lundi 11 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2311160 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 juillet, 25 septembre et 18 octobre 2023, M. B C, représenté par Me Rodrigues Devesas, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le sous-directeur des visas, saisi d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Rabat (Maroc) du 2 mai 2023 refusant de lui délivrer un visa d'entrée et de court séjour, a refusé de délivrer le visa sollicité ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser des indemnités pour le préjudice moral et la détresse émotionnelle subis du fait de la falsification des pièces qu'il a produites.
Il soutient que :
- la délivrance d'un visa d'entrée et de court séjour lui est indispensable pour assister aux audiences d'assistance éducative concernant la situation de sa fille mineure, dès lors qu'il lui est impossible de se faire représenter par un avocat à une telle audience ;
- la décision du sous-directeur des visas est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il remplit toutes les conditions pour se voir délivrer un visa de court séjour et que le risque de détournement de l'objet du visa n'est pas établi ;
- le motif de la décision tiré de ce qu'il ne disposerait pas de ressources propres de nature à garantir son retour au Maroc est entaché d'erreur d'appréciation ;
- la décision attaquée est entachée d'un détournement de pouvoir, certaines pièces jointes à sa demande de visa ayant été falsifiées ;
- elle méconnaît les stipulations du premier paragraphe de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 septembre et 16 octobre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête et à ce que le tribunal supprime les propos diffamatoires contenus dans cette requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une lettre du 9 novembre 2023, les parties ont été informées de ce que, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal est susceptible de soulever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires en l'absence de liaison du contentieux, faute pour M. C de justifier d'une demande indemnitaire préalable adressée à l'administration dans les conditions prévues à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 13 novembre 2023 et communiqué, M. C a formulé des observations en réponse au moyen relevé d'office et demande à ce que l'Etat soit condamné à hauteur de 138 513 euros en réparation de ses divers préjudices.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 ;
- le règlement (CE) n° 810/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas (code des visas) ;
- le règlement (CE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 novembre 2023 :
- le rapport de M. Templier, rapporteur ;
- et les observations de Me Rodrigues Devesas, avocate du requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant marocain, a sollicité la délivrance d'un visa d'entrée et de court séjour auprès des autorités consulaires françaises à Rabat (Maroc), lesquelles ont rejeté sa demande le 2 mai 2023. Saisi d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre cette décision consulaire, le sous-directeur des visas a refusé de délivrer le visa sollicité par une décision implicite, dont le requérant doit être regardé comme demandant l'annulation au tribunal.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes des dispositions de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de décision explicite prise dans le délai de deux mois, le recours administratif exercé devant les autorités mentionnées aux articles D. 312-3 et D. 312-7 est réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision contestée. L'administration en informe le demandeur dans l'accusé de réception de son recours ". Il ressort des dispositions précitées que la décision en litige doit être regardée comme étant fondée sur le même motif que la décision consulaire à laquelle elle s'est substituée, à savoir : " il existe des doutes raisonnables quant à votre volonté de quitter le territoire des états membres avant l'expiration du visa ". La décision en litige est ainsi fondée sur le motif tiré du risque de détournement de l'objet du visa sollicité par l'intéressé à des fins migratoires.
3. En premier lieu, si M. C soutient que la délivrance d'un visa d'entrée et de court séjour lui est indispensable pour assister aux audiences d'assistance éducative concernant sa fille, il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment des termes du jugement en assistance éducative rendue le 2 mai 2023 par le juge des enfants du D judiciaire de Boulogne-sur-Mer, que sa présence à l'audience n'est pas obligatoire et qu'il dispose de la possibilité de présenter, auprès du juge des enfants, des demandes ou des observations, notamment au moyen de courriers électroniques. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, si M. C soutient que le motif de la décision tiré de ce qu'il ne disposerait pas de ressources propres de nature à garantir son retour au Maroc serait entaché d'une erreur d'appréciation, il ressort toutefois des termes de la décision attaquée qu'un tel motif n'a pas été opposé par le sous-directeur des visas au requérant. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté comme étant inopérant.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen : " 1. Il est institué un visa uniforme valable pour le territoire de l'ensemble des Parties contractantes. Ce visa () peut être délivré pour un séjour de trois mois au maximum. () ". Aux termes de l'article 32 du règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009 : " 1. () le visa est refusé : / a) si le demandeur : / i) présente un document de voyage faux ou falsifié, / ii) ne fournit pas de justification quant à l'objet et aux conditions du séjour envisagé, / iii) ne fournit pas la preuve qu'il dispose de moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans son pays d'origine ou de résidence, ou pour le transit vers un pays tiers dans lequel son admission est garantie, ou n'est pas en mesure d'acquérir légalement ces moyens () / () b) s'il existe des doutes raisonnables sur l'authenticité des documents justificatifs présentés par le demandeur ou sur la véracité de leur contenu, sur la fiabilité des déclarations effectuées par le demandeur ou sur sa volonté de quitter le territoire des États membres avant l'expiration du visa demandé. () ". Aux termes de l'article 21 du règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009 : " 1. Lors de l'examen d'une demande de visa () une attention particulière est accordée à l'évaluation du risque d'immigration illégale ou du risque pour la sécurité des États membres que présenterait le demandeur ainsi qu'à sa volonté de quitter le territoire des États membres avant la date d'expiration du visa demandé () ". Aux termes de l'annexe II du même règlement : " Liste non exhaustive de documents justificatifs / Les justificatifs visés à l'article 14, que les demandeurs de visa doivent produire, sont notamment les suivants : () / B. Documents permettant d'apprécier la volonté du demandeur de quitter le territoire des états membres : / 1) un billet de retour ou un billet circulaire, ou encore une réservation de tels billets; 2) une pièce attestant que le demandeur dispose de moyens financiers dans le pays de résidence; 3) une attestation d'emploi: relevés bancaires; 4) toute preuve de la possession de biens immobiliers; 5) toute preuve de l'intégration dans le pays de résidence: liens de parenté, situation professionnelle. ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative peut légalement refuser la délivrance du visa sollicité s'il existe un doute raisonnable sur la volonté du demandeur ou de la demandeuse de quitter le territoire de l'Etat membre avant l'expiration du visa demandé.
6. Il est constant qu'alors même que M. C a déclaré lors de sa demande de visa demander " un visa Schengen pour la première fois pour la France ", celui-ci a effectué au cours de l'année 2019 deux demandes de visas d'entrée et de court séjour à entrées multiples, dont la délivrance lui a été refusée par les autorités consulaires françaises à Fès (Maroc). De plus, si l'intéressé déclare vouloir venir en France afin de se rapprocher de sa fille et de l'emmener vivre à ses côtés au Maroc, il produit également un certificat de scolarité attestant de son inscription en 2ème année de la Formation programme national de Master, parcours " Ingénierie des matériaux et des surfaces ", pour l'année universitaire 2023/2024, formation nécessitant une présence en France du mois de février au mois de mai 2024, faisant ainsi douter de la volonté du requérant de quitter le territoire français avant l'expiration du visa de court séjour sollicité. Ainsi, en l'absence de garanties de retour suffisantes dans son pays d'origine avant la date d'expiration du visa demandé, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation que le sous-directeur des visas a refusé de lui délivrer le visa de court séjour sollicité pour le motif tiré d'un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires.
7. En quatrième lieu, aux termes des stipulations du premier paragraphe de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit des constatations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle ".
8. Ces stipulations n'étant applicables qu'aux procédures contentieuses suivies devant les juridictions, lorsqu'elles statuent sur des droits ou obligations de caractère civil ou sur des accusations en matière pénale, et non aux procédures administratives, le moyen tiré de la violation par la commission de recours, lorsqu'elle réexamine une demande de visa, des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes des stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent utilement être invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. Si M. C soutient que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de sa fille, placée auprès de l'aide sociale à l'enfance du département du Pas-de-Calais (62), il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment des termes du jugement en assistance éducative du 2 mai 2023 du juge des enfants du D judiciaire de Boulogne-sur-Mer que la jeune A n'a pas de lien avec son père qu'elle ne connaît pas, n'a eu aucun contact avec lui depuis des années et ne souhaite pas s'installer auprès de lui au Maroc, projet poursuivi par M. C, qui, au demeurant, n'établit pas disposer de l'autorité parentale sur sa fille. Dans ces conditions, et eu égard à la nature du visa sollicité, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision du sous-directeur des visas aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
11. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée serait entachée d'un détournement de pouvoir ni que des pièces de la demande de visa de M. C auraient été modifiées.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 12 du présent jugement que le sous-directeur des visas n'a pas entaché sa décision d'illégalité en rejetant la demande de visa d'entrée et de court séjour de M. C et que les pièces de son dossier de demande de visa n'ont pas davantage été falsifiées. Par suite, en l'absence d'illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'Etat, les conclusions tendant à l'indemnisation des différents préjudices invoqués doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité.
Sur les conclusions tendant à la suppression de certains passages de la requête :
14. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
15. En l'espèce, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de prononcer la suppression, dans le mémoire présenté par le requérant le 25 septembre 2023, du passage de la page 15 commençant par les mots " plus précisément en raison de ces falsifications, mensonges et demandes étranges " et se terminant par les mots " de manière rusée et perverse ".
16. En revanche, contrairement à ce que fait valoir le ministre en défense, les autres passages de ce mémoire dont il sollicite la suppression, en dépit de leur virulence, n'excèdent pas les limites de la controverse entre parties dans le cadre d'une procédure contentieuse. Dès lors, il n'y a pas lieu d'en prononcer la suppression par application des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, qui permettent aux tribunaux, dans les causes dont ils sont saisis, de prononcer la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
D E C I D E :
Article 1er : Le passage du mémoire de M. C du 25 septembre 2023, mentionné au point 15 du présent jugement, est supprimée.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Rouland-Boyer, présidente,
M. Tavernier, conseiller,
M. Templier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2023.
Le rapporteur,
P. TEMPLIER
La présidente,
H. ROULAND-BOYERLa greffière,
S. JEGO La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026