jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2400817 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SEGUIN & KONRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés le 18 janvier 2024, le 7 mars 2024, le 1er juillet 2024 et le 8 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Seguin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 janvier 2024 par lesquelles le préfet de Maine-et-Loire d'une part l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office et d'autre part l'a assigné à résidence pour une durée de six mois dans la commune d'Angers et l'a obligé à se présenter tous les mardis et jeudis à 9 heures au commissariat de police d'Angers ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision méconnait son droit à une vie privée et familiale normale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il vit en France depuis sa minorité ; il a travaillé en région parisienne de 2019 à 2022 ; il vit en concubinage avec une compagne de nationalité française, qu'il connait depuis l'année 2019 ; sa compagne est enceinte de leur enfant à naitre ;
- la décision méconnait les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la naissance postérieure de son fils fait obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et oblige l'administration à réexaminer sa situation ;
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- la décision doit être annulée en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation ; il présente des garanties de représentation ;
- la décision méconnait les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et l'empêche d'assister à la naissance de son enfant et d'accompagner sa compagne ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation notamment au regard des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales avant de fixer le pays à destination duquel il pourrait être éloigné ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie d'un hébergement à Angers.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juin 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête de M. A.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 4 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;
- l'accord franco-tunisien relatif aux échanges de jeunes professionnels du 4 décembre 2003 ;
- l'accord-cadre franco-tunisien relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire, ensemble le protocole relatif à la gestion relatif à la gestion concertée des migrations et le protocole en matière de développement solidaire du 28 avril 2008 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Le rapport de Mme Béria-Guillaumie, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant tunisien né en février 2003, est entré en France en janvier 2019. Par un arrêté du 23 juin 2021, le Préfet de police de Paris a édicté à l'égard de M. A une obligation de quitter le territoire français, à laquelle l'intéressé n'a pas déféré. Le 16 janvier 2024, M. A a été interpellé par les services de la gendarmerie nationale. Par des décisions du 17 janvier 2024, le préfet de Maine-et-Loire a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Par des décisions du même jour, le préfet de Maine-et-Loire a également assigné M. A à résidence dans la commune d'Angers pour une durée de six mois. M. A demande au tribunal d'annuler les décisions du 17 janvier 2024.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier l'ancienneté, la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
3. M. A serait entré en France en janvier 2019 à l'âge de seize ans, mais n'établit pas la continuité de son séjour en France depuis cette date. A supposer même cette continuité établie, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a jamais sollicité la délivrance d'un titre de séjour postérieurement à sa majorité. Il ne conteste pas que ses parents et les membres de sa fratrie résident toujours en Tunisie où il a vécu la majeure partie de sa vie. M. A fait état de sa relation avec une ressortissante française qui est, à la date des décisions contestées, enceinte de leur enfant. Néanmoins, il ressort de l'attestation même de la compagne de M. A que si les deux jeunes gens se connaissent depuis l'année 2019, leur relation ne date que du mois de septembre 2022, moins d'un an et demi avant la décision attaquée. La date de leur vie commune n'est en outre pas précisée. Dans ces conditions, compte tenu des conditions du séjour en France de M. A et de la durée de sa relation avec sa compagne française, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas porté à son droit à une vie privée et familiale normale une atteinte excessive et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
4. En deuxième lieu, l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
5. La légalité d'une décision s'apprécie à la date à laquelle elle a été prise. Il est constant que le fils de M. A n'était pas encore né à la date de l'obligation de quitter le territoire français contestée. Il suit de là que M. A ne peut utilement invoquer la méconnaissance des stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
6. Il appartient toutefois à l'administration de ne pas mettre à exécution l'obligation de quitter le territoire si un changement dans les circonstances de droit ou de fait a pour conséquence de faire obstacle à la mesure d'éloignement. Dans ce cas, il est loisible au juge, le cas échéant, d'une part, de relever, dans sa décision, que l'intervention de nouvelles circonstances de fait ou de droit fait obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et impose à l'autorité administrative de réexaminer la situation administrative de l'étranger.
7. En l'espèce, il est établi au dossier que la compagne de M. A a accouché le 5 mars 2024 de leur enfant. Par suite, l'intervention de cette nouvelle circonstance de fait, bien que sans effet sur la légalité de l'acte attaqué, impose à l'autorité de réexaminer la situation administrative du requérant pour l'exécution de la mesure d'éloignement.
8. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas apprécié de manière manifestement erronée les conséquences de sa décision sur la situation de M. A.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
9. L'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin, l'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ".
10. Il ressort des pièces du dossier que la compagne de M. A était, à la date de l'arrêté attaqué, enceinte depuis le mois de juin 2023. M. A a reconnu au début du mois de janvier 2024, antérieurement à l'arrêté attaqué, l'enfant dont sa compagne était enceinte. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier, notamment des documents médicaux produits, que la naissance du bébé était prévue pour le 5 mars 2024. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, qui a pour effet de l'empêcher d'assister à la naissance de son enfant et de soutenir sa compagne, est pour ce motif entachée d'erreur d'appréciation et à en demander, pour ce motif, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés contre cette décision, l'annulation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
11. L'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 8 du jugement que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision du 17 janvier 2024 fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office doit être annulée en conséquence de l'illégalité de la décision du même portant obligation de quitter le territoire français.
13. En second lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté du 17 janvier 2024 ni des autres pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. A avant de déterminer le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office notamment au regard des incidences de la décision sur son droit à une vie privée et familiale normale et au regard des risques éventuellement encourus en cas de retour en Tunisie.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 8 du jugement que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision du 17 janvier 2024 l'assignant à résidence doit être annulée en conséquence de l'illégalité de la décision du même portant obligation de quitter le territoire français.
15. En second lieu, la seule circonstance que le requérant justifie d'un hébergement, condition au demeurant d'une assignation à résidence, n'est pas de nature à entacher d'erreur d'appréciation la décision portant assignation à résidence de M. A.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. L'exécution du présent jugement qui se borne à annuler la décision refusant à M. A un délai de départ volontaire n'implique pas qu'il soit enjoint de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour. Il suit de là que les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 17 janvier 2024 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé d'accorder à M. A un délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français du même jour est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Seguin et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 29 août 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Hannoyer, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.
La présidente-rapporteure,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
R. HANNOYER
La greffière,
B. GAUTIER
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2400817
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026