mardi 7 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2316690 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème chambre |
| Avocat requérant | SAS ITRA CONSULTING |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023, sous le n° 2316690, M. A G B, agissant tant en son nom personnel qu'en qualité de représentant légal de son enfant mineur G D B, représenté par la SAS Itra Consulting, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) refusant à l'enfant G D B la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision implicite née le 10 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) ;
3°) d'enjoindre à l'autorité consulaire française en Haïti de délivrer le visa demandé sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer la demande dans le même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision consulaire ne comporte aucune date ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en fait ;
- elles sont dépourvues de base légale ;
- il ne pourra être procédé à une substitution de base légale par le tribunal dès lors que les garanties procédurales n'ont pas été respectées ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que la demande de visa n'a pas été déposée dans le cadre d'une réunification familiale partielle ;
- les documents produits établissent le lien de filiation l'unissant au demandeur de visa ;
- les conditions de délivrance du visa demandé sont remplies ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article 371-4 du code civil ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3, du paragraphe 1 de l'article 10 et de l'article 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 novembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
II - Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023, sous le n° 2316691, Mme F E, représentée par la SAS Itra Consulting, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) lui refusant la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision implicite née le 10 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) ;
3°) d'enjoindre à l'autorité consulaire française en Haïti de délivrer le visa demandé sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer la demande dans le même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en fait ;
- elles sont dépourvues de base légale ;
- il ne pourra être procédé à une substitution de base légale par le tribunal dès lors que les garanties procédurales n'ont pas été respectées ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que le réunifiant a justifié de sa volonté de bénéficier de la réunification familiale à son profit ;
- le lien de concubinage l'unissant au réunifiant est établi par la naissance de leurs enfants ;
- les conditions de délivrance du visa demandé sont remplies ;
- les décisions attaquées méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 novembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
III - Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023, sous le n° 2316692, M. A G B, agissant tant en son nom personnel qu'en qualité de représentant légal de son enfant mineur C H B, représenté par la SAS Itra Consulting, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) refusant à l'enfant C H B la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision implicite née le 10 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) ;
3°) d'enjoindre à l'autorité consulaire française en Haïti de délivrer le visa demandé sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer la demande dans le même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision consulaire ne comporte aucune date ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en fait ;
- elles sont dépourvues de base légale ;
- il ne pourra être procédé à une substitution de base légale par le tribunal dès lors que les garanties procédurales n'ont pas été respectées ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que la demande de visa n'a pas été déposée dans le cadre d'une réunification familiale partielle ;
- les documents produits établissent le lien de filiation l'unissant au demandeur de visa ;
- les conditions de délivrance du visa demandé sont remplies ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article 371-4 du code civil ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3, du paragraphe 1 de l'article 10 et de l'article 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 novembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Roncière a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant haïtien, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision du 26 octobre 2018 du directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides. Mme E et les enfants G D B et C H B, respectivement sa concubine et leurs enfants allégués, ont sollicité la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France auprès de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti), en qualité de membres de la famille d'un réfugié. Cette autorité a refusé de délivrer les visas demandés. Par une décision implicite née le 10 septembre 2023 puis par une décision expresse du 21 novembre 2023, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre ces décisions consulaires. M. B et Mme E demandent l'annulation au tribunal des décisions consulaires et de la décision implicite de la commission de recours.
Sur la jonction :
2. Les requêtes enregistrées sous les n°s 2316690, 2316691 et 2316692 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de l'autorité consulaire française :
3. Il résulte des dispositions de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se substitue à celles qui ont été prises par l'autorité diplomatique ou consulaire. Par suite, la décision du 21 novembre 2023 de cette commission s'est substituée aux décisions de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince. Il en résulte que les conclusions de la requête doivent être regardées comme dirigées contre la seule décision de refus de la commission de recours et les moyens propres soulevés contre les décisions consulaires écartés comme inopérants.
Sur l'objet du litige :
4. Si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions des requêtes de M. B et Mme E tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Port-au-Prince (Haïti) refusant à Mme E et aux enfants G D B et C H B, la délivrance de visas d'entrée et de long séjour en France doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 21 novembre 2023 par laquelle la commission de recours a expressément rejeté ce recours, et que les moyens propres dirigées contre la décision implicite née le 10 septembre 2023 sont inopérants.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France :
6. Pour rejeter le recours dont elle était saisie, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur les motifs tirés, d'une part, en ce qui concerne Mme E, de l'absence de justification d'une relation stable et continue des requérants avant le départ de M. B pour la France, et d'autre part, en ce qui concerne les enfants G D B et C H B, de ce que l'intérêt supérieur de ces enfants commande qu'ils restent auprès de leur mère dans leur pays d'origine.
7. Aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale :/ () 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. " L'article L 561-5 de ce code précise par ailleurs que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. (). ".
8. Le droit pour les réfugiés et titulaires de la protection subsidiaire de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants âgés de moins de dix-neuf ans implique que ceux-ci puissent solliciter et, sous réserve de motifs d'ordre public et à condition que leur lien de parenté soit établi, obtenir un visa d'entrée et de long séjour en France.
En ce qui concerne Mme E :
9. Mme E, dans le cadre de sa demande de visa, entendait se prévaloir de sa qualité de concubine au sens du 2° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A cet égard, les seules circonstances, opposées par le ministre en défense, que d'une part, M. B n'a pas exprimé auprès du bureau des familles de réfugiés de la sous-direction des visas du ministère de l'intérieur sa volonté d'être rejoint par Mme E, ce qui ne constitue pas au demeurant une condition légale pour obtenir la réunification familiale, et d'autre part, que Mme E a indiqué qu'elle était célibataire dans son formulaire de demande de visa, ne suffisent pas à établir l'absence de vie commune suffisamment stable et continue entre les intéressés avant la demande d'asile de M. B, alors que, pour établir leur lien de concubinage, les requérants produisent les actes de naissance des enfants G D B, né le 25 avril 2011, et C H B, né le 16 septembre 2015, qui mentionnent qu'ils sont les parents de ces deux enfants. Ainsi, les pièces produites, prises dans leur ensemble, au nombre desquelles figurent notamment les actes de naissance des enfants G D B et C H B, permettent de tenir pour établi l'existence d'un lien de concubinage, antérieur au dépôt par M. B de sa demande d'asile, au sens des dispositions du 2° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, en rejetant le recours dont elle était saisie, au motif énoncé au point 6, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a commis une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne les enfants G D B et C H B :
10. La décision attaquée est fondée par le fait que l'intérêt supérieur de ces enfants commande qu'ils restent auprès de leur mère dans leur pays d'origine.
11. Il est constant, au vu de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement, que l'intérêt supérieur des enfants, dont le lien de filiation avec le réunifiant et Mme E n'est pas contesté, est d'accompagner leur mère et de vivre auprès de leurs deux parents en France.
12. Dès lors, en opposant aux enfants G D B et C H B le motif précédemment énoncé, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a commis une erreur d'appréciation.
13. Il résulte de tout de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que les requérants sont fondés à obtenir l'annulation de la décision contestée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation retenu, implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme E et aux enfants G D B et C H B les visas d'entrée et de long séjour demandés dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) à verser aux requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 21 novembre 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme F E et aux enfants G D B et C H B les visas demandés dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera aux requérants la somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A G B, Mme F E et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Roncière, première conseillère,
Mme Moreno, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 janvier 2025.
La rapporteure,
M.-A. RONCIERE
Le président,
P. BESSE
La greffière,
N. BRULANT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2316690, 2316691 et 231669
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026