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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2309891

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2309891

mardi 11 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2309891
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL SOLER-COUTEAUX LORENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 10 juillet 2023, le 13 octobre 2023 et le 26 avril 2024, M. D A C et Mme G A C, et M. E Thomas, représentés par Me Plateaux, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le maire de Pornichet a délivré à la SCCV European Homes 263 un permis de construire portant sur la démolition des constructions existantes et la construction d'un immeuble collectif de 50 logements dont 15 logements locatifs sociaux, sur les parcelles cadastrées section AY n°s 210, 294, 295, 296 et 686, au 9-15 avenue de Prieux à Pornichet ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Pornichet le versement d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- il méconnaît l'article 3.4 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (CARENE) applicable à la zone UBa2 et de l'annexe " stationnement " de ce règlement, relatif au stationnement ;

- il méconnaît l'article 3.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la zone UBa relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies publiques ;

- il méconnaît l'article 3.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la zone UBa relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives latérales ;

- il méconnaît l'article 3.1.5 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la zone UBa relatif à la hauteur maximale des constructions ;

- il méconnaît l'article R.111-27 du code de l'urbanisme et l'article 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la zone UBa relatifs à l'aspect extérieur des constructions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2023, la commune de Pornichet, représentée par Me Bernot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de chacun des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable, les requérants ne justifiant pas de leur qualité de propriétaire voisin ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 septembre 2023 et le 25 avril 2024, la SCCV European Homes 263, représentée par Me Soler-Couteaux, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,

- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,

- les observations de Me de Lespinay, substituant Me Plateaux, avocat des requérants,

- les observations de Me Bernot, avocat de la commune de Pornichet,

- et les observations de Me Vienne, substituant Me Soler-Couteaux, avocat de la SCCV European Homes 263.

Considérant ce qui suit :

1. Par l'arrêté du 12 mai 2023, dont M. et Mme A C et Mme Thomas demandent au tribunal l'annulation, le maire de Pornichet a délivré à la SCCV European Homes 263 un permis de construire l'autorisant, sur les parcelles cadastrées section AY n°s 210, 689, 686, 296, 295 et 294, d'une superficie totale de 5 067 m2 et localisées au 9 à 15 avenue de Prieux, à édifier, après démolition de constructions existantes, 50 logements, d'une surface de plancher de 3 621, 75m2, répartis entre un bâtiment A, comportant 21 appartements, des bâtiments B et C, comportant 25 appartements, ainsi que quatre maisons individuelles mitoyennes, et 79 places de stationnement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. F H, adjoint au maire de Pornichet en charge de l'urbanisme, habilité par un arrêté du 4 octobre 2022 et exécutoire, à signer notamment tous arrêtés, courriers, décisions, actes ou mesures dans ce domaine. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée doit dès lors être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, l'article 3.4, relatif au stationnement, du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (CARENE) applicable à la zone UBa2 prévoit que les dispositions relatives à la réalisation des aires de stationnement sont contenues dans l'annexe " Stationnement " à la fin de ce règlement. Quant au stationnement automobile en zone urbaine, cette annexe prévoit que, dans le secteur 3, qui correspond aux extensions des centres villes et centres bourgs des communes de Brière de l'Estuaire et de Pornichet, 1,5 place par logement est requise pour le logement collectif, et une place par logement locatif social. En vertu de cette annexe : " () / 3. BONIFICATION POUR LA RÉALISATION DE PLACES VISITEURS / La bonification de stationnement dans le cadre de la réalisation de places visiteurs ne concerne que les opérations destinées à l'habitation (hors logements locatifs sociaux). Elle est uniforme sur l'ensemble des zones. Il est demandé la réalisation d'une place supplémentaire par tranche de 5 logements pour l'ensemble des secteurs. La bonification s'applique par tranche commencée. / () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit 15 places de stationnement dédiés aux 15 logements locatifs sociaux, 47 places dédiées aux 31 logements collectifs, et 7 places dédiées aux visiteurs. Les requérants font valoir que 3 places de stationnement, accessibles uniquement en empruntant les places qui leur sont adjacentes, ne peuvent être prises en compte. Toutefois, d'une part, aucune des dispositions citées ci-dessus du règlement du plan local d'urbanisme n'interdit que certaines places de stationnement soient en enfilade de places directement accessibles et ainsi commandées par ces dernières, dès lors que chacune d'elles, affectée au même logement que celle qui en commande l'accès, est effectivement utilisable. Or, il ne ressort pas de la notice de présentation architecturale que les places en enfilade seront affectées aux visiteurs et non de manière privative aux logements collectifs précédemment mentionnés ni, par conséquent, qu'elles ne seraient pas effectivement utilisables. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la zone UBa2 et de l'annexe " stationnement " de ce règlement, doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 3.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies publiques : " () Dans la zone UBa2, les constructions doivent s'implanter : / avec un recul minimal de 5 mètres par rapport à l'alignement ". Le lexique du règlement du plan local d'urbanisme définit le " recul " comme " la distance séparant la construction des emprises publiques ou des voies " et mentionne que " le recul ne s'applique pas aux constructions ou ouvrages s'élevant à moins de 60 cm de hauteur par rapport au sol existant, () ni aux débords de toitures ainsi qu'aux balcons dans le respect des dispositions du code de la voirie routière () ". Ainsi, les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal excluent expressément la prise en compte des balcons du champ d'application des règles de recul. Or, il ressort des pièces du dossier que le bâtiment A, dont les balcons en façade sud n'ont pas à être pris en compte, est implanté, sur l'ensemble de la façade, à plus de 5 mètres par rapport à l'avenue de Prieux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet () ". Lorsqu'un motif d'illégalité non étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet est susceptible de conduire à remettre en vigueur tout ou partie du document local d'urbanisme immédiatement antérieur, le moyen tiré de l'exception d'illégalité du document local d'urbanisme à l'appui d'un recours en annulation d'une autorisation d'urbanisme ne peut être utilement soulevé que si le requérant soutient également que cette autorisation méconnaît les dispositions pertinentes ainsi remises en vigueur.

7. Si les requérants se prévalent de l'illégalité des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme, en tant qu'elles excluent la prise en compte des balcons du recul minimal des bâtiments par rapport aux voies publiques, ils n'identifient pas en tout état de cause les dispositions d'urbanisme pertinentes qui seraient remises en vigueur par l'effet de cette déclaration d'illégalité et que méconnaîtrait le permis de construire attaqué. Ainsi, le moyen tiré de l'illégalité des dispositions du règlement de ce plan doit être écarté comme inopérant.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives latérales : " Dans la zone UBa2, la hauteur à l'égout (H1) des constructions ne peut excéder 9 mètres, et la hauteur maximale (H2) des constructions ne peut excéder 14 mètres (pouvant correspondre à R+2+attique) ".

9. Par ailleurs en vertu du lexique du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal : " La hauteur totale d'une construction, d'une façade, ou d'une installation correspond à la différence de niveau entre son point le plus haut et son point le plus bas situé à sa verticale. (). La règle de hauteur H1 ne s'applique pas aux pignons, aux derniers étages en attique tel que défini ci-dessus et aux lucarnes de toit pour lesquels seule la hauteur plafond des

constructions (H2) est imposée ". Ce lexique prévoit que " Un niveau en attique correspond au ou aux dernier(s) niveau(x) supérieur(s) d'une construction dont au moins 2 façades sont implantées en retrait d'au moins 2 mètres par rapport à celles des niveaux inférieurs de la construction, la façade sur rue étant obligatoirement en retrait. Seuls sont admis dans le volume de ce retrait les débords de toiture, garde-corps, brise-soleil et des éléments techniques tels que les cheminées, machineries d'ascenseur, cages d'escalier, etc. () ". Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que le retrait propre à qualifier de niveau en attique le dernier niveau, ou le cas échéant les derniers niveaux, d'une construction doit s'apprécier au regard de la façade, non seulement du niveau immédiatement inférieur à celle de ce ou ces derniers niveaux, mais aussi, le cas échéant, des façades des niveaux inférieurs à ce niveau immédiatement inférieur. Par ailleurs, ce lexique précise également que " des constructions sont contiguës lorsque leurs façades ou pignons sont directement en contact l'un avec l'autre. Des constructions seulement reliées par un élément architectural tel qu'un portique, un porche ou un angle de construction, ne constituent pas des constructions contiguës ".

10. L'autorisation d'urbanisme n'ayant d'autre objet que d'autoriser une construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, sa légalité doit s'apprécier au regard de ces plans et indications, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de délivrance de cette autorisation et de nature à en affecter la légalité.

11. En ce qui concerne le bâtiment A, il ressort des pièces du dossier que les deux derniers niveaux de la construction, dont les façades sud et ouest se situent en retrait d'au moins deux mètres par rapport aux façades des niveaux du premier étage et du rez-de-chaussée, constituent des niveaux en attique, dont la hauteur n'a donc pas à être prise en compte dans le calcul de la hauteur maximale, conformément à la définition de l'attique précitée. Il ressort de ces pièces que la hauteur à l'égout de cette construction, hors prise en compte des niveaux en attique, est à l'égout au maximum de 8,90 mètres par rapport au niveau du terrain naturel, la hauteur maximale du bâtiment étant de 12,71 mètres.

12. S'agissant des bâtiments B et C, dont seul le sous-sol est commun, il ressort des pièces du dossier que ceux-ci constituent des constructions contiguës au sens et pour l'application des dispositions du plan local d'urbanisme, les façades sud du bâtiment B et nord du bâtiment C, de hauteurs distinctes, étant directement en contact au niveau du rez-de-chaussée, sous le toit végétalisé en pente. D'une part, il ressort des plans produits que les façades ouest, sud et nord du dernier niveau de la construction que constitue le bâtiment C sont en retrait de plus de deux mètres par rapport aux façades des niveaux inférieurs. D'autre part, la façade ouest du dernier niveau de la construction que constitue le bâtiment B, est en retrait de plus de deux mètres par rapport à celle des niveaux inférieurs, et la façade sud de ce niveau est également en retrait de plus de deux mètres par rapport à la façade du rez-de chaussée de cette construction, qui constitue une façade mitoyenne avec celle, côté nord, du bâtiment C, qui est, dès lors, contigu au bâtiment B. Ainsi, les derniers niveaux de ces constructions constituent des attiques au sens du lexique du règlement du PLUi de la CARENE. Dans ces conditions, hors prise en compte de ces niveaux pour le calcul de la hauteur maximale, les hauteurs de ces constructions à l'égout sont inférieures à 9 mètres et leurs hauteurs maximales inférieures à 14 mètres l'égout, par rapport au terrain naturel.

13. En conséquence, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet autorisé par l'arrêté attaqué méconnaîtrait l'article 3.1.3.1 du règlement du PLUi.

14. En sixième lieu, aux termes de l'article 3.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : " Dans la zone UBa2, les constructions doivent présenter un retrait par rapport aux limites séparatives au moins égal à la moitié de la hauteur maximale des constructions sans pouvoir être inférieur à 3 mètres ". Cet article dispose également que " Dans toute la zone UBa : () l'implantation n'est pas réglementée pour : / les annexes ; () ". Le lexique du règlement du PLUi définit les annexes comme " une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui est située sur la même unité foncière que la construction principale et qui apporte un complément à ses fonctionnalités. () L'annexe ne peut être accolée à la construction principale ".

15. Les garages constituant en l'espèce des annexes, l'implantation n'en est pas réglementée, le projet autorisé par l'arrêté attaqué pouvait en prévoir l'implantation en limite séparative. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 3.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal doit être écarté.

16. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".

17. L'article 3.2 du règlement du PLUi de la CARENE applicable à la zone UBa dispose : " Les constructions et les clôtures doivent s'intégrer à leur environnement par leur aspect extérieur (implantation, toitures, orientation, échelle, composition, couleurs). Les bâtiments, clôtures, et installations diverses ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'aux perspectives monumentales. () ". Les dispositions de l'article 3.2 précitées ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport à ces dispositions du PLUi de la CARENE que doit être appréciée la légalité du permis de construire attaqué.

18. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet s'inscrit dans un secteur caractérisé par des constructions d'architecture hétérogène et la présence d'immeubles de logements collectifs d'architecture contemporaine dont la hauteur et le gabarit sont comparables à celles des constructions projetées. Les constructions de logements collectifs que comporte le projet, quand bien même elles présentent un gabarit plus important que certaines des habitations immédiatement voisines, comportent des différences de hauteurs, des décrochements, balcons, loggias et niveaux d'attique, qui visent à prévenir l'effet de masse que le projet serait susceptible de présenter depuis la voie publique. Les matériaux de façades, différents selon les niveaux et choisis dans une palette traditionnelle, font le lien avec le bâti proche. Si le projet entraîne une densification du quartier, cette densification n'est pas à elle seule de nature à caractériser une atteinte aux lieux environnants, qui sont déjà urbanisés, alors que l'architecture, les dimensions et l'aspect extérieur du projet, eu égard aux documents graphiques d'insertion produits, tendent, notamment par le choix des volumes, des matériaux et des coloris, à s'intégrer de façon cohérente et harmonieuse dans leur environnement bâti. Dès lors et compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, et en tout état de cause de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, doit être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Pornichet, les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le maire de Pornichet a délivré à la société SCCV European Homes 263 un permis de construire modificatif.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la commune de Pornichet, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, les sommes que les requérants demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux demandes présentées par la commune de Pornichet et la SCCV European Homes 263 à ce même titre.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. et Mme A C et de M. Thomas est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Pornichet et de la SCCV European Homes 263 présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A C et Mme G A C, désignés représentants uniques, à la commune de Pornichet et à la SCCV European Homes 263.

Délibéré après l'audience du 14 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Durup de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.

La rapporteure,

S. THOMAS

Le président,

A. DURUP DE BALEINE

La greffière,

S. LE DUFF

La République mande et ordonne

au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne

ou à tous commissaires de justice à ce

requis en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier

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