lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2312260 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | PATUREAU |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 août 2023, 10 octobre 2023 et 13 juin 2024 sous le n° 2312260, M. A E, agissant en qualité de représentant légal G, ainsi que Mme B E, représentés par Me Patureau, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision née le 25 juillet 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Bamako (Mali) refusant de délivrer à G un visa de long séjour en qualité d'enfant d'un ressortissant français a, à son tour, implicitement refusé de délivrer le visa sollicité ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire a été signée par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation faute pour la commission de recours d'avoir répondu à leur demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 47 du code civil et d'une erreur d'appréciation du caractère frauduleux des documents d'état-civil produits au dossier ; l'administration n'apporte aucun élément de nature à démontrer que les documents d'état civil produits seraient inauthentiques ; la circonstance que M. E n'a pas déclaré l'existence de la demandeuse lors de sa demande de naturalisation ne permet pas de remettre en cause l'authenticité de ces documents ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la demandeuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre- mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 août 2023, 10 octobre 2023 et 13 juin 2024 sous le n° 2312265, M. A E, agissant en qualité de représentant légal de D E, ainsi que Mme B E, représentés par Me Patureau, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision née le 25 juillet 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Bamako (Mali) refusant de délivrer à D E un visa de long séjour en qualité d'enfant d'un ressortissant français a, à son tour, implicitement refusé de délivrer le visa sollicité ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire a été signée par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation faute pour la commission de recours d'avoir répondu à leur demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 47 du code civil et d'une erreur d'appréciation du caractère frauduleux des documents d'état-civil produits au dossier ; l'administration n'apporte aucun élément de nature à démontrer que les documents d'état civil produits seraient inauthentiques ; la circonstance que M. E n'a pas déclaré l'existence du demandeur lors de sa demande de naturalisation ne permet pas de remettre en cause l'authenticité de ces documents ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du demandeur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre- mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
III. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 août 2023, 10 octobre 2023 et 13 juin 2024 sous le n° 2312266, M. A E, agissant en qualité de représentant légal F, ainsi que Mme B E, représentés par Me Patureau, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision née le 25 juillet 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Bamako (Mali) refusant de délivrer à F un visa de long séjour en qualité d'enfant d'un ressortissant français a, à son tour, implicitement refusé de délivrer le visa sollicité ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de la demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision consulaire a été signée par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation faute pour la commission de recours d'avoir répondu à sa demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 47 du code civil et d'une erreur d'appréciation du caractère frauduleux des documents d'état-civil produits au dossier ; l'administration n'apporte aucun élément de nature à démontrer que les documents d'état civil produits seraient inauthentiques ; la circonstance que M. E n'a pas déclaré l'existence du demandeur lors de sa demande de naturalisation ne permet pas de remettre en cause l'authenticité de ces documents ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la demandeuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre- mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Tavernier a été entendu au cours de l'audience publique du 24 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2312260, 2312265 et 2312266 sont relatives à une même famille et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Des demandes de visa d'entrée et de long séjour en France en qualité d'enfants de ressortissant français ont été déposées au bénéfice des enfants F, D E et C E, ressortissants maliens et enfants allégués de M. A E, auprès de l'autorité consulaire française à Bamako (Mali), laquelle a rejeté ces demandes. Saisie de recours administratif préalables obligatoires formés contre ces décisions de refus consulaire, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a, à son tour, implicitement refusé de délivrer les visas sollicités par trois décisions nées le 25 juillet 2023, dont les requérants, M. A E et Mme B E, parents allégués des demandeurs, demandent l'annulation au tribunal.
Sur l'objet du litige :
3. Si le silence gardé par l'administration sur un recours administratif préalable obligatoire fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions des requérants tendant à l'annulation des décisions implicites nées le 25 juillet 2023 par lesquelles la commission de recours a rejeté leurs recours contre les décisions de l'autorité consulaire française à Bamako doivent être regardées comme dirigées contre la décision expresse du 13 septembre 2023 par laquelle la commission a confirmé ces refus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, dès lors que la décision de la commission s'est substituée aux refus consulaires, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, dirigé contre ces décisions consulaires, doit être écarté comme inopérant.
6. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui s'est substituée aux décisions implicites nées du silence initialement gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur les recours administratif préalable obligatoire formés par les requérants, vise les articles L. 311-1, R. 311-2 et L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique être fondée sur le motif tiré de ce que les demandes de visas revêtent un caractère frauduleux dès lors que M. E n'a déclaré l'existence des demandeurs qu'un an après l'acquisition de la nationalité française par naturalisation. Dans ces conditions, la décision attaquée mentionne de façon suffisamment précise les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
7. En troisième lieu, les autorités diplomatiques ou consulaires chargées de l'examen des demandes de visa ne peuvent refuser la délivrance d'un visa de long séjour au descendant de moins de vingt-et-un ans d'un ressortissant français que pour un motif d'ordre public. Figurent au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir le lien de filiation allégué ainsi que le caractère frauduleux des actes d'état civil produits.
8. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Il résulte des dispositions de cet article que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
9. Par ailleurs, il incombe aux autorités administratives françaises de tenir compte des jugements rendus par un tribunal étranger relativement à l'état et à la capacité des personnes sauf à ce qu'ils aient fait l'objet d'une déclaration d'inopposabilité, laquelle ne peut être prononcée que par le juge judiciaire, ou, à établir l'existence d'une fraude ou d'une situation contraire à la conception française de l'ordre public international.
En ce qui concerne le refus de visa opposé à F :
10. Pour justifier de l'identité F et du lien de filiation l'unissant à M. E, les requérants produisent une copie littérale d'acte de naissance n° 013, indiquant que l'intéressé est né de leur union le 29 juillet 2013. Toutefois, alors que cet acte indique avoir été pris en transcription d'un jugement supplétif, seul un extrait certifié conforme dudit jugement est produit. Dans ces conditions, le jugement supplétif étant indissociable de l'acte dont il permet l'établissement, cet acte de naissance ne saurait, faute de production du jugement supplétif, faire foi au sens de l'article 47 du code civil, de sorte que l'identité F et le lien de filiation l'unissant à M. E ne peuvent être tenus pour établis. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la commission de recours aurait entaché sa décision, en tant qu'elle porte refus de délivrer un visa de long séjour à F, d'une erreur de droit ni d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne les refus de visas opposés à D E et G :
11. Pour justifier de l'identité des demandeurs et du lien de filiation les unissant à M. E, les requérants produisent les copies littérales d'acte de naissance n°s 172 et 171, pris pour transcription de jugements supplétifs dont seuls des extraits des minutes du greffe du tribunal sont au demeurant versés au débat. Ces documents indiquent que D E et G sont respectivement nés les 21 mai 2015 et 8 juin 2017 de l'union des requérants. Toutefois, il n'est pas contesté que l'acte de naissance G, produit à l'appui de sa demande de visa, présente des incohérences avec la copie littérale d'acte de naissance n° 171 susmentionnée, en ce qui concerne, d'une part, le numéro d'enregistrement dudit acte dans les registres d'état civil et, d'autre part, le numéro d'enregistrement du jugement supplétif dont il aurait été pris pour transcription, lequel n'est par ailleurs pas versé au débat. En outre, il ressort des pièces du dossier que la copie littérale d'acte de naissance n° 172 susmentionnée de D E fait état de ce que ledit acte a été établi sur la base du jugement supplétif n° 2188 rendu le 19 juillet 2021 alors que l'extrait de la minute jointe aux écritures des requérants précise que ce jugement a été rendu le 19 juillet 2019. S'il est constant qu'à l'appui des demandes de visas, les requérants ont produit un jugement rectifiant cette anomalie, celui-ci comporte une erreur sur le numéro d'enregistrement du jugement supplétif à modifier et ne peut, dès lors être regardé comme probant. Dans ces conditions, l'identité de D E et G et leur lien de filiation avec M. E ne peuvent être tenus pour établis. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée, en tant qu'elle porte refus de délivrer des visas de long séjour aux intéressés, serait entachée d'une erreur de droit ni d'une erreur d'appréciation.
12. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Eu égard à ce qui a été dit aux points 10 et 11 du présent jugement, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée, en tant qu'elle porte refus de visa aux demandeurs, méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de ces derniers.
14. Il résulte de ce qui précède, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de la décision attaquée. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la doivent être rejetées comme doivent l'être, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2312260, n° 2312265 et n° 2312266 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Mme B E et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Barbier, président,
M. Tavernier, conseiller,
M. Templier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.
Le rapporteur,
T. TAVERNIER
La présidente,
M. LE BARBIERLa greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2,2312265,2312266
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026