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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2318779

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2318779

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2318779
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSEGUIN & KONRAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré le titre sollicité le 7 mai 2025, retirant implicitement l'arrêté attaqué. Par conséquent, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de Mme B... au titre des frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2023, Mme A... B..., représentée par Me Seguin, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 12 octobre 2023 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat.

Par un mémoire en défense, enregistrés les 27 mars 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 27 mai 2025, M. B..., représentée par Me Seguin, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction et au maintien de ses conclusions tendant à l’application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 22 décembre 2023.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) » .

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

Par une décision du 7 mai 2025 postérieure à l’introduction de la requête, le préfet de Maine-et-Loire a délivré à Mme B... le titre de séjour sollicité. Ainsi, cette autorité a implicitement mais nécessairement retiré l’arrêté attaqué du 12 octobre 2023. Par suite, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de Mme B... sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Sur les frais liés à l’instance :

Mme B... a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve de la renonciation de Me Seguin, avocat du requérant, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 800 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme B... à fin d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à Me Seguin une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de Maine-et-Loire.

Fait à Nantes, le 30 octobre 2025.

La présidente,




V. GOURMELON

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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