jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2309313 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | BOURGEOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 juin 2023 et 11 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Bourgeois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
s'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît le 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés concernant l'illégalité externe du refus de séjour ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés concernant l'illégalité interne du refus de séjour.
s'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- il sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés concernant l'illégalité externe du refus de séjour ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention d'application de l'Accord de Schengen du 14 juin 1985, signée à Schengen le 19 juin 1990 ;
- le règlement (CE) n° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 ;
- le règlement (UE) n° 610/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Rombout, substituant Me Bourgeois, représentant M. B, en présence de celui-ci.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né en 1977, déclare être entré en France le 22 novembre 2018, sous couvert d'un visa de court séjour à entrées multiples, valable du 15 novembre au 14 décembre 2018, délivré par les autorités espagnoles. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles, en qualité de conjoint de ressortissante française. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 16 septembre 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée, de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas procédé à un examen réel et complet de la situation de M. B. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen dont serait entachée la décision litigieuse doit être écarté.
4. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit :/ () 2. Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français () ". Il résulte de ces stipulations que la justification de l'entrée régulière sur le territoire français constitue l'une des conditions pour pouvoir prétendre de plein droit à la délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité de conjoint de français.
5. D'autre part, aux termes de l'article 22 de la convention d'application de l'accord Schengen du 19 juin 1990 : " I - Les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'une des parties contractantes sont tenus de se déclarer, dans les conditions fixées par chaque partie contractante, aux autorités compétentes de la partie contractante sur le territoire de laquelle ils pénètrent. "
6. Les articles R. 621-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient que la déclaration obligatoire mentionnée à l'article 22 de la convention de Schengen est souscrite à l'entrée sur le territoire métropolitain par l'étranger non ressortissant d'un État membre de l'Union européenne et qui est en provenance directe d'un État partie à la convention d'application de l'accord de Schengen. Selon l'article R. 621-2 du même code, la déclaration est souscrite auprès des services de la police nationale ou, en l'absence de tels services, des services des douanes ou des unités de la gendarmerie nationale contre remise d'un récépissé. Sont toutefois dispensés de cette formalité, en vertu de l'article R. 621-4 du même code, les étrangers qui ne sont pas astreints à l'obligation de visa pour un séjour d'une durée inférieure à trois mois et ceux qui sont titulaires d'un titre de séjour en cours de validité, d'une durée supérieure ou égale à un an, délivré par un État partie à la convention d'application de l'accord de Schengen. De plus, lorsqu'un étranger entre ou séjourne sur le territoire métropolitain sans souscrire à la formalité de déclaration s'il y est astreint, il peut, en vertu des dispositions de l'article L. 621-3 du même code, être remis aux autorités compétentes de l'État membre qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire ou dont il provient directement.
7. Il résulte de la décision n° 91-294 DC du 25 juillet 1991 du Conseil constitutionnel que la souscription de la déclaration prévue par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen et dont l'obligation figure à l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est une condition de la régularité de l'entrée en France de l'étranger soumis à l'obligation de visa et en provenance directe d'un État partie à cette convention qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire.
8. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour refuser de délivrer à M. B un certificat de résidence en qualité de conjoint d'une ressortissante française, le préfet de la Loire-Atlantique s'est notamment fondé sur la circonstance que le requérant ne justifiait pas de son entrée régulière en France. Si l'intéressé produit le visa délivré par les autorités consulaires espagnoles, valable du 15 novembre au 14 décembre 2018, l'autorisant à entrer en Espagne, le cachet attestant de son entrée sur l'espace Schengen via l'Espagne ainsi qu'un billet de bus reliant Barcelone à Paris les 21 et 22 novembre 2018, il ne conteste toutefois pas ne pas avoir souscrit à la déclaration prévue à l'article R. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lors de son entrée sur le territoire national, conditionnant le caractère régulier de cette entrée, ni qu'il aurait sollicité des autorités des informations relatives aux formalités d'entrée sur le territoire national. Dans ces conditions, le préfet de la Loire-Atlantique était fondé, pour ce motif, à refuser de lui délivrer un certificat de résidence en qualité de conjoint de ressortissante française. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du point 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.
9. En quatrième et dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. M. B est entré en France le 22 novembre 2018. Il y réside donc depuis trois ans et huit mois à la date de la décision attaquée. Il se prévaut de sa relation conjugale avec une ressortissante française, avec laquelle il s'est marié le 13 novembre 2021 à Nantes, et du lien privilégié qu'il a noué avec la fille de cette dernière. Il produit plusieurs documents à leurs deux noms, à la même adresse, notamment une facture d'énergie en date de juin 2022, une attestation de paiement par la caisse d'allocations familiales datant de septembre 2022, une attestation d'hébergement du requérant par son épouse en date de septembre 2022, ainsi qu'une attestation d'assurance habitation datée de septembre 2022. Toutefois, si ces éléments permettent d'établir que l'intéressé vit avec son épouse depuis le mois de juin 2022, cette relation et la vie commune qui en résulte sont récentes à la date à laquelle la décision attaquée a été prise. Par ailleurs, il ne démontre pas avoir tissé en France des liens suffisamment anciens, stables et intenses, ni être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 41 ans. En outre, s'il produit une promesse d'embauche pour un contrat de travail à durée déterminée en qualité de technicien d'installation de fibre optique, cet élément ne suffit pas à établir qu'il bénéficierait d'une situation professionnelle stable et durable. Par ailleurs, et même si plusieurs attestations établissent que le requérant prend une part active à l'éducation de la fille de son épouse, aucune circonstance particulière ne justifie que le couple ne puisse vivre temporairement séparé, M. B pouvant solliciter un visa de long séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française auprès des autorités consulaires françaises dans son pays d'origine, en vue de rejoindre ensuite son épouse et la fille de cette dernière. Dans ces circonstances, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B et méconnaîtrait ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, en indiquant qu'il sollicite " le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de l'illégalité externe du refus de séjour ", M. B n'assortit pas sa critique de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui constitue une décision distincte, de précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.
12. En deuxième lieu, le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant refus de délivrance de titre de séjour. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision obligeant M. B à quitter le territoire français serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de ce refus de séjour doit être écarté.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 10, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant obligation de quitter le territoire sur sa situation personnelle.
14. En quatrième et dernier lieu, en indiquant qu'il sollicite " le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de l'illégalité interne du refus de séjour ", M. B n'assortit pas sa critique de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui constitue une décision distincte, de précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée, de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
16. En deuxième lieu, en indiquant qu'il sollicite " le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de l'illégalité externe du refus de séjour ", M. B n'assortit pas sa critique de la légalité de la décision fixant le pays de destination, qui constitue une décision distincte, de précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.
17. En troisième et dernier lieu, le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant refus de délivrance de titre de séjour. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays à destination duquel M. B est susceptible d'être reconduit serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette décision doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Loïc Bourgeois.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
V. GOURMELONL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MILIN
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026