mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2318968 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SMATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 décembre 2023, M. C A B, représenté par Me Smati, demande au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 19 décembre 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois et, d'autre part, l'arrêté du 19 décembre 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a assigné à résidence dans le département de Maine-et-Loire pendant une durée de six mois, en lui prescrivant de se présenter tous les mardis et jeudis, sauf les jours fériés, à 9 h 00, au commissariat de police d'Angers ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de le munir, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
S'agissant de la décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant assignation à résidence pour une durée de six mois et l'astreignant à se présenter deux fois par semaine au commissariat d'Angers :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Durup de Baleine, président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le requérant, se disant M. C A B, ressortissant gabonais né en 2002, est, selon ses déclarations, arrivé sur le territoire français en 2016. Par les arrêtés du 19 décembre 2023 dont il demande l'annulation, le préfet de Maine-et-Loire, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département de Maine-et-Loire pour une durée de six mois, en lui prescrivant de se présenter deux fois par semaine au commissariat de police d'Angers
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. L'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".
3. L'arrêté du 19 décembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français comporte l'énoncé, suffisamment précis, des considérations de droit et de fait constituant le fondement des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant d'accorder un délai de départ volontaire. Il en résulte que ces décisions sont régulièrement motivées. Cet arrêté comporte également l'énoncé des raisons, de droit comme de fait, pour lesquelles son auteur a refusé d'accorder à M. A B un délai de départ volontaire.
4. Il ressort des pièces du dossier que le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Dès lors, il se trouve dans le cas, prévu au 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français.
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Si le requérant se prévaut de l'ancienneté, depuis 2016, de son séjour sur le territoire français, son entrée en France était irrégulière, le requérant n'apporte aucune justification de la date de cette entrée et, après son accession à la majorité et avant son dix-neuvième anniversaire, comme après, il s'est abstenu de demander la délivrance d'un titre de séjour, la durée de son séjour en France ne s'expliquant, dans ces conditions, que par sa minorité avant 2020 et le fait qu'il n'avait pas alors l'obligation de détenir un titre de séjour ni ne pouvait faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Si le requérant se prévaut de la circonstance qu'une ressortissante gabonaise née en 1982 et qu'il fait valoir être sa mère est régulièrement établie en France, où résiderait également son père ainsi qu'un demi-frère et une demi-sœur, il est majeur, est célibataire et n'a aucune tierce personne à sa charge. Il n'apporte aucune précision ni justification sur des liens familiaux intenses et anciens qu'il entretiendrait effectivement avec ces personnes qu'il dit être des membres de sa famille ou des proches, alors qu'il ressort des pièces du dossier que la personne qu'il dit être sa mère réside dans le département de la Savoie tandis que, lors de son audition le 19 décembre 2023 par un officier de police judiciaire à Angers, le requérant a déclaré résider dans le département de Maine-et-Loire, chez une autre personne. Il ne justifie pas d'une impossibilité de poursuivre sa vie personnelle, dans ses composantes privée et familiale, dans le pays dont il est le ressortissant, où résident d'autres membres de sa famille, ainsi qu'il l'a indiqué lors de la même audition. Le requérant se prévaut également de la scolarisation dont il a bénéficié en France, dans un collège pendant l'année 2016/2017, puis dans des lycées pendant les années 2017/2018 à 2021/2022, comme des circonstances qu'il a obtenu un brevet d'études professionnelles au mois de juillet 2019 et un baccalauréat professionnel au mois de juillet 2020. Toutefois, le droit au respect de la vie privée protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne s'étend pas à des activités dont la nature est essentiellement publique. Le fait pour le requérant d'avoir été scolarisé dans des établissements publics d'enseignement et, à l'issue de cette scolarisation, d'avoir obtenu des diplômes délivrés par l'Etat, fait étranger à la vie familiale, est d'une nature essentiellement publique et n'est pas, par sa nature et en lui-même, constitutif de la vie privée. Le requérant ne justifie pas en quoi, à la faveur de cette scolarisation et des diplômes ainsi obtenus, il aurait effectivement constitué sur le territoire français une vie privée notable particulièrement importante et n'apporte, à cet égard, aucune précision. Il ne ressort pas non plus du dossier qu'après avoir obtenu ce brevet d'études professionnelles et ce baccalauréat professionnel, il se serait attaché à rechercher la régularisation de sa situation de séjour, en particulier en vue de l'exercice d'une activité professionnelle. Dès lors, compte tenu de la durée et des conditions du séjour du requérant en France, comme des effets d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, le préfet de Maine-et-Loire, en lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, comme en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises. Il en résulte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle du requérant.
8. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. A B n'est pas fondé à soutenir que les autres décisions dont ils demandent l'annulation sont illégales en raison de l'illégalité de cette obligation.
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ". En outre, l'article L. 613-2 de ce code dispose : " () les décisions d'interdiction de retour () sont motivées. ".
10. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. L'autorité compétente doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
11. En outre, il résulte de l'article L. 612-6 de ce code que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit alors être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
12. L'arrêté attaqué portant obligation de quitter sans délai le territoire français comporte l'indication des considérations de droit et de fait fondant, tant en son principe qu'en sa durée, la décision de son auteur de faire interdiction à M. A B de retour sur le territoire français pendant douze mois. Cette motivation, qui permet au requérant à sa seule lecture de comprendre les motifs de cette interdiction, atteste de la prise en compte de l'ensemble des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte que la décision portant interdiction de retour est régulièrement motivée. Cette décision ne méconnaît pas davantage l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité.
13. Le requérant fait l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français qui n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire. Aucune circonstance humanitaire ne ressort du dossier, ni même n'est allégué. Par suite et conformément aux dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, c'est par une exacte application de cette loi que le préfet a fait au requérant interdiction de retour sur le territoire français.
14. Si le séjour de M. A B en France n'est plus récent, ce ressortissant gabonais s'est abstenu, dans l'année suivant son dix-huitième anniversaire comme après, de solliciter la délivrance d'un titre de séjour et s'est ainsi, en connaissance de cause, irrégulièrement maintenu sur le territoire français, où il était entré dans des conditions dont il ne justifie pas de la régularité. Il est célibataire et n'a personne à charge. Il n'apporte aucune précision, ni aucune justification, quant aux liens qu'il entretiendrait effectivement avec ceux des membres de sa famille ou de ses proches dont il fait valoir qu'ils résident en France. Il ne justifie pas de l'effectivité de liens privés ou familiaux forts en France. Compte tenu de ces éléments et alors même que l'arrêté attaqué estime que le comportement de M. A B ne menace pas l'ordre public, il ne ressort pas du dossier que le préfet de Maine-et-Loire aurait commis une erreur d'appréciation en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour.
15. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Aux termes de l'article L. 731-3 du même code : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". L'article L. 732-3 de ce code dispose : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. ". Selon l'article L. 732-4 de ce même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. / Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. () ". En outre, l'article L. 732-1 prévoit que " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
16. L'arrêté attaqué du 19 décembre 2023 assignant le requérant à résidence pendant six mois dans le département de Maine-et-Loire comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de cette décision, dès lors régulièrement motivée.
17. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. A B n'est pas fondé à soutenir que la décision du 19 décembre 2023 l'assignant à résidence pour une durée de six mois et l'astreignant à se présenter au commissariat d'Angers deux fois par semaine est illégale en raison de l'illégalité de cette obligation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés attaqués. Dès lors, il ne peut être fait droit aux conclusions d'injonction qu'il présente.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Karim Smati.
Délibéré après l'audience du 9 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
A. DURUP DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026