LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2308199

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2308199

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2308199
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CARADEUX CONSULTANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 9 et 20 juin 2023, le syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins " représenté par son syndic en exercice et agissant en la personne de son représentant légal, Mme L D, M. B J, Mme C K, M. A E, M. H I et Mme F G, représentés par Me Diversay, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° PC 44154 22 E1146 du 15 février 2023 par lequel le maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) a délivré à la commune de Saint-Brévin-les-Pins un permis de construire en vue de la réalisation d'un centre multidisciplinaire de santé sur un terrain situé 4 rue de la Résistance à Saint-Brévin-les-Pins ainsi que de la décision du 14 juin 2023 rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Brévin-les-Pins la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable dès lors qu'un recours en annulation a été formé contre la décision litigieuse et que leur demande est présentée dans le délai fixé à l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme ; l'introduction d'un recours gracieux, correctement notifié, a permis d'interrompre le délai de recours contentieux et que la requête en annulation a été notifiée au maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins ; les membres du syndicat de copropriété ont la qualité de voisins immédiats du projet, qui porte atteinte aux conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur bien immobilier ; d'une part, que le projet en cause implique la suppression d'aires de stationnement permettant actuellement aux résidents, notamment ceux dont la mobilité est réduite, de se garer à proximité de leur logement et ne prévoit par ailleurs que treize emplacements de stationnement, lesquels sont manifestement insuffisants dans la mesure où le projet de centre multidisciplinaire de santé comprend huit cabinets médicaux et aura vocation à accueillir de très nombreux patients, qui devront stationner à proximité immédiate ; d'autre part, l'acte authentique des 16 et 25 août 1969 portant sur la parcelle concernée prévoit que le terrain d'assiette du projet de construction autorisé par l'arrêté du 15 février 2023, fonds servant, est grevé d'un droit de regard et de prospect au bénéfice du terrain supportant la Résidence Les Pins, fonds

dominant, le projet litigieux méconnaissant gravement ces servitudes ;

- la condition d'urgence est présumée en application des dispositions de l'article

L. 600-3 du code de l'urbanisme, alors qu'aucun mémoire en défense n'a encore été produit dans le cadre du recours au fond, introduit le 7 avril 2023 et qu'au surplus, la commune de Saint-Brévin-les-Pins a démarré les travaux autorisés par le permis contesté ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

* le dossier de demande de permis de construire est incomplet, au sens des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, dès lors que la note descriptive est particulièrement succincte sur l'état initial du terrain et ses abords, sur les partis architecturaux retenus pour l'insertion du projet dans son environnement et qu'elle ne fait pas mention des places de stationnement existantes en indiquant au contraire que des places seront réalisées ;

* elle méconnaît les dispositions de l'article UA1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet de maison médicale est incompatible avec la tranquillité, avec la sécurité publique ou avec la bonne tenue d'un quartier d'habitations en ce qu'il implique une augmentation sensible du trafic automobile et des besoins en matière de stationnement ;

* elle méconnaît les dispositions de l'article UA12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le nombre de places de stationnement prévu, de 13 emplacements, est manifestement insuffisant au regard des prévisions d'effectifs figurant dans la notice d'insertion, de 64 personnes, et de l'existence d'habitations dans ce secteur ; en outre, la requalification du boulevard situé à proximité conduira à la suppression de places de stationnement, qui deviendra particulièrement difficile dans le secteur, de sorte qu'il est évident que le projet devait prévoir un nombre de places plus conséquent ;

* elle méconnaît les dispositions de l'article 1.2.1 du règlement du site patrimonial remarquable dès lors que le projet se situe à proximité d'éléments identifiés à ce titre et que les partis architecturaux retenus ne sont manifestement pas compatibles avec son environnement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2023, la commune de Saint-Brévin-les-Pins, représentée par Me Caradeux, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants la somme de 3 000 euros.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la signataire de la décision litigieuse avait reçu délégation pour ce faire ;

- la notice descriptive répond aux exigences du code de l'urbanisme et est donc parfaitement suffisante et, à supposer que des places de stationnement aient vocation à être supprimées sur le terrain d'assiette du projet - ce qui n'est pas le cas - cela n'aurait en tout état de cause pas dû être précisé dans le projet architectural, dont le contenu est déterminé par les dispositions de l'article R.431-8 du code de l'urbanisme et qui doit seulement comporter des indications sur l'organisation et l'aménagement des accès aux aires de stationnement ;

- le projet de maison de santé n'est pas de nature à générer des problématiques de stationnement le rendant incompatible avec un quartier d'habitation et il s'agit d'un un projet de service public ou d'intérêt collectif ;

- aucun nombre de places de stationnement précis n'est imposé par l'article UA 12 du règlement du plan local d'urbanisme en dehors des constructions à usage de logement et des dispositions prévoient quoi qu'il en soit deux dérogations que sont, d'une part, la justification de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement à proximité et, d'autre part, le paiement d'une participation en vue de la réalisation de parcs publics de stationnement ; les personnels et patients ont vocation à se rendre à la maison de santé à différents horaires, en fonction des horaires de travail pour le personnel et des créneaux de rendez-vous pour les patients et l'activité se déroulera essentiellement en journée, de sorte que le stationnement sera libéré pour la soirée et la nuit ; l'un des buts poursuivis par le projet est une implantation en centre-ville, afin de faciliter l'accès à la maison de santé par des moyens autres que la voiture ;

- le document graphique du règlement du site patrimoine remarquable de Saint-Brévin-les-Pins fait apparaître que la parcelle d'assiette du projet ne bénéficie d'aucune protection particulière, et que les immeubles voisins ne présentent pas d'intérêt particulier.

Vu :

- les pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 7 juin 2023 sous le numéro 2308115, par laquelle le syndicat des copropriétaires de la " Résidence les Pins ", Mme D, M. J, Mme K, M. E, M. I et Mme G, demandent l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Le Barbier, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 juin 2023 à 14 heures 30 :

- le rapport de Mme Le Barbier, juge des référés,

- les observations de Me Halgand, substitutant Me Diversay, représentant le syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins ", Mme D, M. J, Mme K, M. E, M. I et Mme G ;

- et les observations de Me Dubos, substituant Me Caradeux, représentant de la commune de Saint-Brévin-les-Pins.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

La commune de Saint-Brévin-les-Pins a produit le 27 juin 2023 une note en délibéré, qui a été communiquée, par laquelle elle conclut aux mêmes fins que la requête et soutient en outre, d'une part, qu'elle a fait réaliser une étude de trafic et de stationnement sur l'ensemble du centre-ville, qui, en dépit de difficultés ponctuelles liées à un phénomène dit de " voitures-ventouses ", ne fait pas apparaître d'insuffisance du nombre de places de stationnement en voirie au regard des besoins et, d'autre part, que le dimensionnement du parc de stationnement de la maison de santé a été déterminé en tenant compte des horaires des praticiens de santé et du règlement intérieur de la structure, qui réservera les places de stationnement à la patientèle, un précédent communal de centre de santé n'ayant pas révélé de besoins importants de stationnement.

Par une ordonnance du 27 juin 2023, l'instruction a été réouverte et une nouvelle clôture a été fixée au 5 juillet 2023 à 12 heures.

Considérant ce qui suit :

1. Le syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins " ainsi que Mme D, M. J, Mme K, M. E, M. I et Mme G, ont, par un recours gracieux en date du 14 avril 2023, contesté l'arrêté n° PC 44154 22 E1146 du 15 février 2023 par lequel le maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins a délivré un permis de construire en vue de la réalisation d'un centre multidisciplinaire de santé sur un terrain situé 4 rue de la Résistance à Saint-Brévin-les-Pins. Par la présente requête, ils demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution, d'une part, de l'arrêté n° PC 44154 22 E1146 du 15 février 2023 et, d'autre part, de la décision du 14 juin 2023 rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Aucun des moyens soulevés par les requérants, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions litigieuses.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'apprécier la condition d'urgence, que les conclusions à fin de suspension présentées par le syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins " ainsi que Mme D, M. J, Mme K, M. E, M. I et Mme G, doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

5. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge solidaire de la commune de Saint-Brévinles-Pins, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

6. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins ", de Mme D, de M. J, de Mme K, de M. E, de M. I et de Mme G, la somme que demande la commune de Saint-Brévin-les-Pins au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins ", de Mme D, de M. J, de Mme K, de M. E, de M. I et de Mme G est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Brévin-les-Pins sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de la " Résidence les pins ", à Mme D, à M. J, à Mme K, à M. E, à M. I et à Mme G, ainsi qu'à la commune de Saint-Brévin-les-Pins.

Fait à Nantes, le 10 juillet 2023.

La juge des référés,

M. Le Barbier

Le greffier,

J-F. MerceronLa République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions