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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2401574

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2401574

mardi 23 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2401574
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 1ère chambre
Avocat requérantBENVENISTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2311201 du 31 janvier 2024, le premier vice-président du tribunal administratif de Lille a transmis au tribunal administratif de Nantes le dossier de la requête de M. A.

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 décembre et 21 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Benvéniste, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'éloignement d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152, 45 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation.

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il n'est pas régulièrement motivé ;

- le droit d'être entendu a été méconnu ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

- le droit d'asile et l'article 33 de la convention de Genève sont méconnus ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en conséquence ;

- l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont méconnus ;

- l'interdiction de retour est illégale en conséquence ;

- le refus de délai de départ est illégal en conséquence ;

- cette interdiction et ce refus sont entachés d'erreurs manifestes d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951, relative au statut des réfugiés ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le traité sur l'Union européenne ;

- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Durup de Baleine, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Durup de Baleine, président, a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant turc né en 2001, M. B A est, d'après ses déclarations, entré sur le territoire français au mois de décembre 2023. Par l'arrêté du 18 décembre 2023 dont il demande l'annulation, le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas de reconduite d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant un an.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Par un arrêté du 27 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Nord le même jour, le préfet du Nord a donné délégation à la signataire de l'arrêté attaqué, cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière à la préfecture du Nord, à l'effet de signer un arrêté de la nature de celui attaqué, en toutes les décisions qu'il comporte. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de cette signataire manque en fait.

3. L'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de la décision portant obligation de quitter le territoire français, comme de celle refusant d'octroyer au requérant un délai de départ volontaire, de sorte que ces deux décisions sont régulièrement motivées. Cet arrêté, qui vise notamment les articles L. 710-1 à L. 722-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate que M. A est de nationalité turque et qu'il lui est fait obligation de quitter le territoire français, ce dont résulte que la décision fixant le pays de destination est, de ce seul fait, régulièrement motivée.

4. Le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Il n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français ou sur la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement.

5. Il ressort des pièces du dossier qu'entendu le 18 décembre 2023 par une officière de police judiciaire à Dunkerque, M. A a été auditionné sur sa situation administrative de séjour en France et sur l'irrégularité de cette situation. Il a, à cette occasion, été informé de l'éventualité qu'une décision portant obligation de quitter le territoire français, assortie d'une interdiction de retour sur ce territoire, soit décidée à son encontre et invité à faire part de ses observations sur une telle perspective, ce qu'il a fait en indiquant, en particulier, vouloir se rendre en Grande-Bretagne et en rendant compte de son parcours depuis son départ de Turquie. Il en résulte que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

6. Aux termes de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés : " 1. Aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. / () ".

7. Il ressort des pièces du dossier que la situation de M. A, qui n'a pas la qualité de réfugié, qui n'a pas la qualité de demandeur d'asile et qui, contrairement à ce qu'il soutient, ne peut être regardé comme ayant manifesté le souhait de présenter une demande d'asile en France, notamment pas lors de son audition du 18 décembre 2023 et quand bien même à cette occasion il a déclaré avoir quitté la Turquie " pour des raisons politiques " mais souhaiter se rendre en Grande Bretagne, ne relève pas du champ d'application du premier paragraphe de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de ce paragraphe, comme celui tiré de la méconnaissance du droit d'asile, doivent être écartés.

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Il en résulte qu'il se trouve dans le cas prévu au 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel le préfet peut obliger l'étranger à quitter le territoire français.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A est, d'après ses déclarations, arrivé en France au mois de décembre 2023. Il est célibataire et n'a aucune tierce personne à sa charge. Il ne justifie pas de liens personnels particuliers, notamment de nature privée ou familiale, sur le territoire français et ce, alors même qu'une personne de nationalité turque qu'il indique être un proche l'hébergerait à Cholet. Il a indiqué, le 18 décembre 2023, que les membres de sa famille sont en Turquie. Dès lors, en prenant l'arrêté attaqué, en toutes les décisions qu'il comporte, le préfet du Nord n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été pris cet arrêté qui, dès lors, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cet arrêté sur la situation personnelle de M. A.

10. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. A n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un délai de départ volontaire est illégal en raison de l'illégalité de cette décision.

11. M. A ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Aucune circonstance particulière ne ressort du dossier. En outre, contrairement à ce qu'il soutient, ne justifiant pas à la date de l'arrêté attaqué d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Dès, c'est par une exacte application des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des 1° et 8° de l'article L. 612-3 de ce code que le préfet du Nord, qui n'a pas commis d'erreur ou d'erreur manifeste d'appréciation, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire.

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". L'article L. 613-2 de ce même code prévoit que les décisions d'interdiction de retour sont motivées.

13. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'énumère l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. L'autorité compétente doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

14. L'arrêté attaqué comporte l'indication des considérations de droit et de fait fondant, tant en son principe qu'en sa durée, la décision de son auteur de faire interdiction au requérant de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. Cette motivation, qui permet au requérant à sa seule lecture de comprendre les motifs de cette interdiction, atteste de la prise en compte de l'ensemble des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte que la décision portant interdiction de retour est régulièrement motivée.

15. Il résulte des dispositions citées au point 13 de la présente décision que, lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, il appartient au préfet d'édicter une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

16. Aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à M. A. Aucune circonstance humanitaire pouvant justifier que ne soit pas édictée une interdiction de retour ne ressort du dossier. Compte tenu de la très brève durée du séjour de M. A en France comme de l'absence de justification par l'intéressé de liens personnels particuliers et anciens en France, il ne ressort pas du dossier que le préfet du Nord aurait commis une erreur d'appréciation en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, durée qui n'est pas disproportionnée au regard de l'ensemble des éléments au dossier caractérisant la situation personnelle de M. A.

17. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant d'accorder un délai de départ volontaire, M. A n'est pas fondé à soutenir que celle d'interdiction de retour est illégale en raison de l'illégalité de cette décision.

18. Dès lors que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision d'interdiction de retour, il ne l'est pas davantage à demander l'effacement du signalement le concernant aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen prévu à l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

19. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon cet article 3 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

20. Compte tenu de ce qui a été dit quant à légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. A n'est pas fondé à soutenir que celle fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de cette obligation.

21. Si M. A fait état de craintes pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Turquie, allègue risquer d'être emprisonné à son arrivée dans ce pays, allègue être kurde ainsi qu'avoir participé à des rencontres politiques d'opposition ainsi qu'avoir reçu des menaces de la part de la police, le moyen tiré de ces diverses allégations n'est, toutefois, assorti d'aucune précision et M. A n'apporte à son soutien aucune justification probante. Il ne ressort pas du dossier que la vie ou la liberté de M. A seraient menacées en Turquie ou qu'il y aurait des raisons sérieuses de croire qu'il risquerait effectivement et personnellement d'y être soumis à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Dès lors, en comptant le pays don M. A est le ressortissant au nombre des destinations possibles en cas de reconduite d'office, le préfet du Nord n'a pas méconnu l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

22. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, il ne peut être fait droit aux conclusions à fin d'injonction qu'il présente.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en tout état de cause, de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet du Nord et à Me Benvéniste.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.

Le magistrat désigné,

A. DURUP DE BALEINELa greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

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