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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2400615

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2400615

vendredi 13 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2400615
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBLIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours préalable relatif à un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 3 avril 2024. En conséquence, le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées, le demandeur n’ayant pas obtenu l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2024, M. A E A et Mme B C D, représentés par Me Blin, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre la décision du 18 octobre 2023 de l'autorité consulaire française à Addis-Abeba (Ethiopie) refusant de délivrer à Mme C D un visa de long séjour au titre de la réunification familiale ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui délivrer le visa qu'ils ont sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à venir, à défaut, de réexaminer la situation de Mme C D, dans les mêmes conditions de délai ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par une production enregistrée le 14 janvier 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, a transmis au tribunal la copie du visa délivré à Mme C D le 3 avril 2024.

M. E A n'a pas été admis à l'aide juridictionnelle par une décision du 18 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Le 3 avril 2024, postérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité consulaire française à Addis Abeba (Ethiopie) a délivré à Mme C D le visa de long séjour qu'elle a sollicité. Par suite, les conclusions de la requête à fin d'annulation du refus de délivrer un tel visa, ainsi que celles à fin d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. M. E A n'ayant pas obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle, son avocate ne peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, par suite de rejeter les conclusions présentées à ce titre.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. E A et Mme C D aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E A, à Mme B C D, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, et à Me Blin.

Fait à Nantes, le 13 juin 2025.

La présidente,

Claire Chauvet

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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