vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2316294 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CHAUMETTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 octobre 2023 et 7 mai 2024, M. A D, représenté par Me Chaumette, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet de Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 75 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- il sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés, tant au regard de l'illégalité externe qu'interne du refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- il sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés, tant au regard de l'illégalité externe qu'interne du refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision de refus de fixation d'un délai de départ volontaire :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des circonstances humanitaires ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 avril 2024 et 14 mai 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Allio-Rousseau a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant marocain né le 3 mai 1984, est entré en France le 21 janvier 2017, sous couvert d'un visa de long séjour. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissante française sur le fondement des dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 27 juillet 2023 portant en outre obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 5 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a donné à la directrice des migrations et de l'intégration délégation à l'effet de signer dans le cadre des attributions relevant de sa direction " - tous arrêtés et décisions individuelles relevant des attributions de la direction des migrations et de l'intégration, à l'exception des arrêtés réglementaires et des circulaires aux maires ", et plus particulièrement au titre du bureau du séjour, " - les décisions portant refus de titre de séjour () assorties ou non d'une mesure d'obligation de quitter le territoire, d'une décision fixant le pays de renvoi, d'une décision portant sur le délai de retour volontaire () ", et au titre du bureau du contentieux et de l'éloignement, " - les décisions portant obligation de quitter le territoire assorties ou non d'une décision portant sur le délai de retour volontaire avec ou sans mesure de surveillance ; () / - les décisions fixant le pays de renvoi () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision portant refus de délivrer un titre de séjour, prise au visa, notamment, de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-marocain et des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont elle fait application, indique avec une précision suffisante les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. D justifiant que lui soit refusé la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
4. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient M. D, il ressort de la motivation de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à l'examen de sa situation personnelle et familiale avant de décider de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour, le préfet n'étant au demeurant pas tenu de faire état de l'intégralité des éléments relatifs à cette situation et ne pouvant faire état que des faits portés à sa connaissance par l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen de la situation de M. D doit être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-5 du même code : " La rupture de la vie commune n'est pas opposable lorsqu'elle est imputable à des violences familiales ou conjugales ou lorsque l'étranger a subi une situation de polygamie. En cas de rupture de la vie commune imputable à des violences familiales ou conjugales subies après l'arrivée en France du conjoint étranger, mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint étranger se voit délivrer la carte de séjour prévue à l'article L. 423-1 sous réserve que les autres conditions de cet article soient remplies. "
6. Il ressort de l'arrêt de la cour d'assises de la Loire-Atlantique du 15 octobre 2020 faisant état de la condamnation à dix ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre par M. D sur son ex-conjointe, que la communauté de vie entre les époux, qui s'étaient mariés le 31 août 2016 au Maroc, est effectivement rompue depuis 2017. Si M. D soutient qu'il aurait été victime de violences psychologiques de son ex-conjointe, de sorte que la rupture de la vie commune n'est lui est pas imputable, et produit à cet égard le jugement de divorce du tribunal judiciaire de Nantes du 9 avril 2021 qui fait état d'un " caractère fautif du comportement antérieur de son épouse vis-à-vis des devoirs du mariage ", il ressort des pièces du dossier que M. D a été reconnu coupable des faits de tentative de meurtre le 15 septembre 2017 à l'encontre de son épouse, pour lesquels il a été condamné à dix ans d'emprisonnement. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la rupture de la vie commune serait exclusivement imputable au comportement de son épouse. Dans ces conditions, en refusant à l'intéressé un titre de séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Toute période de détention ou toute période d'exécution de peine sous un autre régime d'exécution, tel le régime de semi-liberté, le placement à l'extérieur ou le placement sous la surveillance électronique, ne peut être regardée comme une période de résidence régulière au sens des dispositions précitées, dès lors qu'elle emporte une obligation de résidence pour l'intéressé, ne résultant pas d'un choix délibéré de sa part.
9. D'une part si M. D se prévaut de sa durée de présence en France depuis 2017, il ressort des pièces du dossier qu'il y entré en janvier 2017 et qu'il est incarcéré depuis le 17 septembre 2017, ayant été condamné à une peine de dix ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre sur son ex-conjointe. D'autre part, la seule circonstance qu'il aurait exercé en détention une activité professionnelle rémunérée à compter du mois de mai 2023, qu'il ait acquis un certificat d'aptitude professionnelle " boulanger ", un diplôme d'études en langue française A1 en 2018, et une attestation de compétences en langue française en 2020, ne sauraient suffire à attester de l'intensité de son intégration au sein de la société française. Au surplus, il ressort de la fiche d'examen de la situation du requérant versée par le préfet de la Loire-Atlantique, que M. D, célibataire à la date de l'arrêté en litige, possède des attaches familiales dans son pays d'origine où vivent notamment sa mère, son frère et sa sœur. Dans ces conditions, et alors que la présence en France de M. D caractérise un risque de menace à l'ordre public, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaquée porte une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée et familiale du requérant, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. D invoque à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
11. En deuxième lieu, en se bornant à indiquer qu'il " sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés tant au regard de la légalité externe qu'interne du refus de séjour ", M. D ne permet pas au tribunal d'apprécier la consistance et la portée des moyens soulevés.
12. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le requérant n'établit pas que la mesure d'éloignement attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation et porterait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. D invoque à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.
14. En deuxième lieu, en se bornant à indiquer qu'il " sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés tant au regard de la légalité externe qu'interne du refus de séjour ", M. D ne permet pas au tribunal d'apprécier la consistance et la portée des moyens soulevés.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés précédemment, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en tout état de cause, être écarté.
Sur la légalité de la décision de refus de délai de départ volontaire :
16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ". Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. D sur le fondement du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux motifs que l'intéressé a été condamné le 15 octobre 2020 par la cour d'assises de la Loire-Atlantique à dix ans de réclusion criminelle pour des faits de tentative de meurtre par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, et qu'il représente par conséquent une menace pour l'ordre public. Il comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui constituent le fondement du refus de délai de départ volontaire. Dès lors, le moyen tiré de ce que cette décision serait insuffisamment motivée doit être écarté.
17. En deuxième lieu, il ne ressort ni de cette motivation ni des autres pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressé.
18. En troisième lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. D invoque à l'encontre de la décision de refus de délai de départ volontaire, ne peut qu'être écarté.
19. En dernier lieu, compte tenu de la situation du requérant telle que décrite au point 9, le préfet, en n'octroyant pas de délai de départ volontaire à M. D, n'a pas entaché sa décision d'erreur de droit ni d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle.
Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans :
20. En premier lieu, l'interdiction de retour, qui comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, est suffisamment motivée. Par ailleurs, il ne ressort ni de cette motivation ni des autres pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressé.
21. En deuxième lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, et fixation du pays de destination n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. D invoque à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ne peut qu'être écarté.
22. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le requérant n'établit pas que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation et porterait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Chaumette.
Délibéré après l'audience du 17 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Benoist, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
M. ALLIO-ROUSSEAU
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
E. HAUBOIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026