vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2309671 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | BREVAN |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309671 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, Mme N épouse J et M. E J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à Mme N un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
II. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309672 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, Mme N épouse J et M. E J, agissant au nom de l'enfant Sana Gul J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à l'enfant Sana Gul J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
III. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309679 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, Mme N épouse J et M. E J, agissant au nom de l'enfant Asma Gul J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à l'enfant Asma Gul J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
IV. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309685 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, Mme N épouse J et M. E J, agissant au nom de l'enfant Saba Gul J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à l'enfant Saba Gul J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
V. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309698 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, M. E J, agissant au nom de l'enfant G J, représenté par Me Brévan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à l'enfant G J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
VI. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309699 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, M. E J, agissant au nom de l'enfant D J, représenté par Me Brévan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à l'enfant D J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
VII. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309701 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, M. O J et M. E J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à M. O J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
VIII. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309703 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, M. L J et M. E J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à M. L J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
IX. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309705 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, Mme C J et M. E J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à Mme C J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
X. Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023 sous le numéro 2309707 et un mémoire en réplique enregistré le 4 janvier 2024, M. K J et M. E J, représentés par Me Brévan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 22 mars 2023, contre la décision de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à M. K J un visa de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision de refus de visa du 13 février 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'ambassade de France à Téhéran de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou défaut de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire est entachée d'un vice d'incompétence ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la demande de visa ;
- les décisions sont entachées d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'administration a méconnu l'article L. 114-1 V du code de la sécurité intérieure ainsi que l'article 230-8 du code de procédure pénale ;
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les nouveaux motifs soulevés par le ministre en défense, liés à l'âge de MM. L et O J, et à leur filiation avec M. E J, ne permettaient pas de rejeter leurs demandes de visa ;
- les décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense commun aux affaires nos 2309671, 2309672, 2309679, 2309685, 2309699, 2309701, 2309703, 2309705 et 2309707, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les moyens de la requête sont dépourvus de fondement ;
- les demandes de visas de MM. L et O J devaient également être rejetées dès lors qu'ils étaient âgés de plus de dix-neuf ans à la date d'introduction de leur demande de visa, et que leur filiation avec M. E J n'est pas établie.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 janvier 2024 :
- le rapport de Mme Chatal, rapporteure,
- et les observations de Me Brévan, représentant les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. M. J, ressortissant afghan né en 1975, bénéficiaire de la protection subsidiaire en France depuis le 27 septembre 2016, et Mme J, de nationalité afghane, née en 1977, soutiennent être mariés et avoir pour enfants M. L J né en 2000, M. O J né en 2002, M. K et Mme C J nés en 2005, et pour enfants mineurs G et D nés en 2008, H née en 2010, F née en 2012 et I née en 2014. Par les dix requêtes visées ci-dessus, M. E J, Mme J, M. L J, M. O J, M. K J et Mme C J demandent au tribunal d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté les dix recours, réceptionnés le 22 mars 2023, contre les dix décisions de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer à Mme J et aux neuf enfants allégués de M. E J et Mme N des visas de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale, et d'annuler également ces dix décisions de refus de visas.
2. Les requêtes nos 2309671, 2309672, 2309679, 2309685, 2309698, 2309699, 2309701, 2309703, 2309705 et 2309707 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. / () La saisine de l'une ou l'autre de ces autorités, selon la nature du visa sollicité, est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. "
4. Il résulte de ces dispositions que la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se substitue à celle qui a été prise par les autorités diplomatiques ou consulaires. Par suite, la décision implicite de cette commission s'est substituée aux dix décisions de l'autorité diplomatique française à Téhéran. Les conclusions des dix requêtes doivent donc être regardées comme dirigées contre la seule décision de la commission rejetant implicitement les dix recours formés devant elle.
5. En application des dispositions de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables aux décisions de refus de visas postérieures au 1er janvier 2023, si le recours administratif préalable obligatoire formé contre une décision de refus de visa fait l'objet d'une décision implicite de rejet, cette décision, qui se substitue à la décision initiale, doit être regardée comme s'étant appropriée les motifs de la décision initiale. La décision implicite de la commission doit donc être regardée comme s'étant appropriée le motif opposé par l'autorité diplomatique française à Téhéran, à savoir, pour les dix décisions de refus de visas litigieuses, le motif tiré de ce que, en application de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les demandeurs de visas ne peuvent être admis à entrer en France au titre de la procédure de réunification familiale, dès lors que le bénéficiaire de la protection accordée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides est connu pour des faits de faux en écriture et d'obtention frauduleuse de faux documents administratifs et ne se conforme pas aux principes essentiels régissant la vie familiale en France conformément aux lois de la République.
6. Aux termes de l'article L. 561-3 du même code : " La réunification familiale est refusée : / 1° Au membre de la famille dont la présence en France constituerait une menace pour l'ordre public ou lorsqu'il est établi qu'il est instigateur, auteur ou complice des persécutions et atteintes graves qui ont justifié l'octroi d'une protection au titre de l'asile ; / 2° Au demandeur ou au membre de la famille qui ne se conforme pas aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d'accueil. "
7. Les requérants soutiennent que M. E J ne s'est jamais rendu coupable de faux en écritures, ni d'obtention de faux documents administratifs et qu'aucune condamnation ne figure au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire. Le ministre fait valoir au soutien du motif de la décision attaquée que la préfecture de Seine-Saint-Denis a émis un avis défavorable à la demande de réunification familiale déposée par M. E J, et joint à ses écritures un courriel de la cheffe du bureau des étrangers de cette préfecture indiquant que M. J est connu pour des faits de faux en écritures et d'obtention frauduleuse de faux documents administratifs survenus au mois de juin 2017. Il ressort cependant de la fiche récapitulative des faits enregistrés dans le traitement des antécédents judiciaires de la police nationale, produite en réplique, que la procédure ouverte pour les faits reprochés par la commission à M. J a été classée sans suite. Dans ces conditions, et en l'absence d'éléments de nature à établir que M. J ne se conforme pas aux principes essentiels régissant la vie familiale en France, les requérants sont bien fondés à soutenir que la décision de la commission est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 561-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
9. Le ministre fait valoir dans son mémoire en défense que les demandes de visas présentées pour M. L J et M. O J devaient également être rejetées dès lors qu'ils étaient âgés de plus de dix-neuf ans à la date d'enregistrement de leur demande de visa, et que leur lien de filiation avec M. E J n'est pas établi dès lors que leurs actes de naissance font mention d'un numéro de taskera du père différent du numéro apparaissant sur les actes de naissance des autres membres de la famille. S'agissant des refus de visas opposés à Mme J, à M. K et Mme C J nés en 2005, et aux enfants G, D, H, F et I, le ministre n'oppose pas de nouveau motif pour justifier de la légalité de la décision attaquée.
10. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / 1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ; / 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () ".
11. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Cet article, dans sa rédaction applicable au litige, dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
12. Il ressort des taskeras de L et O J, produites par le ministre en défense que L J, fils de E et petit-fils de A B, est né le 27 décembre 2000 et que O J, qui a le même père et le même grand-père paternel, est né le 3 novembre 2002. Il ressort de la comparaison de ces deux taskeras avec les documents d'identité des autres demandeurs de visa que le numéro d'identification nationale de M. E J, renseigné sur ces documents, est le numéro 788 s'agissant des taskeras de L et O, et le numéro 288 s'agissant des autres enfants du couple. Toutefois, eu égard à la cohérence apparente entre l'ensemble des autres mentions de ces documents, et à la probabilité d'une simple erreur matérielle de traduction du pachto à l'anglais, entachant les numéros des taskeras, cette différence d'un chiffre ne peut être regardée comme privant les taskeras de MM. L et O J de leur caractère probant. Par suite, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ne pouvait légalement se fonder sur cette discordance pour rejeter le recours contre les refus de visa opposés à MM. L et O J.
13. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. " Aux termes de l'article R. 561-1 du même code : " La demande de réunification familiale est initiée par la demande de visa des membres de la famille du réfugié ou du bénéficiaire de la protection subsidiaire mentionnée à l'article L. 561-5. Elle est déposée auprès de l'autorité diplomatique ou consulaire dans la circonscription de laquelle résident ces personnes. "
14. Il ressort des pièces du dossier que les demandeurs de visa ont contacté l'ambassade d'Islamabad au Pakistan par l'intermédiaire de leur conseil le 24 novembre 2020. La circonstance que les demandes de visas ont été enregistrées ultérieurement par l'ambassade de Téhéran étant liée à l'engorgement du service des visas de l'ambassade de France au Pakistan, non imputable aux demandeurs, il y a lieu de retenir la date du 24 novembre 2020 comme date d'introduction de la demande de réunification familiale. Eu égard aux dates de naissance apparaissant sur les taskeras versées au dossier, M. O J, était âgé à cette date de 18 ans révolus et de moins de dix-neuf ans. Il s'ensuit que la commission de recours ne pouvait légalement fonder sa décision, en ce qui concerne M. O J sur l'inéligibilité de ce dernier à la réunification familiale.
15. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
16. S'il ressort des pièces du dossier que M. L J était âgé de 19 ans révolus à la date d'introduction de sa demande de réunification familiale, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que sa mère et l'ensemble de ses frères et sœurs sont éligibles à la réunification familiale. Dans les circonstances très particulières de l'espèce, compte tenu de la situation familiale du demandeur à la date de la décision attaquée, la décision attaquée a méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, qu'il y a lieu d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté les recours formés contre les dix décisions de refus visas.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme N épouse J, à M. L J, à M. O J, à M. K et Mme C J et aux enfants G, D, H, F et I J les visas de long séjour sollicités. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de leur faire délivrer ces visas dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme globale de 1 600 euros à verser aux requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté les recours formés contre les dix décisions de refus visas opposées à Mme J, M. L J, M. O J, M. K J, Mme C J, et aux enfants G, D, H, F et I J est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme N épouse J, à M. L J, à M. O J, à M. K et Mme C J et aux enfants G, D, H, F et I J les visas de long séjour sollicités dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera aux requérants une somme globale de 1 600 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E J, à Mme J, à M. L J, à M. O J, à M. K J, à Mme C J et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Chatal, conseillère,
M. Ravaut, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2024.
La rapporteure,
A. CHATALLa présidente,
H. DOUETLa greffière,
A.-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2309671,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026