément aux dispositions du second alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il en va de même de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Cet arrêté, après avoir visé notamment l'article L. 721-3 de ce code, constate que M. B est ressortissant algérien et qu'il lui est fait obligation de quitter le territoire français, ce dont résulte que la décision fixant le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue du délai de départ volontaire est, de ce seul fait, régulièrement motivée. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant avant l'édiction des décisions attaquées.
4. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de la Loire-Atlantique n'était pas tenu de joindre à son arrêté l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ".
6. Il résulte de ces stipulations que, lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le certificat de résidence sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause en Algérie et si ce dernier y a effectivement accès. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un certificat de résidence. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. Au cas particulier, il ressort des pièces du dossier que M. B souffre d'un cancer cérébral, qui a donné lieu à l'apparition d'une lésion cérébrale intraparenchymateuse pariétale gauche qui a fait l'objet d'une exérèse complète en mai 2021, et à raison duquel il a suivi des séances de radiothérapie et de chimiothérapie qui se sont achevées le 7 mars 2022. Pour refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet de la Loire-Atlantique s'est notamment fondé sur l'avis du 16 novembre 2022 du collège des médecins de l'OFII qui a estimé que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, y bénéficier effectivement d'un traitement médical approprié.
8. D'une part, si le préfet de la Loire-Atlantique a fait sien le sens de l'avis rendu le 16 novembre 2022 par le collège de médecins de l'OFII, dont il s'approprie les termes, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée qu'il se serait pour autant estimé en situation de compétence liée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du certificat médical produit par le requérant et établi par un médecin oncologue de l'institut de cancérologie de l'Ouest au sein duquel il est suivi, qu'il a été constaté dès le mois de décembre 2022 une absence de poursuite évolutive de la maladie et que son état de santé nécessite de continuer un traitement médicamenteux et une surveillance régulière. Si M. B s'appuie sur le certificat médical établi le 17 mai 2023 par un neuro-chirurgien établi à Marseille, aux termes duquel les médicaments prescrits ne sont pas disponibles en Algérie en raison d'un manque de ressources médicales et technologiques, ni ce certificat, ni les documents généraux relatifs au système de santé algérien, ne permettent d'établir que, contrairement à ce que fait valoir le préfet de la Loire-Atlantique en s'appuyant notamment sur la liste des médicaments essentiels disponibles en Algérie établie en 2021 et sur le dictionnaire médical Vidal, que le Solupred, le Doliprane ou le Kepra ne pourraient lui être délivrés dans ce pays, et que son suivi en neurochirurgie et en oncologie médicale ne pourrait y être assuré. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant serait personnellement dans l'impossibilité d'accéder de façon effective à un traitement approprié dans son pays d'origine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. Enfin, la circonstance que M. B a accepté de participer à une étude clinique le 29 septembre 2021 ne permet pas d'établir qu'il serait privé d'un accès effectif aux traitements appropriés à sa maladie en Algérie.
10. Par suite, c'est à tort que le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de droit et d'appréciation au regard des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 en refusant de lui délivrer un certificat de résidence algérien.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier l'ancienneté, la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. Si M. B invoque l'atteinte portée à son droit à une vie privée et familiale normale, notamment en raison de la présence en France de son frère, il ne justifie d'aucune autre attache privée et particulière en France. S'il se prévaut de l'ancienneté de sa présence en France, il ressort toutefois des pièces du dossier que bien qu'étant présent sur le territoire français depuis le 7 août 2016, son séjour s'y est effectué de façon irrégulière, ce dernier s'étant maintenu irrégulièrement après l'expiration de son visa de court séjour, puis le rejet de sa demande d'asile accompagné d'une mesure d'éloignement. Le requérant ne justifie pas non plus d'une insertion professionnelle particulière. Par ailleurs, s'il invoque le suivi médical régulier dont il bénéficie en France et qui est établi par les pièces du dossier, il n'établit pas qu'il ne pourrait bénéficier en Algérie du suivi nécessité par sa pathologie. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en rejetant la demande de titre de séjour de M. B, le préfet aurait porté à son droit à une vie privée et familiale normale une atteinte excessive et aurait donc méconnu les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Bien que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prévoie pas des modalités d'admission exceptionnelle au séjour semblables à celles prévues par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que le préfet puisse délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit, en faisant usage de son pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
14. Eu égard à ce qui a été dit au point 12, les éléments relatifs à la situation personnelle et professionnelle et à la durée de séjour en France de M. B ne permettent pas de considérer que le préfet, qui dispose en la matière d'un large pouvoir d'appréciation, aurait commis une erreur manifeste dans son appréciation de la situation de l'intéressé en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. Compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus quant à la légalité du refus de titre de séjour, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
16. L'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions, que le requérant invoque à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Benoist, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
La présidente-rapporteure,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
E. HAUBOIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026