vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2315340 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | BENVENISTE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 octobre 2023 et le 14 décembre 2023, sous le n° 2315340, M. D A et Mme B C épouse A, représentés par Me Benveniste, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision en date du 5 décembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Annaba et Constantine (Algérie) leur refusant un visa au titre d'un retour en France ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans le délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer les demandes de visas dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée dès lors que la communication des motifs de la décision est intervenue au-delà du délai d'un mois imparti à l'administration ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du 21 septembre 2009, et est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'ils ont obtenu le renouvellement de leur certificat de résidence ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur leur situation personnelle.
La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 14 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 8 janvier 2024.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la situation de compétence liée dans laquelle se trouvaient les autorités consulaires pour délivrer le visa sollicité, dès lors que M. A et Mme C épouse A étaient titulaires d'un titre de séjour en cours de validité.
II. Par une requête enregistrée le 13 octobre 2023, sous le n°2315354, M. D A et Mme B C épouse A, représentés par Me Benveniste, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours préalable formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Annaba (Algérie) rejetant leur demande de visa au titre d'un retour en France ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans le délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer les demandes de visas dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait ;
- elle n'a pas été prise à l'issue d'un examen particulier de leur situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que les visas ne pouvaient être refusés puisqu'ils justifient être titulaires d'un titre de séjour en cours de validité et qui n'a pas été retiré ;
- à titre subsidiaire, si une décision de retrait des titres de séjour devait être produite, elle serait illégale en l'absence de déroulement de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnaît l'article 8 de l'accord franco-algérien du 28 décembre 1967, en ce que le force majeure, résultant de la pandémie de Covid-19, de la fermeture des frontières et de la succession de refus de visas illégaux, fait obstacle à la péremption de leur certificat de résidence ;
- la péremption de leurs certificats de résidence algérien est la conséquence de la déloyauté de l'administration, qui aurait dû leur délivrer un visa pour leur retour en France dès l'année 2021 ;
- les demandes et courriers qu'ils ont adressés au consulat doivent être regardés comme une demande de prolongation de la période de trois ans prévue par l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié pour reporter la péremption de leur titre de séjour, et qui a été tacitement acceptée en application de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration ; en tout état de cause, ils n'ont pas été informés de la possibilité qu'ils avaient de présenter une demande de prolongation ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur leur situation personnelle.
La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 14 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 8 janvier 2024.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la situation de compétence liée dans laquelle se trouvaient les autorités consulaires pour délivrer le visa sollicité, dès lors que M. A et Mme C épouse A étaient titulaires d'un titre de séjour en cours de validité.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ravaut,
- les conclusions de Mme Heng, rapporteure publique,
- et les observations de Me Benveniste, représentant M. et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A, ressortissants algériens, ont déposé des demandes de visa dits de retour au cours du mois de septembre 2022. Par des décisions du 19 octobre 2022, l'autorité consulaire française à Annaba et Constantine a refusé de leur délivrer les visas sollicités. Par une requête enregistrée sous le n° 2315340, M. et Mme A demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures, d'annuler la décision explicite du 5 décembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les décisions de l'autorité consulaire du 19 octobre 2022. Par une seconde requête enregistrée sous le n°2315354, ils demandent l'annulation de la décision implicite de rejet née le 14 août 2023 du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours préalable formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Annaba du 16 mai 2023 rejetant leur nouvelle demande de visa présentée au titre d'un retour en France. Ces requêtes présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation des requêtes :
2. Aux termes de l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour entrer en France, tout étranger doit être muni : / 1° Sauf s'il est exempté de cette obligation, des visas exigés par les conventions internationales et par l'article 6, paragraphe 1, points a et b, du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) () ". Aux termes de l'article L. 312-5 du même code : " Par dérogation aux dispositions de l'article L. 311-1, les étrangers titulaires d'un titre de séjour () sont admis sur le territoire au seul vu de ce titre et d'un document de voyage. ". Enfin, aux termes de l'article L. 312-4 du même code : " Un visa de retour est délivré par les autorités diplomatiques et consulaires françaises à la personne de nationalité étrangère bénéficiant d'un titre de séjour en France en vertu des articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-17, L. 423-18, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 dont le conjoint a, lors d'un séjour à l'étranger, dérobé les documents d'identité et le titre de séjour ".
3. Il résulte de ces dispositions que la détention d'un titre de séjour par un étranger permet son retour pendant toute la période de validité de ce titre sans qu'il ait à solliciter un visa d'entrée sur le territoire français. Entre dans ces prévisions l'étranger qui, bien qu'ayant égaré son titre de séjour, produit des pièces établissant la validité de ce titre. En ce cas, les autorités consulaires ne disposent pas du pouvoir de refuser, quel que soit le motif invoqué pour justifier leur décision, l'octroi d'un visa d'entrée en France à l'étranger.
En ce qui concerne la décision explicite de rejet du 5 décembre 2023 :
4. Il ressort des termes de la décision attaquée que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours de M. et Mme A au motif qu'ils ne justifiaient pas d'un droit au séjour à la date de leurs demandes de visas.
5. Il ressort des pièces du dossier, que M. et Mme A ont été titulaires d'un certificat de résidence algérien valable du 5 novembre 2018 au 4 novembre 2019. Ils ont présenté une demande de renouvellement de leur certificat de résidence et la préfecture du Val-de-Marne leur a délivré un récépissé le 12 novembre 2019, qui expirait le 11 mai 2020. Ils sont partis en Algérie pour effectuer une visite familiale en décembre 2019 et n'ont pas pu retourner en France en raison de la fermeture des frontières algériennes du 17 mars 2020 au 1er juin 2021 du fait de la pandémie de la Covid-19. En mai 2020, ils ont été informés par un message électronique de la mise à disposition de leur titre de séjour en préfecture. Enfin, il ressort des termes des décisions consulaires du 16 mai 2023 rejetant les secondes demandes de visa présentées par les intéressés, que le titre de séjour délivré est un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans, ce qui n'est pas contesté par le ministre de l'intérieur, qui n'a pas produit d'observations.
6. Ainsi, il ressort de l'ensemble de ces éléments, que, contrairement à ce qu'a retenu la commission de recours dans sa décision du 5 décembre 2023, M. et Mme A étaient titulaires, à la date de leur demande de visa en septembre 2022, d'un droit au séjour découlant de la délivrance d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans, en cours de validité. Dès lors, les requérants sont fondés à soutenir que le motif opposé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est entaché d'erreur d'appréciation. M. et Mme A étant ainsi titulaires d'un droit au séjour, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se trouvait en situation de compétence liée pour leur délivrer les visas sollicités.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. et Mme A sont fondés à demander l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France en date du 5 décembre 2023.
En ce qui concerne la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France née le 14 août 2023 :
8. Aux termes de l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié : " Le certificat de résidence d'un ressortissant algérien qui aura quitté le territoire français pendant une période de plus de trois ans consécutifs est périmé. Toutefois, il lui sera possible de demander la prolongation de la période visée au premier alinéa, soit avant son départ de France, soit par l'intermédiaire des Ambassades et Consulats français ".
9. En application des dispositions de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, si le recours administratif préalable obligatoire formé contre une décision de refus d'une demande de visa fait l'objet d'une décision implicite de rejet, cette décision, qui se substitue à la décision initiale, doit être regardée comme s'étant appropriée les motifs de la décision initiale. La décision implicite née le 14 août 2023 doit donc être regardée comme s'étant appropriée le motif opposé par l'autorité consulaire française à Annaba, à savoir que M. et Mme A ont séjourné plus de trois ans consécutifs hors de France lors des dix dernières années alors qu'ils étaient titulaires d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans et, en conséquence, qu'ils ne disposaient pas d'un droit au séjour.
10. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que le soutiennent les requérants, que leur maintien en Algérie résulte, outre la fermeture des frontières algériennes du 17 mars 2020 au 1er juin 2021 en raison de la pandémie de la Covid-19, des refus de l'administration opposés en 2021 et en 2022, de leur délivrer un visa au titre d'un retour en France alors qu'ils étaient titulaires d'un certificat de résidence algérien valable dix ans. Dès lors, les stipulations précitées de l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié, suivant lesquelles le certificat de résidence d'un ressortissant algérien qui a quitté le territoire français pendant une période de plus de trois années consécutives est périmé, ne pouvaient leur être appliquées. Dans ces conditions, M. et Mme A sont fondés à soutenir qu'en leur opposant ce motif, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. M. et Mme A étant ainsi titulaires d'un droit au séjour, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se trouvait en situation de compétence liée pour délivrer les visas sollicités.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. et Mme A, sont fondés à demander l'annulation de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France née le 14 août 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement, compte tenu de l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à M. et Mme A les visas sollicités dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Sur les frais du litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France en date du 5 décembre 2023 et la décision implicite de la commission de recours née le 14 août 2023 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer les visas sollicités dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Article 3 : L'Etat versera à M. et Mme A une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Mme B C épouse A et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Paquelet-Duverger, première conseillère,
M. Ravaut, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2024.
Le rapporteur,
C. RAVAUT
La présidente,
V. POUPINEAU
La greffière,
A.-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2315340, 2315354
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026