mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2318186 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AMISSE-GAUTHIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2023, M. C D et Mme B D, représentés par Me Paul, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de Guérande sur leur demande du 28 septembre 2023 tendant à ce qu'il soit dressé procès-verbal d'infractions à la législation de l'urbanisme ;
2°) de condamner l'Etat à leur payer en réparation la somme de 8 000 euros ;
3°) d'enjoindre à l'administration de mettre M. A en demeure de procéder à la régularisation des ouvrages réalisés par ses soins en méconnaissance du permis de construire du 23 août 2019 et des dispositions du plan local d'urbanisme et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2024, M. E A, représenté par Me Amisse-Gauthier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. et Mme D le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2024, la commune de Guérande conclut au rejet de la requête.
Par une lettre du 1er juillet 2024, M. et Mme D ont, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, été invités à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions dans un délai d'un mois.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, M. et Mme D demandent au tribunal :
1°) à titre principal, de constater la disparition de l'objet du recours et de prononcer le non-lieu à statuer ;
2°) à titre subsidiaire, d'une part, d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de Guérande sur leur demande du 28 septembre 2023 tendant à ce qu'il soit dressé procès-verbal d'infractions à la législation de l'urbanisme et, d'autre part, de condamner l'Etat à leur payer en réparation la somme de 8 000 euros ;
3°) en tout état de cause, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de M. et Mme A le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, faisant droit à la demande de M. et Mme D du 28 septembre 2023, l'adjoint au maire de Guérande, agissant au nom de l'Etat, a, le 3 mai 2024, dressé procès-verbal d'infractions aux règles d'urbanisme.
4. Compte tenu de cette circonstance et par une lettre du 1er juillet 2024, M. et Mme D ont, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, été invités à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions dans un délai d'un mois. Le 18 juillet 2024, M. et Mme D ont, à titre principal, conclu au non-lieu à statuer sur les conclusions de leur requête autres que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
6. Compte tenu de l'établissement du procès-verbal dressé le 3 mai 2024, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction que présentent M. et Mme D sont, désormais, sans objet.
7. L'établissement de ce procès-verbal ne prive pas d'objet les conclusions indemnitaires dirigées par M. et Mme D contre l'Etat. Ces derniers concluant à titre principal au non-lieu, ces conclusions à fin de non-lieu équivalent à un désistement pur et simple de ces conclusions indemnitaires. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. et Mme D, qui n'ont pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, le versement à M. A d'une somme à ce titre.
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. et Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. et Mme D.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions indemnitaires présentées par M. et Mme D.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme D est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D et Mme B D, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à M. E A.
Copies en seront adressées au préfet de la Loire-Atlantique et à la commune de Guérande.
Fait à Nantes, le 13 août 2024.
Le président,
A. DURUP DE BALEINE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026