LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2309963

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2309963

lundi 3 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2309963
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantPOLLONO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2023, Mme B A, agissant en son nom propre et en qualité de représentante légale de l'enfant C, représentée par Me Pollono, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 octobre 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre la décision du 28 mars 2022 de l'autorité consulaire française à Abidjan (Côte d'Ivoire) refusant de délivrer à l'enfant C un visa de long séjour en qualité de membre de la famille d'une réfugiée ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer ce visa dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros hors taxes à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, dès lors que l'identité de l'enfant C et son lien familial avec elle sont établis par la production de documents d'état civil et par la possession d'état ;

- le motif tiré de ce qu'aucun jugement de délégation de l'autorité parentale n'est pas produit est entaché d'une erreur d'appréciation ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du paragraphe 1 de l'article 3, du paragraphe 1 de l'article 9 et de l'article 10 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 avril 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 mai 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Heng,

- et les observations de Me Pollono, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante ivoirienne, réside régulièrement en France sous couvert de carte de résident en qualité de mère de Banassi Noura, née le 8 juin 2013, laquelle s'est vue reconnaître la qualité de réfugiée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 6 août 2019. Mme A a demandé la délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à l'autorité consulaire française à Abidjan (Côte d'Ivoire) pour l'enfant C, qu'elle présente comme son fils, en qualité de demi-frère de Banassi Noura. Par une décision du 28 mars 2022, cette autorité a rejeté cette demande. Par une décision du 27 octobre 2022, dont Mme A demande l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre cette décision consulaire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Pour rejeter le recours introduit par Mme A, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur les motifs tirés de ce qu'il n'a pas été produit le jugement supplétif d'acte de naissance de l'enfant, lui ôtant sa valeur probante, sur l'absence de jugement de délégation de l'autorité parentale et d'autorisation de sortie du territoire émanant du père de l'enfant, et enfin sur la circonstance que le lien familial de C avec la réfugiée ne correspond pas à l'un des cas lui permettant d'obtenir un visa au titre de la réunification familiale.

3. En premier lieu, l'article L. 561-5 de du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".

4. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

5. Pour établir l'identité C, le lien de filiation les unissant, et, par suite, le lien familial unissant cet enfant à sa fille réfugiée en France, Mme A produit l'extrait du registre des naissances n° 750, dressé suivant réquisition n° 652 du 3 juillet 2020 du substitut du procureur de Grand-Bassam. Cet acte fait état de la naissance de l'enfant le 30 décembre 2012, de l'union de Mory Bamba et de B A. Elle produit également la réquisition n° 2122 du procureur de la République près la section du tribunal de Grand-Bassam, qui, visant l'attestation de non-inscription de naissance sur les registres de l'état civil délivrée par l'officier d'état civil de Grand-Bassam, requiert à ce même officier d'état civil de recevoir la déclaration de naissance C, né le 30 décembre 2011 de l'union de Mory Bamba et de B A. L'extrait du registre des actes de naissance n° 4058 dressé le 24 octobre 2022 suivant cette seconde réquisition est aussi produit. La requérante fait valoir que cette seconde réquisition a été sollicitée afin de permettre la rectification de l'erreur matérielle entachant le premier acte, celui-ci indiquant par erreur que l'enfant était né en 2012 et non pas en 2011. Toutefois, si Mme A se prévaut de la loi ivoirienne n° 2018-863 du 19 novembre 2018 et notamment de son article 6, la présentation d'un acte de naissance portant des mentions erronées ne correspond pas à l'hypothèse prévue par les dispositions de cet article, qui visent, au contraire, le cas où la naissance n'a pas été constatée par un acte d'état civil. D'une part, il résulte de ce qui précède que Mme A a produit un acte de naissance dressé suivant réquisition n° 652 du 3 juillet 2020, alors qu'il ressort de la réquisition du 21 octobre 2022 que l'officier d'état civil de Grand-Bassal a attesté que la naissance de l'enfant C ne faisait pas l'objet d'une inscription dans les registres. D'autre part, cette seconde réquisition, n'a eu ni pour objet ni pour effet de retirer le précédent acte de naissance, de sorte que l'intéressé dispose de deux actes de naissance portant des mentions différentes. Par suite, ces circonstances sont de nature à remettre en cause la valeur probante des actes d'état civil produits. Par ailleurs, si Mme A produit le passeport de l'enfant, un certificat de nationalité ivoirienne et un acte d'individualité, il est constant que ces actes ont été établis sur la base des actes cités précédemment, qui sont dénués de valeur probante.

6. Toutefois, lors de son entretien devant l'OFPRA qui s'est tenu le 28 juin 2019, Mme A a mentionné avoir un fils ainé prénommé Issoufou Bamba, né à Bassam et " âgé de plus de six ans ". Il ressort ensuite des pièces du dossier, et notamment de l'attestation d'une bénévole au sein d'une association qui l'a assistée de 2019 à 2022, que Mme A a déclaré dès 2019 être mère d'un enfant vivant en Côte d'Ivoire, et souhaiter mettre en œuvre la procédure du regroupement familial à son profit. Il ressort encore des pièces du dossier que Mme A s'est rendue en Côte d'Ivoire du 31 décembre 2021 au 26 février 2022, pour rendre visite à l'enfant comme l'attestent les photographies datées de ce voyage la représentant auprès de lui. Enfin, elle produit également les mandats de transfert d'argent adressés à la personne qu'elle présente, sans être contestée, comme ayant recueilli l'enfant. Dans ces conditions, l'identité C et son lien familial avec Mme A doivent être regardés comme étant établis par des éléments de possession d'état.

7. En second lieu, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / Si le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire est un mineur non marié, il peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint par ses ascendants directs au premier degré, accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. / (). ".

8. Il résulte de ces dispositions que les ascendants directs d'un enfant mineur non marié réfugié en France ou bénéficiaire de la protection subsidiaire peuvent demander à le rejoindre au titre de la réunification familiale. Ces mêmes dispositions prévoient que ces derniers peuvent être accompagnés, le cas échéant, par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. La circonstance que l'un des deux parents réside déjà en France ne fait pas obstacle à la délivrance d'un visa de long séjour au profit de ces enfants s'ils sont accompagnés par l'autre parent.

9. Il ressort des pièces du dossier que le visa litigieux a été sollicité au bénéfice C pour rejoindre en France respectivement sa mère et sa demi-sœur, bénéficiaire du statut de réfugiée, ainsi qu'il ressort du point 1. Toutefois, dès lors que l'intéressé n'est pas accompagné par l'un des ascendants directs au premier degré de sa demi-sœur refugiée mineure, il n'entre pas dans le champ de la réunification familiale et ne peut dès lors prétendre à la délivrance d'un visa à ce titre. La commission a donc pu, comme l'admet Mme A, rejeter le recours en se fondant sur le motif tiré de ce que le lien familial C avec sa demi-sœur refugiée ne lui ouvrait pas droit au bénéfice de la réunification familiale.

10. Toutefois, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

11. Mme A fait valoir que son fils est issu d'une première relation et que son père, ne s'est, à aucun moment, occupé de l'enfant et réside depuis plusieurs années au Gabon. S'il résulte de ce qui a été dit au point 5 que les documents d'état civil ne sont pas probants s'agissant également de la filiation paternelle, ces circonstances ne sont néanmoins pas contestées en défense. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que Mme A a été contrainte de fuir la Côte d'Ivoire dans le but de protéger sa fille, née le 8 juin 2013, contre l'excision, et que cette dernière est désormais protégée en France pour ce motif. Mme A fait ensuite valoir que son fils, initialement pris en charge par un oncle, a été maltraité, et que celui-ci est désormais accueilli de manière provisoire par une de ses connaissances, à qui elle a pu faire parvenir des transferts d'argent. Dans ces conditions, l'intérêt supérieur C est de vivre en France auprès de sa mère et de sa demi-sœur qui a obtenu le statut de réfugiée. Par suite, en refusant de lui délivrer le visa sollicité pour les deux motifs rappelés au point 2, la commission de recours a méconnu les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

13. Le présent jugement, eu égard aux motifs d'annulation retenus, implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à l'enfant C le visa de long séjour sollicité. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au ministre de faire délivrer ce visa dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

14. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Pollono, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.

D E C I D E :

Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 27 octobre 2022 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à l'enfant C le visa de long séjour sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Me Pollono la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Pollono et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 6 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Chauvet, présidente,

Mme André, première conseillère,

Mme Heng, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juin 2024.

La rapporteure,

H. HENGLa présidente,

C. CHAUVET

La greffière,

C. GUILLAS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions