vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2313555 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | REGENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 septembre 2023, M. J A E et Mme L D, agissant tant en leur nom personnel qu'en qualité de représentants des enfants mineurs G, K, B, C et O M I, représentés par Me Regent, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours préalable formé contre la décision de l'autorité consulaire française à Djibouti rejetant les demandes de visa de long séjour présentées pour M. A E et pour les jeunes G, K, B, C et O M I au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de leur situation dans le même délai sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au profit de Me Regent, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que les actes d'état civil produits et les éléments de possession d'état établissent l'identité et le lien de famille allégués des demandeurs de visa avec la réunifiante ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que le caractère partiel de la réunification est dans l'intérêt des demanderesses de visa ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que les déclarations de la réunifiante n'ont pas de caractère frauduleux ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant.
La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 16 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 décembre 2023.
Mme A D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le convention internationale sur les droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fessard, rapporteure,
- et les observations de Me Sachot, substituant Me Regent, représentant les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, ressortissante somalienne, a obtenu le statut de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile en date du 25 septembre 2020. Elle se déclare mariée à J A E, ressortissant somalien, né le 1er janvier 1980, et la mère notamment de G M I et K M I, nés le 5 mars 2006, B M I, née le 18 août 2009, C M I, née le 5 mai 2011 et O M I, née le 10 septembre 2013, de son union précédente avec M. M I H, décédé. M. A E et les jeunes G, K, B, C et O M I ont présenté auprès de l'ambassade de France à Djibouti des demandes de visa de long séjour en qualité de membre de famille de réfugié, qui ont été rejetées. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a, par une décision implicite, née le 23 février 2023, dont les requérants demandent l'annulation, rejeté le recours formé contre les décisions consulaires refusant les visas de long séjour sollicités.
2. En premier lieu, compte tenu des mentions indiquées sur l'accusé de réception transmis par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France aux requérants, la commission, dont la décision se substitue à celle de l'autorité consulaire, doit être regardée comme s'étant approprié la motivation en droit, fondée sur les articles L. 752-1, R. 752-1 à R. 752-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les motifs retenus par cette autorité tirés, en l'espèce, de ce que les documents d'état civil remis présentent les caractéristiques d'un document frauduleux et que les déclarations conduisent à conclure à une tentative frauduleuse pour obtenir un visa au titre de la réunification familiale, et que la demande de visa a été déposée dans le cadre d'une réunification partielle, qui porte atteinte à l'intérêt des enfants de la personne placée sous la protection de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. La décision de la commission comporte donc, par appropriation des motifs de la décision consulaire, des motifs de droit et de fait, de sorte que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : ()1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ;() / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire ". Aux termes de l'article L. 561-5 de ce code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ". Enfin, aux termes de l'article L. 121-9 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides est habilité à délivrer aux réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire ou du statut d'apatride, après enquête s'il y a lieu, les pièces nécessaires pour leur permettre soit d'exécuter les divers actes de la vie civile, soit de faire appliquer les dispositions de la législation interne ou des accords internationaux qui intéressent leur protection, notamment les pièces tenant lieu d'actes d'état civil .Le directeur général de l'office authentifie les actes et documents qui lui sont soumis. Les actes et documents qu'il établit ont la valeur d'actes authentiques. Ces diverses pièces suppléent à l'absence d'actes et de documents délivrés dans le pays d'origine. Les pièces délivrées par l'office ne sont pas soumises à l'enregistrement ni au droit de timbre ".
4. Il résulte de ces dispositions que lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'un réfugié statutaire, sous réserve que le lien familial soit établi, l'autorité diplomatique ou consulaire n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité du lien de filiation produits à l'appui de la demande de visa.
5. Les actes établis par l'Office français des réfugiés et des apatrides sur le fondement des dispositions de l'article L. 121-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en cas d'absence d'acte d'état civil ou de doute sur leur authenticité, et produits à l'appui d'une demande de visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois, présentée pour les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire dans le cadre d'une réunification familiale, ont, dans les conditions qu'elles prévoient, valeur d'actes authentiques qui fait obstacle à ce que les autorités consulaires en contestent les mentions, sauf en cas de fraude à laquelle il appartient à l'autorité administrative de faire échec.
6. D'une part, à l'appui de la requête, Mme A D a produit un certificat de naissance la concernant, un certificat de mariage et un livret de famille établis par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 25 mai 2021 en application de l'article L. 121-9 précité. Aucune procédure d'inscription de faux n'a été engagée à l'encontre de ce certificat de mariage, de sorte que les énonciations qu'il comporte font foi. Les requérants doivent donc être regardés comme justifiant de l'identité de Mme A D et de son mariage, le 10 août 2014 avec un dénommé M. J A E.
7. D'autre part, les requérants produisent les copies d'actes rédigés en anglais, présentés comme émanant de la municipalité de Mogadishu, intitulés " birth certificate " et " certificate of identity confirmation " soit un certificat de naissance et un certificat de confirmation d'identité, desquels il ressort que M. J A E est né le 1er janvier 1980 à Gandershe, de A E et de Isnino Aden Egal et qu'il est marié. Si ces documents ne peuvent être regardés comme des actes d'états civils au sens de l'article 47 du code civil, ils peuvent être pris en compte, le cas échéant, pour déterminer l'existence d'une situation de possession d'état. Les mentions de ces actes sont corroborées par le passeport de M. J A E versé à l'instance. Par suite, l'identité et le lien marital de M. J A E avec la réunifiante doivent être tenus pour établis.
8. Enfin, pour établir l'identité et le lien de famille allégués des demanderesses de visa avec la réunifiante, les requérants ont produit les traductions en français de certificats de naissance somaliens établis en 2021 par la municipalité de Mogadishu, pour ses cinq filles, mentionnant l'identité de leurs parents ainsi que leur adresse, ainsi que des certificats de confirmation d'identité établis le même jour comportant également leur photographie et des relevés d'empreinte. Si ces actes ne peuvent être regardés comme des actes d'état civil au sens de l'article 47 du code civil, ils peuvent, le cas échéant être retenus au titre de la possession d'état. Les mentions de ces actes sont corroborées par les passeports somaliens des intéressées. En outre, ces éléments sont cohérents avec ceux figurant dans les déclarations de Mme A D réalisées auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides Par suite, l'identité et le lien de famille allégué des demanderesses de visa avec la réunifiante doivent être regardés comme établis par le mécanisme de la possession d'état.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont fondés à soutenir que la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en retenant que les actes produits pour établir les identités et les liens de filiation des demandeurs de visas n'étaient pas suffisamment probants.
10. Toutefois, la commission de recours s'est également fondée sur le motif tiré de ce que les demandes de visa ont été déposées dans le cadre d'une réunification partielle qui porte atteinte à l'intérêt des enfants de la personne placée sous la protection de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
11. Aux termes de l'article L. 434-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendu applicable à la réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code : " Le regroupement familial est sollicité pour l'ensemble des personnes désignées aux articles L. 434-2 à L. 434-4. Un regroupement partiel peut toutefois être autorisé pour des motifs tenant à l'intérêt des enfants. ".
12. Il résulte de ces dispositions que la réunification familiale doit concerner, en principe, l'ensemble de la famille du ressortissant étranger qui demande à en bénéficier et qu'une réunification familiale partielle ne peut être autorisée que si l'intérêt des enfants le justifie.
13. Il est constant qu'aucune demande de visa n'a été présentée pour les quatre fils mineurs de Mme A D, alors qu'ils constituent avec leur mère et leurs cinq sœurs une seule et même cellule familiale. Par suite, la réunification familiale sollicitée présente un caractère partiel. Il ne ressort, par ailleurs, pas des pièces du dossier que l'intérêt supérieur de ces enfants, nés entre 2007 et 2011, serait de demeurer en Somalie, alors même qu'ils y résident aux côtés de leur grand-mère. Enfin, si les requérants allèguent que compte tenu des dangers encourus sur le chemin pour fuir la Somalie, il est dans leur intérêt de rester dans leur pays, il n'est fait état d'aucun élément tangible ou circonstancié permettant d'établir cette situation, alors que M. J A E et les demanderesses de visa sont parvenus à rejoindre Djibouti. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait dans l'intérêt de ces quatre enfants de demeurer dans leur pays de résidence, éloignés de leur mère et de leurs cinq sœurs. Dès lors, la commission de recours a pu, sans méconnaître les dispositions précitées, rejeter les demandes de visa au motif que la réunification familiale présentait un caractère partiel injustifié.
14. Il résulte de l'instruction que la commission de recours aurait pris la même décision de refus si elle s'était fondée sur ce seul motif.
15. En troisième lieu, la décision contestée n'a pas pour objet, en elle-même, d'interdire la réunification familiale souhaitée par les requérants qui ont la possibilité de déposer un dossier de demande de visa de long séjour pour leurs quatre autres enfants. Par ailleurs, et dès lors que le refus de visa est justifié par la situation de réunification familiale partielle, et en l'absence de tout élément relatif à l'intensité et au maintien des liens unissant les enfants à la réunifiante, qui est protégée en France depuis 2020, le moyen tiré de la méconnaissance du droit des intéressés à mener une vie privée et familiale normale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France doit également être écarté.
16. Enfin, compte tenu de ce qui a été dit au point 13 et dès lors que les refus de visa opposés aux filles de la requérante sont justifiés par la situation de réunification familiale partielle, le moyen tiré de la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A E et de Mme A D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. J A E, à Mme L D, à Me Regent et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme N, première-conseillère,
Mme Fessard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.
La rapporteure,
A. FESSARD
La présidente,
V. POUPINEAU
La greffière,
A-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026