LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2313430

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2313430

mardi 2 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2313430
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantGOUACHE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 septembre 2023 et 16 décembre 2023, Mme A B, représentée par Me Gouache, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de consultation régulière de la commission du titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle méconnait l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 décembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Durup de Baleine, président,

- les observations de Me Gouache, avocat de Mme B,

- les observations de Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante nigériane née le 25 septembre 1990 à Jos (Nigeria), déclare être entrée régulièrement en France en 2011, sous couvert d'un visa de court séjour. La demande d'asile qu'elle avait présentée en juillet 2011 a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 26 janvier 2012 et une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 31 mai 2012. En 2022, elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la régularisation de sa situation par une admission exceptionnelle au séjour. Par l'arrêté du 6 juillet 2023 dont elle demande l'annulation, ce préfet a refusé cette régularisation et assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a donné à la directrice des migrations et de l'intégration délégation à l'effet de signer dans le cadre des attributions relevant de sa direction " - tous arrêtés et décisions individuelles relevant des attributions de la direction des migrations et de l'intégration, à l'exception des arrêtés réglementaires et des circulaires au maires ", et plus particulièrement au titre du bureau du séjour, " - les décisions portant refus de titre de séjour () assorties ou non d'une mesure d'obligation de quitter le territoire, d'une décision fixant le pays de renvoi, d'une décision portant sur le délai de retour volontaire () ", et au titre du bureau du contentieux et de l'éloignement, " - les décisions portant obligation de quitter le territoire assorties ou non d'une décision portant sur le délai de retour volontaire avec ou sans mesure de surveillance ; () / - les décisions fixant le pays de renvoi () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la commission du titre de séjour a été saisie pour avis en application des dispositions de l'article L. 435-1 précité en raison de la durée de plus de dix ans de présence de la requérante sur le territoire français. En outre, la commission du titre de séjour, qui a rendu son avis le 8 juin 2023, à l'issue d'une séance lors de laquelle Mme B était présente comme représentée, a régulièrement statué sur la situation de la requérante en application des dispositions de l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'absence de consultation régulière de la commission du titre de séjour doit être écarté comme manquant en fait.

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme B avait seulement saisi le préfet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais non d'une demande de délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " prévue par l'article L. 423-23 de ce code. Le préfet, qui n'avait pas dans ces conditions l'obligation de rechercher d'office si Mme B serait en droit de bénéficier de cette carte de séjour temporaire, dont l'article L. 423-23 ne prévoit pas la délivrance de plein droit, ne l'a pas fait. Il en résulte que Mme B ne peut utilement se prévaloir d'une méconnaissance de cet article L. 423-23 et que le moyen tiré d'une telle méconnaissance est inopérant.

6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. Si la requérante fait valoir la longue durée, d'environ douze ans, de sa présence sur le territoire français, aucune règle de droit, notamment pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'impose la régularisation de la situation de séjour d'un étranger en considération d'une durée déterminée de séjour. Mme B ne justifie pas d'une entrée régulière en France et sa demande d'asile a été définitivement rejetée en 2012. En dépit de cette circonstance, elle est demeurée sur le territoire français et c'est seulement au mois de janvier 2022 qu'elle a, pour la première fois au vu du dossier, demandé la régularisation de sa situation. Mme B est célibataire et n'a, en France, aucune personne à sa charge. Elle a fait mention d'un concubin, mais qui résiderait en Irlande. Elle ne justifie d'aucune attache familiale particulière sur le territoire français, que ce soit avant ou après son arrivée sur ce territoire en 2011. Si elle se prévaut de sa prise en charge par une association dispensant des ateliers linguistiques en langue française ou par des associations d'aide sociale, notamment au bénéfice de ressortissants étrangers, cette circonstance ne suffit pas à justifier d'une vie privée et familiale développée de manière ancienne, intense et stable en France, alors, d'une part, que la requérante, qui est anglophone, n'est pas francophone et, d'autre part, qu'en dépit de la durée de son séjour en France, les seuls documents qu'elle présente se rapportant à cette prise en charge sont une attestation du 25 septembre 2019, un contrat personnalisé d'aide à l'intégration dans la société française du 5 août 2019, une attestation de suivi de formation linguistique du 30 mars 2021 et une attestation d'une association du 20 juin 2023, aucun document n'étant présenté quant à l'insertion ou l'intégration en France entre juin 2012 et septembre 2019. La requérante ne justifie pas avoir noué en France des relations personnelles, d'autres natures que familiales, particulièrement fortes et ne justifie pas non plus d'une impossibilité de poursuivre sa vie personnelle ailleurs qu'en France. En outre, si Me B se prévaut de ce que ses parents sont décédés, elle n'est pas sans attaches personnelles au Nigéria où, d'après ses déclarations, vivent ses deux frères et ses trois sœurs. Dès lors, en lui refusant le bénéfice de l'admission exceptionnelle au séjour et en assortissant ce refus d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ont été prises ces décisions qui, dès lors, ne méconnaissent pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prescrit pas la délivrance de plein droit ou de droit d'un titre de séjour, ni ne prévoit que l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir se voit délivrer un titre de séjour, mais laisse à l'administration un large pouvoir pour apprécier si cette admission répond à de telles considérations humanitaires ou se justifie au regard de tels motifs exceptionnels.

9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'admission exceptionnelle de Mme B au séjour ne répond pas à des considérations humanitaires et ne se justifie pas non plus au regard de motifs exceptionnels. Il en résulte qu'elle n'est pas fondée à se prévaloir d'une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité du refus d'admission exceptionnelle au séjour, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.

11. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon cet article 3 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

12. La décision par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides avait, le 26 janvier 2012, rejeté la demande de Mme B est ancienne et, par sa décision du 31 mai 2012, la Cour nationale du droit d'asile avait rejeté sa requête comme irrecevable, en raison de sa tardiveté. Il ressort des pièces du dossier, éclairées par les observations présentées à l'occasion de l'audience, que la requérante, née au Nigeria à Jos, dans l'Etat du Plateau, est de religion chrétienne et fille d'un pasteur. La requérante se prévaut de plusieurs articles de presse et rapports récents ainsi que d'une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 5 juillet 2023 établissant que le climat de violence régnant au Nigéria à l'encontre des chrétiens s'est dégradé ces dernières années, et que les violences initialement localisées au Nord, en particulier l'Etat du Plateau, tendent à s'étendre également au Sud, ces violences s'étant traduites par des milliers d'enlèvements et d'assassinats de personnes de religion chrétienne ou considérées comme telles, des attaques et destructions de très nombreux lieux de culte chrétiens ainsi que l'assassinat de nombreux prêtres et d'autres religieux, sans que ces personnes puissent se prévaloir de la protection effective des autorités nigérianes. Il en résulte que la vie ou la liberté de M. B serait menacée en cas de retour, au Nigéria, dans l'Etat du plateau. Dès lors, la décision fixant le pays de renvoi, en tant qu'elle désigne le pays dont la requérante a la nationalité, méconnaît le dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B est seulement fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 6 juillet 2023 en tant qu'il désigne le pays dont elle possède la nationalité comme destination en cas d'éloignement d'office à l'issue du délai de départ volontaire.

14. Le présent jugement, qui n'annule l'arrêté du 6 juillet 2023 qu'en tant qu'il désigne le Nigéria comme pays de renvoi, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B tendant à la mise à la charge de l'Etat d'une somme au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 6 juillet 2023 du préfet de la Loire-Atlantique est annulé en tant qu'il désigne le Nigéria, pays dont Mme B a la nationalité, comme pays de renvoi.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Gouache.

Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Durup de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Bremont, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.

Le président-rapporteur,

A. DURUP DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMAS

La greffière,

J. DIONIS

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions