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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2312267

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2312267

mardi 28 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2312267
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantKADDOURI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 août 2023, M. A E H, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'arrêté attaqué dans son ensemble :

- il n'est pas établi qu'il ait été signé par une autorité compétente ;

- il n'est pas suffisamment motivé ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. E H a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;

- le code du travail ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 29 novembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. E A E H, ressortissant marocain né le 27 septembre 1993, est entré en France en octobre 2019, muni d'un visa de long séjour valant titre de séjour en qualité de saisonnier. Il a travaillé dans une entreprise de maraichage en qualité d'agent de production et obtenu du préfet de la Vendée la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " saisonnier ", valable du 28 novembre 2019 au 27 novembre 2022. A compter du 7 septembre 2020, il a été recruté pour une durée indéterminée, en qualité de carrossier peintre, par la Sarl BM Automobiles qui a son siège à Nantes. Le 20 juin 2022, il a été embauché sur un poste de même nature par la société Atlantis Carrosserie dont le siège se situe à St-Herblain. Le 15 novembre 2022, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement, à titre principal, de l'article 3 de l'accord franco-marocain, subsidiairement, de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (volet vie privée et familiale), à titre très subsidiaire, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un arrêté du 3 mai 2023, le préfet a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le Maroc comme pays de renvoi. Par la présente requête, M. E H demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué :

2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme D G, cheffe du bureau du séjour au sein de la direction des migrations et de l'intégration, à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme C, directrice des migrations et de l'intégration, ou, en l'absence de cette dernière, à son adjoint, M. B, à l'effet de signer, notamment, au titre du bureau du séjour, " les décisions portant refus de titre de séjour () assorties ou non d'une mesure d'obligation de quitter le territoire et d'une décision fixant le pays de renvoi () ". L'article 3 de ce même arrêté attribuait notamment à Mme G, cheffe du bureau du séjour, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme C et de M. B, la délégation de signature dans les limites des attributions de son bureau. Dès lors et en l'absence de contestation de l'absence ou de l'empêchement simultané, le 4 mai 2023, de Mme C et de M. B, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ainsi que les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retrace le parcours de M. E H depuis son arrivée sur le territoire français et précise de façon détaillée les raisons pour lesquelles le préfet a estimé que l'intéressé ne remplissait pas les conditions requises pour bénéficier du titre de séjour sur les fondements qu'il avait mentionnés dans sa demande. Ainsi, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, est suffisamment motivé tant en droit qu'en fait. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article 3 de cet accord : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " () ".

6. Le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande de titre de séjour portant la mention " salarié ", fondée sur l'article 3 de l'accord franco-marocain, au motif que M. E H ne justifiait pas d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes et détournait l'objet du visa qui lui avait été accordé en tant que saisonnier.

7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les contrats de travail conclus par le requérant avec la Sarl BM Automobiles et la société Atlantis Carrosserie pour exercer la profession de carrossier auraient été visés par les autorités compétentes. Si l'intéressé soutient qu'il avait joint une demande d'autorisation de travail à sa demande de titre de séjour et que le préfet a commis une erreur de droit en ne statuant pas sur cette demande avant de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour, il ressort, en tout état de cause, des pièces du dossier que la demande d'autorisation qu'il produit à l'appui de sa requête, datée du 22 mai 2023, est postérieure à la prise de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, le moyen tiré par M. E H de ce que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale" () ".

9. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation de la situation d'un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.

10. M. E H, célibataire sans enfant, fait valoir qu'il est bien inséré professionnellement, que son emploi de carrossier est sur la liste des emplois en tension, qu'il avait acquis une expérience de tôlier au Maroc et qu'il dispose d'attaches familiales en France, à savoir deux oncles maternels. Il ne démontre pas être dépourvu de lien dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 26 ans. Toutefois, ces éléments ne permettent pas à eux seuls de caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels propres à justifier son admission exceptionnelle par la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas bénéficier M. E H des dispositions citées ci-dessus de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".

12. M. E H, entré en France en octobre 2019, justifiait, à la date de l'arrêté attaqué, d'une durée de présence sur le territoire français de trois ans et demi. S'il disposait, du fait de son travail, de revenus lui permettant de disposer d'une autonomie financière, il ne justifie pas des liens qu'il aurait tissés en France. Il n'établit pas non plus être dépourvu d'attaches familiales au Maroc où il a vécu jusqu'à l'âge de 26 ans. Dès lors, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

14. En deuxième lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. E H est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de l'intéressé, laquelle est fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 dudit code, doit être écarté.

15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas, en faisant obligation au requérant de quitter le territoire français, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la vie personnelle de M. E H.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours :

16. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision lui octroyant un délai de départ volontaire de trente jours.

17. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué cite l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise qu'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de la décision d'éloignement est accordé à M. E H et mentionne que celui-ci ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai supérieur à trente jours lui soit accordé. L'octroi de ce délai est ainsi, en tout état de cause, suffisamment motivé.

18. En troisième lieu, M. E H ne précise pas en quoi l'octroi de ce délai de départ volontaire de trente jours serait contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :

19. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision désignant le Maroc comme pays de destination.

20. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision fixant le pays dont M. F a la nationalité comme pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle se réfère notamment à l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'absence de risque pour l'intéressé d'être exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Elle est ainsi suffisamment motivée en droit comme en fait.

21. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point 12, la décision fixant le pays de destination ne porte pas au droit de M. E H au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée et ne méconnait donc pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

22. Il résulte de tout ce qui précède que M. E H n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 3 mai 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

23. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. E H entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.

24. D'autre part, les dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relatives à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée par M. E H au profit de son conseil, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. E H est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E H, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Hamid Kaddouri.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Martel, première conseillère,

Mme Kubota, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.

Le président-rapporteur,

L. MARTIN

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MARTEL

La greffière,

S. BARBERA

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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