jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2314738 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ROULLEAU |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2022 sous le n° 2209595, Mme C B, représentée par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 mai 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation.
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistrés les 28 mars 2024 et 2 avril 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 août 2022.
II. Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2023 sous le n° 2314738, Mme C B, représentée par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer le titre de séjour sollicité, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation.
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires, enregistrés les 28 mars 2024 et 2 avril 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B n'a pas été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 2 avril 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Huet a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, ressortissante béninoise née le 7 août 1983, est entrée sur le territoire français le 5 septembre 2016. Elle a sollicité du préfet de la Vendée la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Sa demande a été rejetée par un arrêté du 24 juin 2019 portant en outre obligation de quitter le territoire français. Mme B a bénéficié d'une carte de séjour temporaire pour raisons de santé valable du 15 février 2021 au 15 novembre 2021. Le 19 novembre 2021, elle a sollicité du préfet de Maine-et-Loire le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 17 mai 2022. Mme B demande au tribunal, par sa requête enregistrée sous le n° 2209595, d'annuler cet arrêté.
2. La demande d'asile de Mme B a été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 24 janvier 2023. Par un arrêté du 23 mai 2023, Mme B a été obligée à quitter le territoire français. Mme B a sollicité du préfet de Maine-et-Loire, les 23 mai et 8 juin 2023, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en application des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 18 juillet 2023. Mme B demande au tribunal, par sa requête enregistrée sous le n° 2314738, d'annuler cet arrêté.
Sur la jonction :
3. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2209595 et 2314738 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la requête n° 2209595 :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
5. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif ou non à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
6. Pour refuser à la requérante la délivrance du titre de séjour que Mme B avait sollicité au regard de son état de santé, le préfet, faisant sien l'avis du 7 mars 2022 du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), a estimé que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour l'intéressée, laquelle peut voyager sans risques.
7. Pour contester ces éléments, Mme B produit des certificats et documents médicaux et indique bénéficier d'une prise en charge médicale dans le cadre de dysménorrhées invalidantes, d'une drépanocytose et de troubles psychologiques. Tout d'abord, en ce qui concerne les dysménorrhées invalidantes, les derniers certificats médicaux du docteur A, gynécologue-obstétricienne, du 1er septembre 2021 et du 8 décembre 2021, mentionnent que " cette patiente présente des douleurs pelviennes nécessitant une surveillance médicale avec consultations rapprochées " et que " la patiente est prise en charge sur le plan des douleurs par une infirmière spécialisée du centre EndoRef Angers ". Par ailleurs, son médecin généraliste indique, dans un certificat médical daté du 4 juillet 2022, que son " état de santé justifie qu'elle puisse avoir un accès facile et rapide à des antalgiques de la classe des opioïdes (morphiniques) régulièrement dans l'année, selon ses besoins médicaux urgents " et qu' " elle doit également poursuivre son traitement au long cours par TENS (électrostimulation antalgique quotidienne) sans interruption ". Ensuite, en ce qui concerne la drépanocytose, Mme B soutient qu'elle bénéficie d'un suivi en hématologie pour des crises vaso-occlusives avec douleurs des membres et arthralgies et produit à cet égard, uniquement, le certificat médical confidentiel adressé au médecin rapporteur de l'OFII dans le cadre de la demande de titre de séjour en litige, daté du 8 décembre 2021, duquel il ressort que Mme B souffre d'un " probable syndrome drépanocytaire ". Enfin, en ce qui concerne les troubles psychologiques, et pour remettre en cause l'appréciation portée par le préfet, Mme B produit trois notes rédigées par l'association France Horizon qui mentionnent que Mme B est reçue de manière bihebdomadaire dans le cadre d'entretiens de soutien psychologique.
8. Toutefois, par la seule production de ces certificats et documents médicaux, qui se bornent à faire état, sans autre précision, de ses pathologies et décrivent la prise en charge dont elle fait l'objet en France et le suivi dont elle doit faire l'objet, l'intéressée n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet au regard notamment de l'avis du collège de médecins de l'OFII. En particulier, aucun élément médical versé au dossier n'établit que les pathologies dont souffre la requérante puissent être regardées, au cas d'espèce et à la date de l'arrêté attaqué, comme constitutives d'un état de santé nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité au sens des dispositions précitées. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire aurait commis une erreur d'appréciation. A cet égard, dès lors que la décision contestée n'est pas fondée sur la possibilité pour le demandeur d'accéder à des soins dans son pays d'origine, Mme B ne peut utilement soutenir qu'elle ne pourrait effectivement avoir accès à des soins appropriés dans son pays d'origine. Elle ne produit en tout état de cause aucun document venant au soutien de ses allégations. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
10. Mme B réside sur le territoire français depuis septembre 2016. Bien que séjournant sur le territoire depuis près de six années à la date de la décision attaquée, d'une part, elle y a séjourné le temps nécessaire à l'instruction de sa demande d'asile, puis sous couvert d'un titre de séjour temporaire en qualité d'étranger malade et, enfin, le temps nécessaire à l'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour et, d'autre part, elle s'y est également maintenue en méconnaissance d'une précédente mesure d'éloignement. Mme B soutient que sa vie privée et familiale est désormais établie en France où réside une partie de sa famille, à savoir l'une de ses sœurs de nationalité française ainsi que l'un de ses enfants né le 9 octobre 2016 à Challans. Toutefois, il est constant que Mme B a vécu l'essentiel de son existence au Bénin, étant arrivée en France à l'âge de trente-trois ans, et n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où résident son autre enfant, ses parents et trois frères et sœurs. Enfin, si Mme B se prévaut de ses efforts d'insertion, caractérisés notamment par l'exercice d'activités professionnelles en qualité d'emploi familial auprès de particuliers dans le cadre du dispositif du chèque emploi service universel entre les mois de septembre à décembre 2021, en qualité d' " enquêteur vacataire " au sein de la société Alyce entre les mois de septembre à décembre 2021 ainsi qu'en qualité d'agent polyvalent de restauration entre les mois de décembre 2021 à avril 2022, ces éléments ne sauraient suffire à établir l'intensité, l'ancienneté et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, l'intéressée n'établit pas davantage que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fins d'injonction.
En ce qui concerne la requête n° 2314738 :
12. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
13. A la date de l'arrêté contesté, Mme B séjournait sur le territoire français depuis près de sept années et avait fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement. Elle se prévaut de son état de santé, tel que décrit au point 7 du présent jugement, et de ses liens personnels et familiaux en France, tels que rappelés au point 10 du présent jugement. Elle justifie par ailleurs participer à des activités de bénévolat auprès du Secours catholique depuis septembre 2019 et faire l'objet d'un accompagnement dans le cadre d'un dispositif de Plan local pour l'insertion et l'emploi depuis le 6 juillet 2021. Toutefois, ces circonstances ne suffisent pas, à elles seules et pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 8 et 10 du présent jugement, à établir l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant son admission exceptionnelle au séjour. Pour les mêmes motifs, l'intéressée n'établit pas davantage que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fins d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme réclamée par la requérante au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par la requérante au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Roulleau et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Giraud, président,
Mme Beyls, conseillère,
M. Huet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
Le rapporteur,
F. HUET
Le président,
T. GIRAUD
Le greffier,
G. VIEL
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Nos 2209595 ; 2314738
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026