vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2400909 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | DOUNIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2024, Mme A B, représentée par Me Fare, demande au tribunal l'exécution du jugement n°2214495 du 21 juillet 2023 par lequel le tribunal administratif de Nantes a enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer la demande de visa de Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Par une ordonnance en date du 23 janvier 2024, le président du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire, enregistré le 16 février 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'exécution de la requête.
Il fait valoir qu'une décision du 21 septembre 2023 maintenant le refus de délivrance du visa sollicité à Mme B a été prise par le sous-directeur des visas, en exécution du jugement n°2214495 du 21 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par un jugement n°2214495 en date du 21 juillet 2023, le tribunal de céans a annulé la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait refusé à Mme B un visa de long séjour " visiteur " faute pour l'administration d'avoir examiné la demande de visa de l'intéressée qui faisait valoir sa qualité d'ascendante à charge d'un ressortissant français et enjoint à l'administration de réexaminer la demande de visa de Mme B. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, le sous-directeur des visas a notifié à la requérante, par une lettre du 5 février 2024, sa décision de refus de visa en qualité d'ascendante à charge de ressortissant français, en exécution du jugement n°2214495 du 21 juillet 2023. Ainsi, le jugement n°2214495 du 21 juillet 2023 enjoignant au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer la situation de la requérante a été exécutée. Dans ces conditions, les conclusions de Mme B à fin d'exécution sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nantes, le 30 août 2024.
La présidente,
H. DOUET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026