vendredi 19 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2318072 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | MEGHERBI |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°2214992 rendu le 31 août 2023, le tribunal administratif de Nantes a annulé la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre la décision du 17 août 2022 par laquelle l'autorité consulaire française à Alger (Algérie) a refusé de délivrer à M. A B un visa de long séjour en qualité de visiteur et a enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer sa demande ;
Par une lettre, enregistrée le 8 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Megherbi a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n°2214992.
Par une lettre, enregistrée le 20 novembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait valoir qu'un visa de court séjour circulation a été délivré à l'intéressé le 8 octobre 2023.
Par une lettre en date du 28 novembre 2023, le président du tribunal a informé Me Megherbi du classement administratif de sa demande.
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, M. B conteste la décision de classement administratif au motif que le visa de type C délivré n'est pas celui sollicité.
Par une ordonnance du 6 décembre 2023, le président du tribunal a prononcé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°2214992.
Par une production, enregistrée le 15 janvier 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a transmis au tribunal la copie du visa de long séjour portant la mention visiteur délivré le 11 janvier 2024 à M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que le ministre de l'intérieur et des outre-mer a fait procéder au réexamen de la demande de visa de M. B et que le visa sollicité par le requérant a été délivré le 11 janvier 2024. Dans ces conditions, le jugement n° 2214992 du 31 août 2023 a été exécuté. Par suite, il n'y a pas lieu de prescrire de mesure d'exécution du jugement n°2214992 rendu par le tribunal le 31 août 2023.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de prescrire de mesure d'exécution du jugement n°2214992 rendu par le tribunal le 31 août 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nantes, le 19 avril 2024.
La présidente,
H. DOUET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026