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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2313832

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2313832

mercredi 17 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2313832
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationOQTF 6 semaines - M. CHUPIN
Avocat requérantCLOAREC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 septembre et 17 octobre 2023 M.G André D, représenté par Me Cloarec, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et dans l'immédiat, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de 50 euros par jour de retard;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation dudit avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi que la décision attaquée ait été signée par une autorité compétente ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Sur la décision fixant le pays de destination :

- il n'est pas établi que la décision attaquée ait été signée par une autorité compétente ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2024, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. B D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 août 2023 du président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes (section administrative).

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Chupin, président honoraire de tribunal administratif, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

M. Chupin, magistrat désigné, a été entendu dans la lecture de son rapport à l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1.M. G B D, ressortissant angolais né le 26 juin 1970, déclare être entré irrégulièrement en France le 17 janvier 2022 pour rejoindre sa compagne et ses trois enfants, titulaires d'un titre de séjour et présents sur le territoire national depuis 2013. Il a déposé une demande d'asile le 4 février 2022. Par une décision du 16 novembre 2022, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande. Par une décision du 30 mai 2023, la Cour nationale du droit d'asile a confirmé ce rejet. Par sa requête, M. B D demande au Tribunal d'annuler l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai en application du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur les conclusions principales à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : () 4° Si la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 743-2, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité " et aux termes de l'article L.614-5 du même code : " ()Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cette fin parmi les membres de sa juridiction ou parmi les magistrats honoraires inscrits sur la liste mentionnée à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative statue dans un délai de six semaines à compter de sa saisine. L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. L'audience est publique. Elle se déroule sans conclusions du rapporteur public, en présence de l'intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L'étranger est assisté de son conseil s'il en a un. Il peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin qu'il lui en soit désigné un d'office.".

En ce qui concerne le moyen commun tiré de la compétence du signataire des décisions attaquées :

3. L'arrêté attaqué a été signé par Mme C E, chef de bureau à la préfecture de la Sarthe. Par un arrêté du 20 juin 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs de ladite préfecture, le préfet de la Sarthe lui a donné délégation pour signer tous arrêtés, notamment les obligations de quitter le territoire français, les décisions fixant les pays de reconduite des étrangers en situation irrégulière et les décisions imposant de comparaître devant les forces de l'ordre. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure des décisions attaquées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application. Elle mentionne, par ailleurs, des éléments de la biographie de l'intéressé et de son parcours migratoire, notamment le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile. Enfin, l'autorité préfectorale n'est pas tenue de reprendre tous les éléments de la situation de l'intéressé, mais simplement de préciser les motifs qui fondent sa décision. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée, tant en droit qu'en fait.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, relatif au droit à une bonne administration : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Et aux termes de l'article 51 de la même charte, relatif à son champ d'application : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que le rappelle la Cour de justice de l'Union européenne dans son arrêt du 5 novembre 2014, Mukarabega, aff. C-166-13, ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée.

6. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant que celle-ci n'intervienne.

7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit, que M. B D a présenté une demande d'asile ; il a ainsi été en mesure, tout au long de l'instruction de sa demande de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur les mesures envisagées en cas de rejet de sa demande avant que celles-ci n'interviennent. En outre, il n'ignorait pas, à la suite de la décision rendue par la Cour nationale du droit d'asile, qu'il ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire national, en l'absence de tout autre demande de sa part tendant à se voir délivrer un titre de séjour sur un autre fondement. Or, il est constant que postérieurement à cette date, l'intéressé n'a présenté aucune demande de titre de séjour et n'a signalé au préfet de la Sarthe aucun événement ni changement relatifs à sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, du droit d'être entendu et des dispositions des articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté comme manquant en fait.

8. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de M. B D, notamment au regard des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou des dispositions de l'article L.542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avant de lui faire obligation de quitter le territoire français, dès lors que l'intéressé n'a présenté aucune demande de titre de séjour et que le préfet de la Sarthe n'était pas tenu d'examiner d'office si le requérant était susceptible de se voir attribuer une autorisation de séjour à un autre titre ; il ne ressort pas davantage de cette motivation que le préfet de la Sarthe qui a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B D se serait cru tenu par les décisions des instances asilaires. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, de ce que l'autorité préfectorale aurait estimé indûment être en situation de compétence liée et de l'erreur de droit doivent être écartés, l'intéressé ne justifiant notamment pas se trouver dans l'une des situations prévues par l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. En l'occurrence, M. B D est entré irrégulièrement en France, selon ses propres déclarations, le 17 janvier 2022, afin d'y solliciter l'asile ; la présence de l'intéressé en France était donc récente à la date de la décision attaquée, la durée de cette présence étant uniquement due à l'instruction de sa demande d'asile, alors que M. B D a vécu en Angola jusqu'à l'âge de cinquante et un ans où il dispose d'attaches familiales et culturelles. S'il est constant que sa compagne, Madame A F - qui se déclare célibataire - et les trois enfants issus de son union avec cette dernière, dont deux sont régulièrement présents en France depuis 2013, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé a déclaré aux services de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qu'il était séparé de sa compagne et qu'il ne participe pas à l'entretien et l'éducation de ses enfants dont l'un est resté en Angola. Par ailleurs, les circonstances que l'intéressé soit engagé comme bénévole au Secours catholique où il suit des cours de français et bénéficie d'une promesse d'embauche dans une entreprise d'agro-alimentaire ne lui confèrent, en tant que tels, aucun droit à demeurer en France. Dans ces conditions, M. B D n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Sarthe a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une erreur de droit.

11. En cinquième lieu, aux termes du 1° de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

12. En l'occurrence, il ressort des pièces du dossier que les trois enfants de M. B D n'avaient plus de lien avec celui-ci depuis 2013. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse méconnaîtrait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ", et aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

14. M. B D soutient que le retour dans son pays d'origine l'exposerait à des risques graves pesant sur sa sécurité personnelle, eu égard aux menaces et violences dont il serait victime. Pour demander l'annulation de la décision attaquée, M. B D se borne toutefois à reproduire le récit qu'il a exposé devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile qui ont considéré que les déclarations de l'intéressé impersonnelles et convenues étaient dépourvues d'indications précises et crédibles. Ainsi, en l'état de l'instruction, les faits allégués par le requérant ne peuvent être regardés comme étant établis. Par suite, il ne ressort pas du dossier que celui-ci serait effectivement exposé à des menaces mettant en danger sa sécurité personnelle dans l'hypothèse où il rejoindrait l'Angola. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ne peut qu'être écarté.

15. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 10 du présent jugement, il y a lieu d'écarter les moyens tirés, d'une part, de la méconnaissance par la décision attaquée des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, d'autre part, de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions attaquées doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. B D ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

18. En vertu de ces dispositions, le juge ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. B D doivent, dès lors, être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G B D , à Me Cloarec et au préfet de la Sarthe .

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2024.

Le magistrat désigné,

P. CHUPIN

La greffière,

C. GENTILS

La République mande et ordonne le préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

2313832

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