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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2402724

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2402724

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2402724
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLAPLANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 février 2024, M. C A B, représenté par Me Laplane, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de vingt-quatre mois ;

2°) d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a assigné à résidence pour une durée de douze mois dans la commune de Cholet (Maine-et-Loire), l'a astreint à se présenter une fois par semaine au commissariat de police d'Angers (Maine-et-Loire) afin de faire constater qu'il respecte la mesure d'assignation à résidence dont il fait l'objet ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- le droit d'être entendu tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'a pas été mis en œuvre avant son édiction ;

- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de fait au regard de sa durée de présence en France ;

- elle méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision l'assignant à résidence pour une durée de douze mois et l'astreignant à se présenter une fois par semaine au commissariat de police d'Angers pour indiquer ses diligences dans la préparation de son départ :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle présente un caractère disproportionné au regard de sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Douet, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A B, ressortissant tunisien né en 1997, déclare être entré en France le 1er mai 2019. Par un arrêté du 29 juillet 2022, le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de douze mois. Par un arrêté du 29 janvier 2024, le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de vingt-quatre mois. Par un arrêté du même jour, cette même autorité l'a assigné à résidence pour une durée de douze mois dans la commune de Cholet et l'a astreint à se présenter une fois par semaine au commissariat de police d'Angers afin de faire constater le respect de la mesure d'assignation à résidence dont le requérant fait l'objet. M. A B demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".

3. L'arrêté du 29 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français comporte l'énoncé, suffisamment précis, des considérations de droit et de fait constituant le fondement de cette décision. Il en résulte qu'il est régulièrement motivé.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. 2. Ce droit comporte notamment : le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ".

5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A B aurait vainement sollicité un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de faire valoir auprès de l'administration tous les éléments jugés utiles à la compréhension de sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, tel que garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne, ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé, avant de prendre la décision litigieuse, à un examen complet de la situation personnelle de M. A B.

7. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. M. A B est entré en France le 1er mai 2019. Il ne produit aucun élément de nature à établir qu'il aurait tissé en France des liens anciens, stables et intenses, ni qu'il serait dénué d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Par ailleurs, il n'établit ni même n'allègue qu'il bénéficierait d'une situation professionnelle stable. Dans ces conditions, compte tenu de la durée et des conditions du séjour du requérant en France, comme des effets d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, M. A B n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de Maine-et-Loire aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts dans lesquels a été prise cette décision, qui, dès lors, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré par M. A B de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle doit être écarté.

Sur la légalité de la décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire :

10. Le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire au requérant serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.

11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision (). ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. / (). ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (). ".

12. Il est constant que M. A B a fait l'objet d'un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Dans ces conditions, aucune circonstance particulière ne ressortant du dossier, en refusant d'assortir l'obligation de quitter le territoire français d'un délai de départ volontaire, le préfet de Maine-et-Loire a fait une exacte application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de vingt-quatre mois :

13. En premier lieu, l'interdiction de retour, qui comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, est suffisamment motivée. Par ailleurs, il ne ressort ni de cette motivation ni des autres pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressé.

14. En deuxième lieu, l'erreur de fait dont se prévaut M. A B et qu'aurait commise le préfet de Maine-et-Loire sur sa durée de présence en France n'est pas de nature à influer sur la légalité de la décision portant interdiction de retour pour une durée de vingt-quatre mois. Ce moyen doit être écarté.

15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

16. Il résulte des dispositions citées au point 14 que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet, qui était tenu de prononcer à l'encontre de M. A B une interdiction de retour sur le territoire français dès lors qu'il n'avait pas accordé à l'intéressé un délai de départ volontaire, a pris en compte, pour fixer la durée de cette interdiction, les conditions d'entrée en France du requérant, l'existence d'une précédente mesure d'éloignement, et son absence d'attaches anciennes, intenses et stables en France. D'autre part, le requérant ne justifie d'aucune circonstance humanitaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

17. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le requérant n'établit pas que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation et porterait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la légalité de la décision assignant le requérant à résidence :

18. En premier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; "

19. Aux termes de l'article L. 731-3 du même code : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Selon l'article L. 732-4 de ce même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée d'un an. / Elle peut être renouvelée deux fois, dans la même limite de durée. () ". En outre, l'article L. 732-1 prévoit que " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. "

20. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 29 janvier 2024 assignant le requérant à résidence pendant douze mois dans le département du Maine-et-Loire comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de cette décision, dès lors régulièrement motivée.

21. En deuxième lieu, il ne ressort pas non plus des termes de la décision attaquée que le préfet ne se serait pas livré à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant.

22. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier qu'à la date des mesures en litige, M. A B, qui s'est soustrait à l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre le 29 juillet 2022, entrait dans le champ des dispositions précitées. Le requérant se borne à faire valoir qu'il n'est pas établi que son éloignement ne pouvait être immédiat ou constituerait une perspective raisonnable. Ce faisant, il ne conteste pas utilement le bien-fondé des décisions par lesquelles le préfet l'a assigné à résidence pour une durée de douze mois dans le département du Maine-et-Loire en l'assujettissant à certaines obligations de présentation, en sorte que ces mesures ne peuvent être regardées en l'espèce comme inadaptées, disproportionnées ou entachées d'erreur de droit.

23. En dernier lieu, M. A B soutient que la mesure d'assignation à résidence est disproportionnée, en ce qu'elle est fixée à douze mois, qu'il doit se présenter une fois par semaine au commissariat de police, qu'il n'a pas l'autorisation de se déplacer hors de la ville de Cholet sans autorisation, et qu'enfin il doit remettre tous ses documents d'identité lors du premier pointage. Toutefois, en se bornant à soutenir que ces mesures sont attentatoires à sa liberté d'aller et de venir, M. A B n'assortit pas sa critique d'éléments suffisamment précis pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.

24. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Laplane.

Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Douet, présidente,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.

La présidente-rapporteure,

H. DOUETL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMASLa greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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