mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2400711 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | - Etrangers - 15 jours |
| Avocat requérant | BENVENISTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 janvier 2024 et le 15 octobre 2024, M. B D, représenté par Me Benveniste, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ;
4°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte de le munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- la procédure est irrégulière en l'absence de saisine du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- il demande la suspension des effets de l'obligation de quitter le territoire français en raison d'un changement de circonstances lié à sa convocation devant le tribunal correctionnel d'Angers le 3 décembre 2024 pour relèvement de l'interdiction de contact avec son épouse prononcée par le tribunal correctionnel d'Angers le 10 mai 2023 ;
S'agissant de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît le droit au procès équitable ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile';
- la loi no 91-647 du 10 juillet 1991';
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné Mme Pajot, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues à l'article L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pajot,
- les observations de Me Benveniste, représentant M. D,
- et les observations de M. D,
- le préfet de Maine-et-Loire n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée par Me Benveniste a été enregistrée le 15 octobre 2024 postérieurement à la clôture de l'instruction et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, de nationalité tunisienne, né le 27 juin 1995, déclare être entré en France le 12 novembre 2017. Par un arrêté du 15 décembre 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, en fixant le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission de M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'étendue du litige :
3. L'article L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vertu duquel la décision relative au séjour d'un étranger détenu est jugée selon la procédure de l'article L. 921-1 de ce code, compris dans le titre II du livre IX intitulé " procédures à juge unique ", a été introduit par l'article 72 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, dont le IV de l'article 86 prévoit leur application à la contestation des décisions prises à compter de leur entrée en vigueur soit, selon l'article 9 du décret n° 2024-799 du 2 juillet 2024 pris pour l'application du titre VII de cette loi, le 15 juillet 2024. En outre, les dispositions de l'actuel article R. 776-1 du code de justice administrative, qui remplacent les anciennes dispositions du chapitre VI de ce code, sont entrées en vigueur selon les mêmes modalités, par renvoi de l'article 9 du décret n° 2024-799 du 2 juillet 2024 pris pour l'application de cette loi.
4. En l'espèce, dès lors que l'arrêté contesté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français a été adopté le 15 décembre 2023, soit avant l'entrée en vigueur des dispositions de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, sa contestation demeure soumise à la procédure prévue par les anciennes dispositions.
5. Aux termes de l'article R. 776-29 du code de justice administrative, alors en vigueur à la date de la décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français : " Conformément aux dispositions de l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsqu'il apparaît, en cours d'instance, que l'étranger détenu est susceptible d'être libéré avant l'expiration du délai de jugement prévu, selon le cas, au dernier alinéa de l'article R. 776-13 ou à l'article R. 776-13-3, l'administration en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné. Sous réserve des adaptations prévues à la présente section, il est alors statué selon la procédure prévue à la section 3 du présent chapitre, dans un délai qui ne peut excéder huit jours à compter de l'information prévue au premier alinéa. ". Et aux termes de l'article R. 776-10 du même code alors en vigueur, qui figure à la sous-section 1 de la section 2 : " Les dispositions de la présente sous-section sont applicables aux recours formés, en application des articles L. 614-4 ou L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, contre les décisions d'obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code et les autres décisions mentionnées à l'article R. 776-1 du présent code, lorsque l'étranger n'est pas placé en rétention, ni assigné à résidence. ".
6. M. D étant détenu, il appartient au magistrat désigné de statuer sur la légalité de la décision du 15 décembre 2023 obligeant l'intéressé à quitter le territoire français, portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, celle fixant le pays de renvoi et celle portant interdiction de retour sur le territoire français, en application des dispositions précitées et de celles nouvellement applicables des articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il appartient seulement à une formation collégiale du tribunal administratif de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 15 décembre 2023 refusant à M. D la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, il y a lieu de renvoyer en formation collégiale les conclusions du requérant relatives à la décision portant refus de titre de séjour de même que les conclusions à fin injonction à la délivrance d'un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. L'arrêté contesté a été signé par M. Emmanuel Le Roy, secrétaire général de la préfecture de Maine-et-Loire, auquel le préfet a, par un arrêté du 26 septembre 2023 régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture, donné délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet acte manque en fait.
8. En deuxième lieu, M. D soutient que son état de santé fait obstacle à l'adoption d'une mesure d'éloignement en ce qu'il souffre de crises d'épilepsie. Toutefois, les documents médicaux qu'il produits, à supposer même qu'ils aient été portés à la connaissance du préfet, n'indiquent pas que le défaut de prise en charge pourrait avoir pour l'intéressé des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. M. D soutient être installé en France depuis plus de sept ans. Il se prévaut également de son mariage avec une ressortissante française le 22 mai 2021. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté que son épouse a déclaré être séparée de M. D depuis le 10 juin 2022 auprès des services de la caisse d'allocations familiales et il a lui-même indiqué comme cela ressort du procès-verbal de police du 25 octobre 2023 qu'il était séparé de cette dernière. En outre, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné le 10 mai 2023 par le tribunal correctionnel d'Angers à six mois de prison pour dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint de la victime et menace de mort réitérée et interdiction d'entrer en contact avec la victime de l'infraction. La circonstance qu'il ait introduit une requête en relèvement de l'interdiction d'entrer en contact et qu'il soutient notamment à l'audience que son épouse et lui-même souhaitent rétablir leur relation de couple, ces éléments ne suffisent pas compte tenu des motifs exposés ci-dessus à établir la réalité de leur relation. Par ailleurs, si le requérant produit des bulletins de paie attestant de son emploi en tant que maçon durant les années 2022 et 2023, ces éléments ne permettent pas de justifier d'une insertion professionnelle particulière et ce alors que cette activité a été exercée dans le cadre d'un contrat de travail temporaire intérimaire. Enfin, l'intéressé n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. Dans ces conditions, la décision en litige n'a pas porté à son droit au respect d'une vie familiale normale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été pris. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde et des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation, ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () ".
12. Il résulte de l'arrêté attaqué, que pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. D, le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé sur les dispositions précitées du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné le 21 novembre 2022 par le tribunal judiciaire d'Angers à une amende pour conduite d'un véhicule sans permis et délit de fuite, le 1er décembre 2022 à deux mois de prison avec sursis pour conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique et, ainsi qu'il a été dit au point 10, à six mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel d'Angers le 10 mai 2023 pour violence sur conjoint, menace de mort réitérée et détérioration de bien. Toutefois, compte tenu du quantum des peines prononcées, le préfet a fait une inexacte application des dispositions citées aux points précédents en considérant que le comportement de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre cette décision, que M. D est fondé à demander l'annulation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans qui, en application des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se trouve privée de base légale.
Sur les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français du 15 décembre 2023 :
14. M. D demande la suspension des effets de l'obligation de quitter le territoire français en raison d'un changement de circonstances lié à sa convocation devant le tribunal correctionnel d'Angers le 3 décembre 2024 pour relèvement de l'interdiction de contact avec Mme C, prononcée par le tribunal correctionnel d'Angers le 10 mai 2023. Toutefois, alors que le présent jugement rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et prononce l'annulation du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour sur le territoire français, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français doivent en tout état de cause être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête n° 2400711 tendant à l'annulation de la décision du 15 décembre 2023 portant refus de délivrance d'un titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires dont elles sont assorties et celles tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal.
Article 2 : L'arrêté du 15 décembre 2023 est annulé en tant qu'il refuse l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. D et l'interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de Maine-et-Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024 .
La magistrate désignée,
A-L Pajot La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026