lundi 4 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2317015 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | - Asile - 15 jours |
| Avocat requérant | NERAUDAU |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 16 novembre 2023 sous le n° 2317015, Mme B G, représentée par Me Neraudau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a décidé de la transférer aux autorités lettonnes responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile en procédure normale, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans les meilleurs délais ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 700 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas établi que la décision attaquée ait été signée par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que son droit à l'information tel que prévu à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 dit " D A a été méconnu, faute pour elle d'avoir bénéficié de toutes les informations requises, en temps utile, par écrit ou à défaut expliqué oralement, et dans une langue qu'elle comprend ;
- il n'est pas établi que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ait été conduit dans les règles exigées de confidentialité et par une personne qualifiée en droit d'asile ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et méconnaît les dispositions de l'article 3 §2 et de l'article 7 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que sa première demande d'asile a été faite en Norvège en avril 2019 ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation de vulnérabilité et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du paragraphe 1 de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant au regard des articles 6-1 du règlement (UE) n° 604/2013 et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision attaquée constitue un risque direct et un risque indirect par ricochet de violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des dispositions de l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, dès lors qu'il existe en Lettonie, d'une part, un risque de défaillances systémiques ou ponctuelles en ce qui concerne la procédure d'asile, d'autre part, un risque de traitement inhumain et dégradant à raison des mauvaises conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Lettonie, et enfin, un risque de refoulement par ricochet, sans qu'elle puisse voir sa demande d'asile examinée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 27 novembre 2023 et le 29 novembre 2023 à 10h35, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme G a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2023.
II. Par une requête enregistrée le 16 novembre 2023 sous le n° 2317016, M. C E, représentée par Me Neraudau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a décidé de le transférer aux autorités lettones responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile en procédure normale, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans les meilleurs délais ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 700 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que la décision attaquée ait été signée par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que son droit à l'information tel que prévu à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 dit " D A a été méconnu, faute pour lui d'avoir bénéficié de toutes les informations requises, en temps utile, par écrit ou à défaut expliqué oralement, et dans une langue qu'il comprend ;
- il n'est pas établi que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ait été conduit dans les règles exigées de confidentialité et par une personne qualifiée en droit d'asile ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et méconnaît les dispositions de l'article 3 §2 et de l'article 7 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que sa première demande d'asile a été faite en Norvège en avril 2019 ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation de vulnérabilité et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du paragraphe 1 de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant au regard des articles 6-1 du règlement (UE) n° 604/2013 et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision attaquée constitue un risque direct et indirect par ricochet de violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des dispositions de l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, dès lors qu'il existe en Lettonie, d'une part, un risque de défaillances systémiques ou ponctuelles en ce qui concerne la procédure d'asile, notamment à raison de la pratique des refoulements illégaux, d'autre part, un risque de traitement inhumain et dégradant à raison des mauvaises conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Lettonie, et enfin, un risque de refoulement par ricochet, sans qu'il puisse voir sa demande d'asile examinée.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 27 novembre 2023 et le 29 novembre 2023 à 10h35, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thomas, première conseillère, pour exercer les pouvoirs que lui confère l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 novembre 2023 à 14h30 :
- le rapport de Mme Thomas, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Fabre, substituant Me Neraudau, avocate des requérants, présents, assistés de M. F, interprète, qui soulève un nouveau motif tiré de l'illégalité, par la voie de l'exception, de la décision de transfert prise par les autorités allemandes le 7 juin 2023.
La clôture de l'instruction a été prononcée au 29 novembre 2023 à 12h00.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G et M. E, ressortissants azerbaïdjanais respectivement nés le 1er mars 1995 et le 24 mars 1984, et accompagnés de leurs deux enfants mineurs nés en 2019 et en 2021, déclarant être entrés en France le 6 septembre 2023, ont présenté des demandes d'asile auprès de la préfecture de Loire-Atlantique le 29 septembre 2023. A l'issue de la procédure de détermination de l'État membre responsable de leur demande d'asile, par des arrêtés du 7 novembre 2023, dont les requérants demandent au tribunal l'annulation, le préfet de Maine-et-Loire a prononcé leur transfert aux autorités lettonnes
Sur la jonction :
2. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2317015 et 2317016 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont les stipulations ont été reprises par l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". En application de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Les États membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux, y compris à la frontière ou dans une zone de transit. La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre A désignent comme responsable. / 2. () / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre A afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable/ () ". L'application de ces critères peut toutefois être écartée en vertu de l'article 17 du même règlement, aux termes duquel : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité () ". La faculté laissée aux autorités françaises, par les dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement précité, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme G et M. E ont obtenu des visas de la part des autorités consulaires lettones en Azerbaïdjan. Ce visa leur a permis d'entrer sur le territoire européen et de déposer une demande d'asile en Norvège le 2 avril 2019. Ils ont séjourné en Allemagne de juin 2019 au 7 juin 2023 date à laquelle ils ont fait l'objet d'un transfert par les autorités allemandes vers la Lettonie. Pendant cette période de séjour en Allemagne, leurs demandes d'asile déposées le 2 juin 2019 n'ont pas été examinées. Ainsi, après cinq ans sur le territoire européen, leurs demandes d'asile déposées pour la première fois le 2 avril 2019, n'ont toujours pas été examinées. Il ressort également des pièces du dossier que M. E est atteint d'une infection asymptomatique par le virus de l'immunodéficience humaine. Il ressort des pièces du dossier que, pour le traitement du VIH, M. E bénéficie en France de la prescription d'une spécialité médicale trithérapeutique associant trois antirétroviraux actifs sur les virus de l'immunodéficience humaine et qui sont le bictégravir, l'emtricibatine et le ténofovir alafénamide. Le préfet de Maine-et-Loire ne justifie ni même n'allègue qu'un traitement équivalent serait disponible en Lettonie. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le fils aîné du requérant né le 12 août 2019 est atteint de troubles autistiques qui nécessitent une prise en charge spécifique. Au regard de l'ensemble de ces éléments et compte tenu de la vulnérabilité particulière des membres de la famille des requérants, le préfet de Maine-et-Loire, en n'écartant pas le critère permettant de désigner comme l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile la Lettonie, pour mettre en œuvre, au bénéfice des intéressés, l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, a entaché son appréciation d'erreur manifeste.
5. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, les requérants sont fondés à demander l'annulation des arrêtés du 7 novembre 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard au motif de l'annulation qu'il prononce, la responsabilité des autorités françaises dans l'examen de la demande d'asile que M. E et Mme G ont déposée en France. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de leur délivrer, le temps de cet examen, l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de fixer à 15 jours à compter de la notification du présent jugement, le délai de délivrance de cette attestation. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir le prononcé de cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
7. Les requérants ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Aussi, leur avocate peut se prévaloir de l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dès lors, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Néraudau de la somme de 2 000 euros. Ce versement vaudra, conformément à cet article 37, renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 7 novembre 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a décidé le transfert vers la Lettonie de Mme G et de M. E sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Maine-et-Loire de délivrer à Mme G et à M. E, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant de l'enregistrement par les autorités françaises de leur demande d'asile en vue de leur examen par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 2 000 euros à Me Néraudau en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à charge pour elle de renoncer à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme B G, à M. C E, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Neraudau.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2023.
La magistrate désignée,
S. THOMASLe greffier,
J-F.MERCERON
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2317015, 2317016
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026