vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2312844 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | RENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er septembre 2023, M. A D C, représenté par Me Prelaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait rappel de l'obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour provisoire portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du trentième jour suivant la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans un délai de sept jours suivant cette même date de notification, une autorisation provisoire de séjour sous la même astreinte, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter de cette même date de notification, sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros à son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté du 20 avril 2023 portant refus de titre de séjour et rappel de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant refus de titre de séjour n'est pas suffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée de plusieurs erreurs de fait ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la circulaire du 28 novembre 2012 ;
En ce qui concerne l'arrêté du 6 janvier 2023 :
s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision méconnaît l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
s'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision méconnaît l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2023, le préfet de la
Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2023 et au rejet du surplus de la requête.
Il fait valoir que l'arrêté du 6 janvier 2023 a été retiré par une décision préfectorale en date du 22 novembre 2023 et qu'aucun des moyens soulevés par le requérant à l'encontre de son arrêté du 20 avril 2023 n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Prelaud, représentant M. C
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant tchadien né le 14 février 1989, est entré en France le
25 mai 2017, sous couvert d'un visa de court séjour valable du 23 mai 2017 au 17 juillet 2017. Sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par une décision du 11 mai 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 27 avril 2021. Sa demande de réexamen a également été rejetée. Par la suite, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Par un arrêté du 6 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. Par un arrêté du 20 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait rappel de l'obligation de quitter le territoire français. M. C demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 22 novembre 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique a retiré l'arrêté litigieux du 6 janvier 2023 portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de cet arrêté du 6 janvier 2023, ni sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 avril 2023 en tant qu'il porte rappel de l'obligation de quitter le territoire français, sans qu'il y ait besoin d'examiner la recevabilité de ces conclusions. Il y a en revanche toujours lieu de statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre la décision du 20 avril 2023 refusant à M. C la délivrance d'un titre de séjour.
Sur la décision du 20 avril 2023 portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision litigieuse portant refus de titre de séjour vise notamment les articles
3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 421-1 et L. 435-1. Par ailleurs, elle mentionne les éléments biographiques relatifs à la situation personnelle de M. C sur lesquels le préfet de la
Loire-Atlantique s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour formée par le requérant, en relevant notamment que si M. C a conclu un pacte civil de solidarité avec une compatriote bénéficiant d'une protection internationale en France, leur communauté de vie n'est pas établie, et qu'il est par ailleurs père de trois enfants mineurs au B. L'arrêté attaqué est, par conséquent, suffisamment motivé tant en droit qu'en fait. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation de la décision portant refus de titre de séjour et du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé doivent être écartés.
5. En deuxième lieu, s'il est exact que c'est à tort que l'arrêté du 20 avril 2023 indique que M. C a déjà fait l'objet d'une décision de refus de séjour le 6 janvier 2023, cette erreur matérielle est sans incidence sur le bien-fondé de la décision, le préfet de la Loire-Atlantique ne s'étant pas fondé sur cette circonstance erronée pour statuer sur la demande de titre de séjour du requérant. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux serait, de ce fait, entaché d'une erreur de fait doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France le 25 mai 2017. S'il se prévaut de sa relation avec une compatriote résidant régulièrement en France avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité le 23 décembre 2022, cette relation était récente à la date à laquelle la décision attaquée a été prise et la seule production d'attestations peu circonstanciées de témoins et de photographies ne permet pas d'établir la communauté de vie des intéressés avant le mois de septembre 2022. Par ailleurs, la conclusion d'un pacte civil de solidarité par un ressortissant étranger soit avec une ressortissante française soit avec tout ressortissant étranger en situation régulière, n'emporte pas délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire. Si le requérant fait en outre état de la grossesse de sa compagne, et des démarches qu'il a accomplies pour reconnaître de manière anticipée l'enfant à naître, puis le reconnaître à sa naissance, ces démarches sont postérieures à la date à laquelle la décision attaquée a été prise. M. C n'est par ailleurs pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident ses trois enfants mineurs et sa sœur. Enfin, si M. C justifie être titulaire d'un contrat de travail d'une durée de deux ans et d'une promesse d'embauche du 6 décembre 2023 pour un contrat à durée indéterminée avec la société Aximum, cette promesse est postérieure à la date à laquelle la décision attaquée a été prise. Il résulte de ce qui précède que le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entaché sa décision d'erreur de fait, d'une erreur de droit, ou d'une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit enfin être écarté comme inopérant, dès lors que le requérant n'a pas fondé sa demande de titre de séjour sur ces dispositions, et que le préfet n'a pas examiné, à titre gracieux, sa demande sur ce fondement.
8. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
9. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité permet la délivrance de deux titres de séjour de nature différente que sont, d'une part, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et, d'autre part, la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'elle a portée sur l'un ou l'autre de ces points.
10. Les éléments dont fait état M. C concernant sa vie privée et familiale et sa situation professionnelle ne sont de nature à caractériser un motif exceptionnel ou des considérations humanitaires de nature à établir qu'en refusant, à la date à laquelle il s'est prononcé, de faire usage du pouvoir de régularisation qu'il tient des dispositions précitées de l'article
L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la
Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par ailleurs, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur qui, relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, se borne à énoncer des orientations générales que le ministre de l'intérieur a adressées aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de cette circulaire est inopérant.
11. Il résulte de tout ce qu'il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête de
M. C tendant à l'annulation de la décision du 20 avril 2023 ayant rejeté sa demande de titre de séjour, ainsi que celles à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. C au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C dirigées contre l'arrêté du 6 janvier 2023 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'issue de ce délai, ainsi que sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 avril 2023 en tant qu'il porte rappel de l'obligation de quitter le territoire français.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. A D C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Prelaud.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
La présidente-rapporteure,
V. GOURMELONL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MILIN
La greffière,
S. LEGEAY
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
db
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026