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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2310854

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2310854

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2310854
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 2ème chambre
Avocat requérantLAVENANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 juillet 2023 et le 7 septembre 2023, M. D, représenté par Me Lavenant, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi que la décision ait été signée par une autorité compétente ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait en ce qui concerne sa nationalité ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination ;

- compte tenu de sa nationalité italienne, cette décision est entachée d'une erreur de droit.

Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation et disproportionnée ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision est disproportionnée ;

Sur la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du

15 février 2024.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Allio-Rousseau, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Allio-Rousseau a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par l'arrêté du 21 juillet 2023, dont M. B D demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par une décision du 15 février 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dès lors, les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les autres conclusions :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé pour le préfet par Mme C A, cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement. Par un arrêté du 30 janvier 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme A à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant d'accorder un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi ou portant interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement d'agents dont il n'est pas établi ni même allégué qu'ils n'étaient ni absents ni empêchés à la date de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".

5. L'obligation de quitter le territoire français du 21 juillet 2023 comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il suit de là que le moyen tiré de son insuffisante motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé et doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. D'une part, si M. D soutient être de nationalité italienne, de sorte que le préfet, en retenant une autre nationalité, a entaché sa décision d'une erreur de fait et n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation, il ressort des pièces du dossier que le requérant a déposé une demande d'asile en France en 2013 en se prévalant de sa nationalité kosovare et de sa naissance à Mitrovica (Kosovo) et que les vérifications effectuées auprès des autorités italiennes le 21 juillet 2023, menées dans le cadre de la procédure de garde à vue du requérant par les services de la gendarmerie de Saint-Herblain, ont démontré que le permis de conduire et la carte d'identité italiens qu'il a présentés lors de son interpellation sont des faux. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché d'une erreur de fait affectant sa nationalité, de nature à démontrer un examen incomplet de sa situation personnelle.

8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. D, qui ne peut justifier d'une entrée régulière en France, a sollicité la reconnaissance du statut de réfugié qui lui a été refusée en dernier lieu par une décision du 23 avril 2014 de la Cour nationale du droit d'asile et qu'il n'a pas, par la suite, engagé de démarche en vue de régulariser sa situation administrative. Il a fait l'objet d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire le

23 mai 2014. Par ailleurs, il a indiqué lors de sa garde à vue être célibataire et être le père d'un jeune garçon de 17 ans reparti en Italie à la date de la décision en litige. Il ne justifie pas d'autres liens personnels intenses, anciens et stables en France. Enfin, il ne dispose pas d'une intégration professionnelle stable à la date de la décision attaquée, les bulletins de pays fournis au titre des années 2021, 2022 et 2023 faisant état de missions ponctuelles de courte durée en qualité de préparateur de commandes. Il s'en déduit que, compte tenu des circonstances du séjour en France de M. D, en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas porté une atteinte excessive à son droit à une vie privée et familiale normale et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision le privant d'un délai de départ volontaire :

9. L'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". L'article L. 612-2 du même code dispose que : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin, l'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () ".

10. En premier lieu, les moyens soulevés par M. D à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision le privant d'un délai de départ volontaire.

11. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M. D, qui ne peut justifier d'une entrée régulière sur le territoire national, s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre en septembre 2014 par le préfet de la Loire-Atlantique, qu'il a présenté des documents d'identité falsifiés Dès lors, et alors que ces motifs sont rappelés par l'arrêté attaqué qui est suffisamment motivé, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

12. En premier lieu, les moyens soulevés par M. D à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision portant fixation du pays de destination.

13. En second lieu, M. D n'est pas fondé à se prévaloir de sa prétendue nationalité italienne pour contester la décision fixant le pays d'éloignement. S'il fait état de ce que l'Ambassade du Monténégro a confirmé le 28 octobre 2019 qu'il n'avait pas la nationalité monténégrine, il ressort du même document qu'il s'est présenté comme étant né à Galatina (Italie) pour l'obtention de ce document, alors que pour sa procédure d'asile il a déclaré être né à Mitrovica (Kosovo), que les autorités italiennes ont confirmé d'une part que les papiers d'identité italiens dont il disposait étaient des faux documents et qu'il était connu en Italie comme citoyen serbo-bosniaque. Dans ces conditions, en fixant comme pays d'éloignement le pays dont le requérant a la nationalité ou tout autre pays pour lequel il établit être admissible, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".

15. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'énumèrent, l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. L'autorité compétente doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

16. L'arrêté attaqué comporte l'indication des considérations de droit et de fait fondant, tant en son principe qu'en sa durée, la décision de son auteur de faire interdiction au requérant de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. Cette motivation, qui permet au requérant à sa seule lecture de comprendre les motifs de cette interdiction, atteste de la prise en compte de l'ensemble des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte que la décision portant interdiction de retour est régulièrement motivée.

17. Il résulte des dispositions citées au point 14 que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

18. L'obligation de quitter le territoire français faite à M. D par l'arrêté attaqué du 21 juillet 2023 n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire. Il ne ressort pas du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique se serait livré à une inexacte application de l'article

L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que des circonstances humanitaires ne justifient pas de ne pas édicter une interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, c'est par une exacte application de cet article que le préfet de la Loire-Atlantique a édicté une telle interdiction.

19. Eu égard à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de M. D exposés aux points 7 et 8, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui interdisant le retour sur le territoire français serait " disproportionnée ".

En ce qui concerne la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen

20. Les moyens soulevés par M. D à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. D à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et d'astreinte et la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande tendant au bénéfice à titre provisoire de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Lavenant.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2024.

La magistrate désignée,

M.-P. ALLIO-ROUSSEAU

La greffière,

P. LABOUREL

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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