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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2400404

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2400404

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2400404
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDESFRANCOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 janvier 2024, M. D C, représenté par Me Desfrançois, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 janvier 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 janvier 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique l'a assigné à résidence pour une durée de six mois, l'a obligé à se présenter trois fois par semaine aux services de la police aux frontières afin de faire constater qu'il respecte la mesure l'assignant à résidence, et lui a interdit de se déplacer en dehors du département de la Loire-Atlantique sans autorisation des services préfectoraux ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant assignation à résidence pour une durée de six mois :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les modalités de l'assignation à résidence sont disproportionnées.

Un mémoire présenté par le préfet de Maine-et-Loire a été enregistré le 2 septembre 2024.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Douet, présidente-rapporteure, a été entendu lors de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D C, ressortissant algérien né en 2000, déclare être entré en France au mois de mars 2022. Par un arrêté du 9 janvier 2024, le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. En outre, par un arrêté du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique l'a assigné à résidence pour une durée de six mois, l'a obligé à se présenter trois fois par semaine aux services de la police aux frontières afin de faire constater qu'il respecte la mesure l'assignant à résidence, et lui a interdit de se déplacer en dehors du département de la Loire-Atlantique sans autorisation des services préfectoraux. M. C demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, par un arrêté du 22 février 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation permanente à M. A B, directeur de l'immigration et des relations avec les usagers à la préfecture de Maine-et-Loire, signataire de l'arrêté du 9 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et interdisant le retour sur le territoire français, à l'effet de signer les décisions d'assignation à résidence, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures d'éloignement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cet arrêté doit être écarté.

3. En second lieu, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".

4. L'arrêté du 9 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français comporte l'énoncé, suffisamment précis, des considérations de droit et de fait constituant le fondement des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant d'accorder un délai de départ volontaire. Il en résulte que ces décisions sont régulièrement motivées. Cet arrêté comporte également l'énoncé des raisons, de droit comme de fait, pour lesquelles son auteur a refusé d'accorder à M. C un délai de départ volontaire. Ce moyen doit ainsi être écarté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. M. C est entré en France irrégulièrement au mois de décembre 2021 selon ses déclarations ou au mois de mars 2022, date retenue par l'administration. Si le requérant soutient être en couple avec une ressortissante française, et disposer d'un réseau amical sur le territoire français, ces éléments ne suffisent pas à attester de liens anciens, stables et intenses en France, et qu'il serait dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. Par ailleurs, s'il soutient avoir travaillé, notamment dans les domaines du maraîchage et du bâtiment, ces simples allégations, au soutien desquelles il ne produit par ailleurs aucun élément, ne permettent pas d'établir qu'il bénéficierait d'une situation professionnelle stable et durable. Dans ces conditions, compte tenu de la durée et des conditions du séjour du requérant en France, comme des effets d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de Maine-et-Loire, qui n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, aurait porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts dans lesquels a été prise cette décision, qui, dès lors, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

7. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé, avant de prendre la décision litigieuse, à un examen complet de la situation personnelle de M. C.

8. En deuxième lieu, le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays à destination duquel M. C pourrait être reconduit d'office serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.

9. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'appui de la contestation de la légalité de la décision fixant le pays de destination.

10. En quatrième lieu et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

11. Le requérant n'établit ni même n'allègue encourir un risque personnel pour sa vie ou son intégrité physique en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.

Sur la légalité de la décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire :

12. Le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision par laquelle le préfet a refusé d'octroyer un délai de départ volontaire à M. C serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.

Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ". En outre, l'article L. 613-2 de ce code dispose : " () les décisions d'interdiction de retour () sont motivées. ".

14. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. L'autorité compétente doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

15. En outre, il résulte de l'article L. 612-6 de ce code que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit alors être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

16. L'arrêté attaqué portant obligation de quitter sans délai le territoire français comporte l'indication des considérations de droit et de fait fondant, tant en son principe qu'en sa durée, la décision de son auteur de faire interdiction à M. C de retour sur le territoire français pendant douze mois. Cette motivation, qui permet au requérant à sa seule lecture de comprendre les motifs de cette interdiction, atteste de la prise en compte de l'ensemble des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte que la décision portant interdiction de retour est régulièrement motivée.

17. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait, en prenant une décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la légalité de la décision assignant le requérant à résidence pour une durée de six mois et l'astreignant à se présenter auprès des services de la police aux frontières trois fois par semaine :

18. En premier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Aux termes de l'article L. 731-3 du même code : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". L'article L. 732-3 de ce code dispose : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. ". Selon l'article L. 732-4 de ce même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. / Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. () ". En outre, l'article L. 732-1 prévoit que " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".

19. L'arrêté attaqué du 9 janvier 2024 assignant le requérant à résidence pendant six mois dans le département de la Loire-Atlantique comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de cette décision, dès lors régulièrement motivée.

20. En deuxième lieu, le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision par laquelle le préfet a assigné M. C à résidence pour une durée de six mois serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.

21. En troisième et dernier lieu, M. C soutient que l'arrêté attaqué est disproportionné en tant qu'il lui impose de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis de chaque semaine, entre huit heures et neuf heures, au commissariat de police central de Nantes (Loire-Atlantique). Il fait valoir qu'au vu de son lieu de résidence au sein de cette même commune, ces déplacements auront un coût important et occasionneront un certain nombre de contraintes. Toutefois, aucun élément du dossier n'est de nature à établir que la mesure d'assignation à résidence de M. C serait inadaptée ou disproportionnée dans sa durée ou dans ses modalités, ni que l'obligation de se présenter trois fois par semaine au commissariat de police de Nantes serait excessive, le requérant ne justifiant d'aucune contrainte particulière qui l'empêcherait de satisfaire à cette obligation durant le temps nécessaire à la mise à exécution de la décision d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté du 9 janvier 2024, d'une part, prescrirait des modalités de pointage disproportionnées et d'autre part, méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 731-1 précité, doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, aux préfets de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique, et à Me Théo Desfrançois.

Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Douet, présidente,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.

La présidente-rapporteure,

H. DOUETL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMASLa greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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