mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2310595 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Président 5 |
| Avocat requérant | NERAUDAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2023, Mme A B, représentée par Me Néraudau, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 juillet 2023 par lequel le préfet de la Vendée lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer une autorisation de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la compétence de la signataire de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- sa motivation est insuffisante ; aucun examen singulier de sa situation ne ressort de cette motivation stéréotypée ; le préfet a commis une erreur de fait en ignorant la présence en France de l'ensemble de sa famille ; l'actualité de ses craintes n'a pas été prise en compte ; de même, la décision ne se prononce pas sur l'intérêt supérieur de ses enfants ;
- son droit d'être entendu a été méconnu ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen préalable approfondi ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste dans son appréciation des conséquences de sa décision sur sa propre situation ;
- le préfet a méconnu l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- sa motivation est insuffisante ;
- elle est fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a méconnu l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Vendée conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B et au rejet du surplus des conclusions de la requête, à titre subsidiaire, au rejet de la requête dans toutes ses conclusions.
Il fait valoir que :
- Mme B est repartie en Géorgie le 8 mars 2024 ; sa requête est devenue sans objet ;
- subsidiairement, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 aout 2023.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Martin, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 22 mai 2024.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante géorgienne née le 22 septembre 1983, déclare être entrée irrégulièrement en France le 17 mars 2022. Elle a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 23 novembre 2022. Ce rejet a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 10 mai 2023. Par un arrêté du 3 juillet 2023 pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Vendée a fait obligation à Mme B de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné la Géorgie comme pays de destination. Mme B demande, par la présente requête, l'annulation de cet arrêté.
Sur l'exception de non-lieu opposée par le préfet de la Vendée :
2. Contrairement à ce que soutient le préfet de la Vendée, la circonstance que Mme B a, le 8 mars 2024, volontairement exécuté la mesure d'éloignement qu'elle conteste n'est pas de nature à faire disparaitre cette mesure de l'ordonnancement juridique et à priver d'objet ses conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette obligation de quitter le territoire français et ses décisions accessoires. L'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit, par suite, être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué :
3. Mme Anne Tagand, secrétaire générale de la préfecture de la Vendée, signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation, par un arrêté du préfet de de la Vendée du 23 mars 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, à l'effet de signer " tous arrêtés () relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Vendée ", à l'exception de certains actes limitativement énumérés au nombre desquels ne figurent pas les obligations de quitter le territoire français et les décisions fixant le pays de destination. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il oblige Mme B à quitter le territoire français, vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne expressément qu'il a été pris en application des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle le parcours suivi par Mme B au titre de l'asile et précise les raisons pour lesquelles le préfet de la Vendée a estimé que l'intéressée ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Ce même arrêté expose la situation familiale de Mme B, constate que rien ne s'oppose à ce que les enfants de l'intéressée l'accompagnent hors de France et en tire la conclusion que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables, compte tenu notamment du fait qu'elle a vécu hors de France jusqu'à l'âge de 39 ans. Il ajoute que, dans ces conditions, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale. Ainsi, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, lesquelles ont permis à la requérante de comprendre les motifs de la mesure d'éloignement prise à son encontre. Le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté ne peut, dès lors, qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des droits fondamentaux faisant partie intégrante de l'ordre juridique de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
6. Lorsqu'il présente une demande d'asile, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français sur ce fondement, ne saurait ignorer que, lorsque la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire lui aura été définitivement refusé, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire français. Ainsi, il lui appartient, lors du dépôt de sa demande d'asile, lequel doit, en principe, intervenir dans le cadre d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles, et notamment celles de nature à permettre à celle-ci d'apprécier son droit au séjour au regard d'autres fondements que celui de l'asile. Il lui est, par ailleurs, loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.
7. A la date de l'arrêté attaqué, Mme B séjournait en France depuis seulement un an et quatre mois. Si elle allègue que le préfet ne l'a pas interrogée sur son état de santé, la situation des membres de sa famille présents en France et l'actualité de ses craintes en cas de retour en Géorgie, elle ne justifie pas avoir sollicité un entretien avec les services préfectoraux ou été empêchée de présenter des observations avant que ne soit pris l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, le moyen tiré par la requérante de la méconnaissance de son droit d'être entendu ne peut qu'être écarté.
8. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que, pour prendre l'arrêté attaqué, en toutes les décisions qu'il comporte, le préfet de la Vendée a examiné la situation particulière de Mme B, sans méconnaître l'étendue de sa compétence d'appréciation, ni s'estimer tenu de lui faire obligation de quitter le territoire français, en particulier par le constat du rejet de sa demande d'asile. Titulaire d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier s'il y a lieu de faire obligation de quitter le territoire français à un étranger dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, il n'a pas méconnu l'obligation d'user de ce pouvoir à l'issue d'un examen de la situation propre de l'intéressée. La circonstance que la motivation, régulière, de l'arrêté attaqué ne fasse pas état de diverses circonstances caractérisant la situation personnelle de Mme B ne révèle pas, contrairement à ce que celle-ci fait valoir, que ces circonstances n'auraient pas été prises en compte. Il en résulte que le moyen tiré par la requérante d'un défaut d'examen préalable approfondi de sa situation doit, en toutes ses branches, être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ". Le séjour de la requérante en France, d'une durée d'un an et quatre mois, demeurait très récent à la date de l'arrêté attaqué. La durée de ce séjour ne s'explique que par l'examen des demandes d'asile qu'elle-même, son conjoint et son fils aîné avaient présentées. Ces demandes d'asile ont été rejetées en dernier lieu au mois de mai 2023. La requérante ne justifie pas en France de liens personnels particuliers, de nature privée ou familiale, autres que ceux qui la rattachent aux membres de sa famille nucléaire. Son époux fait lui-même l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français de sorte que rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue hors de France. Si Mme B fait état de la scolarisation de son dernier enfant en école maternelle depuis juin 2022, elle ne mentionne aucune circonstance particulière qui ferait obstacle à ce que cet enfant né en 2017 puisse poursuivre sa scolarité hors de France. Si la requérante fait valoir qu'elle souffre de diabète et de troubles de l'audition, il ne ressort pas des pièces médicales versées au dossier que ses pathologies présenteraient un caractère d'une particulière gravité. Dès lors, eu égard à l'ensemble des circonstances caractérisant la situation personnelle de Mme B en France, à la durée et aux conditions de son séjour dans ce pays et eu égard aux effets d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Vendée, en lui faisant obligation de quitter ce territoire dans un délai de trente jours, n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été prise cette décision et méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, doivent être écartés le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à Mme B, ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
11. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il désigne le pays de renvoi, vise l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il fait état de la nationalité géorgienne de Mme B et indique que celle-ci ne justifie pas faire l'objet de menaces ni être exposée à des risques pour sa sécurité ou sa vie en cas de retour dans son pays d'origine comme en atteste la décision de l'OFPRA. Il ajoute que l'intéressée n'a transmis aucun élément nouveau depuis cette décision. Ainsi, l'arrêté attaqué, en tant qu'il fixe le pays de destination, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, lesquelles ont permis à la requérante de comprendre les motifs de la décision. Le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision ne peut, dès lors, qu'être écarté. Il ressort de cette motivation que le préfet a bien procédé à un examen préalable de la situation de Mme B au regard des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine.
12. En troisième lieu, l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ", aux termes desquelles : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
13. Mme B fait valoir que, au regard des menaces reçues par son mari du fait de ses opinions politiques, elle s'expose à un risque pour sa vie en cas de retour en Géorgie. Toutefois, les seuls documents produits ne permettent pas de démontrer l'actualité et le caractère personnel de ce risque. Au demeurant, comme il a été dit, l'intéressée est repartie volontairement dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les dispositions et stipulations, citées au point précédent, en fixant la Géorgie comme pays de destination.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 3 juillet 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B entraine, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
16. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par Mme B au profit de son conseil, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet de la Vendée et à Me Emmanuelle Néraudau.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
L. MARTIN La greffière,
V. MALINGRE La République mande et ordonne au préfet de la Vendée
en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026