mardi 27 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2310150 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | GUILBAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2023, M. C A F, Mme B A et Mme D A, représentés par Me Guilbaud, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 4 juillet 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre les décisions du 24 mars 2023 et du 24 avril 2023 de l'autorité consulaire française à Kinshasa (république démocratique du Congo) refusant respectivement à Mmes B et Annëlle A la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France en qualité de membres de famille de réfugié ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer les visas sollicités dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer les demandes de visas dans la même condition de délai, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à leur conseil sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation des demandeuses, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de leur âge ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 avril 2024 et 14 mai 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés et que la décision attaquée, en ce qu'elle concerne Mme B A, pouvait légalement être fondée sur un autre motif tiré de ce que les déclarations de l'intéressée devant l'autorité consulaire sont constitutives d'une tentative de fraude ne permettant pas d'établir son identité et le lien de filiation avec le réunifiant.
Par ordonnance du 29 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 31 mai 2024.
Les requérants ont produit un mémoire, enregistré le 20 juin 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction, qui n'a pas été communiqué.
M. A F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Revéreau a été entendu au cours de l'audience publique.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Revéreau,
- les conclusions de M. Rosier, rapporteur public,
- et les observations de M. A F et de Me Guilbaud, avocate de M. A F et Mmes A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A F, ressortissant congolais, né le 20 octobre 1953, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides de février 2020. Mme B A, née le 1er janvier 2004, et Mme D A, née le 20 mai 2002, ses filles alléguées, ont l'une et l'autre sollicité la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France auprès de l'autorité consulaire française à Kinshasa (république démocratique du Congo), en qualité de membres de famille d'un réfugié. Par des décisions du 24 mars 2023 et 24 avril 2023, cette autorité a refusé de délivrer les visas demandés. Par une décision implicite née le 4 juillet 2023, dont les requérants demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre ces décisions consulaires.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. (). ". Aux termes de l'article D. 312-8-1 du même code : " En l'absence de décision explicite prise dans le délai de deux mois, le recours administratif exercé devant les autorités mentionnées aux articles D. 312-3 et D. 312-7 est réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision contestée. L'administration en informe le demandeur dans l'accusé de réception de son recours ".
3. En application des dispositions précitées de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, si le recours administratif préalable obligatoire formé contre une décision de refus d'une demande de visa fait l'objet d'une décision implicite de rejet, cette décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui se substitue à celle de l'autorité consulaire, doit être regardée comme s'étant approprié les motifs retenus par cette autorité, tirés en l'espèce, s'agissant de Mme B A, de ce qu'elle était âgé de plus de 18 ans le jour du dépôt de sa demande de délivrance de visa, et, s'agissant de Mme D A, de ce que l'intéressée était âgée de plus de 19 ans à la date du dépôt de sa demande de visa et ne justifie pas d'un état de dépendance à l'égard du réunifiant ou d'une situation d'une particulière vulnérabilité.
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. Aux termes de l'article L 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". L'article L 561-5 de ce code précise par ailleurs que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux.". Enfin, aux termes des articles L. 434-3 et L. 434-4 du même code, rendus applicables à la procédure de réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code : " Le regroupement familial peut également être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et pour ceux de son conjoint si, au jour de la demande : / 1° La filiation n'est établie qu'à l'égard du demandeur ou de son conjoint ; / 2° Ou lorsque l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux. ", et que : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
5. Le droit pour les réfugiés et titulaires de la protection subsidiaire de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants âgés de moins de dix-neuf ans implique que ceux-ci puissent solliciter et, sous réserve de motifs d'ordre public et à condition que leur lien de parenté soit établi, obtenir un visa d'entrée et de long séjour en France.
S'agissant de Mme B A
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B A, née le 1er janvier 2004, a déposé une demande de délivrance de visa d'entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale le 25 juillet 2022, ainsi qu'en atteste le récépissé valant quittance de frais de dossier délivré par le poste consulaire. Dès lors, les requérants sont fondés à soutenir que l'intéressée, âgée de 18 ans le jour dudit dépôt, était éligible à la procédure de regroupement familial conformément aux dispositions précitées des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, en opposant la circonstance que Mme B A était âgée de plus de 18 ans à la date du dépôt de sa demande de délivrance de visa, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
7. Toutefois l'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. Dans son mémoire en défense, le ministre de l'intérieur et des outre-mer se prévaut, pour justifier du bien-fondé de la décision attaquée, de ce que les déclarations de l'intéressée devant l'autorité consulaire révèlent une tentative de fraude ne permettant pas d'établir son identité et son lien de filiation avec le réunifiant.
9. Mme B A a produit à l'appui de sa demande de visa la copie de son passeport délivré par les autorités congolaises. Si le ministre conteste l'authenticité de ce document, au motif que les empreintes de l'intéressée, prises à trois reprises par l'autorité consulaire française en exécution d'une note diplomatique du 26 avril 2024 donnant instruction de délivrer le visa sollicité, auraient été reconnues à 100 % identiques à celles d'une tierce personne, Mme B A E, née le 18 septembre 1990 à Kinshasa (république démocratique du Congo), il n'en justifie pas. En outre, si le ministre oppose que les mentions du passeport précité, s'agissant de l'adresse, sont concordantes avec celles figurant dans le passeport de Mme A E, produit par cette dernière à l'appui de précédentes demandes de visas déposées auprès de l'autorité consulaire belge, il ne l'établit pas par les seuls extraits de passeports reproduits dans son mémoire en défense, alors par ailleurs que les requérants font valoir, sans être contredits, que de telles similitudes pourraient résulter d'une usurpation d'identité dont aurait pu être victime la demandeuse. Par suite, et dès lors que le ministre ne justifie pas de l'intention frauduleuse de la requérante, l'identité de Mme B A et son lien de filiation avec le réunifiant doivent être regardés comme étant établis. Par conséquent, la substitution de motif demandée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer ne peut être accueillie.
10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision implicité née le 4 juillet 2023, en ce qu'elle rejette le recours dirigé contre la décision consulaire refusant la délivrance d'un visa à Mme B A, doit être annulée.
S'agissant de Mme D A :
11. Il ressort des pièces du dossier que Mme D A, née le 20 mai 2002, a déposé une demande de délivrance de visa d'entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale le 25 juillet 2022, ainsi qu'en atteste le récépissé valant quittance de frais de dossier délivré par le poste consulaire. Dès lors, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a pu estimer, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation, que l'intéressée, âgée de plus de 19 ans à la date dudit dépôt, n'était plus éligible à la procédure de regroupement familial en application des dispositions précitées de l'article L. 561- 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. Toutefois, alors même que Mme D A était âgée de plus de 19 ans à la date d'introduction de la demande de visa, il n'est pas contesté qu'elle est célibataire, orpheline de mère, et vit en république démocratique du Congo depuis sa naissance auprès de sa sœur, Mme B A. Par ailleurs, alors qu'elle se retrouverait isolée, Mme D A justifie souffrir de problèmes de santé et bénéficier depuis 2022 de l'aide financière du réunifiant. Dans ces circonstances, les requérants sont fondés à soutenir que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée de mener une vie privée et familiale normale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision implicite née le 4 juillet 2023 de la commission de recours doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas d'entrée et de long séjour en France demandés par Mmes B et D A, dans un délai de deux mois suivant sa notification, sans qu'il soit besoin, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. M. A F obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Guilbaud, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'État.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite née le 4 juillet 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer des visas d'entrée et de long séjour en France à Mmes B et D A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera à Me Guilbaud la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A F, Mme B A, Mme D A, à Me Guilbaud et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Roncière, première conseillère,
M. Revéreau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 août 2024.
Le rapporteur,
P. REVÉREAU
Le président,
P. BESSE La greffière,
S. BRIAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026