jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2308492 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CAYOL CAHEN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une protestation, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 14 juin 2023, 1er août 2023 et 18 octobre 2023, M. A F et Mme G I demandent au tribunal d'annuler les élections au conseil départemental de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes de Vendée qui ont eu lieu le 8 juin 2023 et de déclarer inéligibles les binômes composés de Mme B C et M. M D ainsi que de Mme B O et M. K L.
Ils soutiennent que les dispositions de l'article 19 du règlement électoral ont été méconnues dès lors qu'un message adressé par un responsable syndical a incité les électeurs, le 31 mai 2023, à voter pour les binômes composés de Mme C et M. D ainsi que de Mme O et M. L.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le conseil départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de la Vendée, représenté par Me Cayol et par Me Lor, s'en remet à la sagesse du tribunal.
Il soutient que si le message doit être regardé comme contenant un élément de propagande électorale, la capture d'écran transmise ne saurait constituer une preuve suffisante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2023, Mme B C conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la capture d'écran transmise ne saurait constituer une preuve suffisante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2023, M. M D conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la capture d'écran transmise ne saurait constituer une preuve suffisante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2023, Mme B O conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la capture d'écran transmise ne saurait constituer une preuve suffisante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2023, M. K L conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la capture d'écran transmise ne saurait constituer une preuve suffisante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le règlement électoral de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huet,
- les conclusions de Mme Diniz, rapporteure publique,
- les observations de M. F et de Mme I,
- les observations de M. D,
- et les observations de Me Lor, représentant le conseil départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de la Vendée.
Considérant ce qui suit :
1. A l'issue du scrutin organisé le 8 juin 2023 en vue de la désignation des membres du conseil départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de la Vendée, le binôme composé de Mme E J et de M. N H a recueilli 97 voix, soit 51,32 % des suffrages exprimés, le binôme composé de Mme B C et de M. M D a recueilli 80 voix, soit 42,33 % des suffrages exprimés, le binôme composé de Mme G I et M. A F a recueilli 77 voix, soit 40,74 % des suffrages exprimés, et le binôme composé de Mme B O et de M. K L a recueilli 73 voix, soit 38,62 % des suffrages exprimés. Mme I et M. F, candidats, demandent l'annulation des opérations électorales ainsi que l'inéligibilité des binômes composés de Mme C et M. D et de Mme O et M. L.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 4321-34 du code de la santé publique : " Les conseils de l'ordre sont élus pour six ans au suffrage direct par scrutin binominal majoritaire à un tour et renouvelé par moitié tous les trois ans. Chaque binôme est composé de candidats de sexe différent. () ". Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 4321-18-5 du même code : " Un règlement électoral établi par le Conseil national de l'ordre fixe les modalités des élections aux conseils et aux chambres disciplinaires ".
3. Aux termes de l'article 19 du règlement électoral de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes : " Pendant les quinze jours précédant la date de l'élection, aucune campagne de promotion des réalisations ou de la gestion d'un conseil, quel qu'en soit le support, ne peut être organisée sur le territoire du conseil intéressé par le scrutin. / Il est également interdit durant cette période de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication, y compris par voie électronique, aux électeurs tout message ayant le caractère de propagande électorale. Il est également interdit de procéder, par un système automatisé ou non, à l'appel téléphonique en série des électeurs afin de les inciter à voter pour un binôme de candidats. / Sont autorisées durant cette période, les communications publiques ponctuelles à visée strictement informative dès lors qu'elles sont directement liées à l'exercice d'une mission ordinale ".
4. Les requérants font valoir que des messages ayant le caractère de propagande électorale ont été adressés le 31 mai 2023 " par un responsable syndical à des adhérents de la Vendée ". A l'appui de leur grief, ils produisent une capture d'écran d'un message favorable aux binômes composés de Mme C et M. D ainsi que de Mme O et M. L adressé le 31 mai 2023 par " Christian " à " Pierre ". Toutefois, la capture d'écran retraçant le SMS n'est pas probante en ce qui concerne les identités de l'émetteur et du destinataire et de la date d'écriture. Les requérants ne fournissent par ailleurs aucune précision sur l'ampleur de la diffusion de ce message. Par suite, en l'absence d'élément probant permettant d'établir la réalité et l'ampleur de la propagande, le grief soulevé doit être écarté et la protestation rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La protestation de Mme I et M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, à Mme G I, au conseil départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de la Vendée, à Mme B O, à M. K L, à Mme B C, à M. M D, à Mme E J et à M. N H.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Giraud, président,
Mme Beyls, conseillère,
M. Huet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
Le rapporteur,
F. HUET
Le président,
T. GIRAUD
Le greffier,
G. VIEL
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026