lundi 6 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2403739 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | REGENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires enregistrés les 12 mars 2024, 25 avril 2024 et 26 mai 2025, M. I... A... B... et Mme J... A... G..., agissant tant en leur nom personnel qu’en qualité de représentants légaux de Mme F... I... A... et Mme K... I... A..., ainsi que leurs enfants majeurs Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A... et M. N... I... A..., représentés par Me Régent, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d’annuler la décision du 10 avril 2024 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France par laquelle elle a rejeté le recours dirigé contre la décision implicite née du silence gardé par l’autorité consulaire française à Djibouti refusant à Mme J... A... G..., Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A..., M. N... I... A..., Mme F... I... A... et Mme K... I... A..., la délivrance d’un visa d’entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale ;
2°) d’enjoindre au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de délivrer les visas demandés dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer les demandes dans les mêmes conditions de délai ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à leur conseil de la somme de 1 500 euros hors taxes sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’Etat le versement à leur profit de la même somme en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur d’appréciation en méconnaissant l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dès lors qu’ils remplissent l’ensemble des conditions pour la délivrance des visas sollicités et que leur recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n’est pas tardif ;
- il ne peut leur être opposé un délai raisonnable d’un an pour contester la décision de refus consulaire, la décision du Conseil d’Etat « Czabaj » étant postérieure à la naissance de la décision implicite du consulat de 2011 ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et celles du paragraphe 1 de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 14 avril 2025 et 27 mai 2025, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
M. A... B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 22 janvier 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 15 septembre 2025 :
- le rapport de M. Ossant, conseiller,
- et les observations de Me Régent, avocate des requérants.
Considérant ce qui suit :
M. A... B..., ressortissant somalien, s’est vu octroyer le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision du 9 juin 2011 du directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Son épouse, Mme A... G..., ses enfants mineurs F... I... A... et K... I... A..., ainsi que ses enfants aujourd’hui majeurs, Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A... et M. N... I... A..., ont sollicité la délivrance d’un visa d’entrée et de long séjour en France en qualité de membre de la famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire auprès de l’autorité consulaire française à Djibouti le 20 novembre 2011. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par cette autorité pendant un délai de deux mois. Par une décision implicite née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, la commission de recours a rejeté le recours formé le 27 novembre 2023 contre la décision implicite de l’autorité consulaire à Djibouti. Par une décision expresse du 10 avril 2024, qui s’est substituée à la décision implicite précitée, dont les requérants demandent au tribunal l’annulation, la commission de recours a rejeté le recours formé contre la décision consulaire.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. » Aux termes de l’article D. 211-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile alors en vigueur : « Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre chargé de l'immigration est chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de cette commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. ». Selon l’article D. 211-6 alors en vigueur de ce dernier code : « Les recours devant la commission doivent être formés dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de refus. (…) Ils sont seuls de nature à conserver le délai de recours contentieux jusqu'à l'intervention des décisions prévues à l'article D. 211-9 (…) ». Aux termes de l’article D. 211-9 alors en vigueur du même code : « La commission peut soit rejeter le recours, soit recommander au ministre des affaires étrangères d'accorder le visa demandé. »
Si le ministre oppose en défense une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête dès lors que les requérants n’auraient pas saisi la commission de recours dans un délai raisonnable suivant la décision implicite des autorités consulaires à Djibouti, il résulte des dispositions mentionnées au point précédent que la naissance d’une décision de rejet de la commission de recours fait courir un nouveau délai de recours devant la juridiction administrative, sans que puisse être opposée la circonstance que le délai du recours administratif devant la commission de recours avait expiré avant la saisine de celle-ci. Dans ces conditions, la requête enregistrée le 12 mars 2024, soit dans le délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de la commission de recours née du silence gardé sur le recours formé le 27 novembre 2023 et antérieurement à la décision expresse du 10 avril 2024, qui s’est substituée à la décision implicite, n’est pas tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le ministre doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
Pour refuser la délivrance des visas sollicités, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France s’est fondée sur le motif tiré de ce que « Le recours expédié le 25 novembre 2023, plus de 10 ans après la naissance de la décision implicite de refus n’a pas été formé dans des délais raisonnables ».
Aux termes de l’article R. 421-5 du code de justice administrative : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ». Aux termes de l’article D. 211-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile alors en vigueur : « Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre chargé de l'immigration est chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de cette commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. ». Selon l’article D. 211-6 alors en vigueur de ce dernier code : « Les recours devant la commission doivent être formés dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de refus. (…) Ils sont seuls de nature à conserver le délai de recours contentieux jusqu'à l'intervention des décisions prévues à l'article D. 211-9 (…) ».
Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l’effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d’une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l’obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d’un délai raisonnable. Ces règles relatives au délai raisonnable au-delà duquel le destinataire d'une décision ne peut exercer de recours juridictionnel, qui ne peut en règle générale excéder un an sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, sont également applicables à la contestation d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur une demande présentée devant elle, lorsqu'il est établi que le demandeur a eu connaissance de la décision. La preuve d'une telle connaissance ne saurait résulter du seul écoulement du temps depuis la présentation de la demande. Elle peut en revanche résulter de ce qu'il est établi, soit que l'intéressé a été clairement informé des conditions de naissance d'une décision implicite lors de la présentation de sa demande, soit que la décision a par la suite été expressément mentionnée au cours de ses échanges avec l'administration, notamment à l'occasion d'un recours gracieux dirigé contre cette décision. Le demandeur, s'il n'a pas été informé des voies et délais de recours dans les conditions prévues par l'article R. 112-11-1 du code des relations entre le public et l'administration dispose alors, pour saisir le juge, d'un délai raisonnable qui court, dans la première hypothèse, de la date de naissance de la décision implicite et, dans la seconde, de la date de l'événement établissant qu'il a eu connaissance de la décision. Dans le cas où le recours juridictionnel doit obligatoirement être précédé d'un recours administratif, celui-ci doit être exercé, comme doit l'être le recours juridictionnel, dans un délai raisonnable.
Il ressort des pièces du dossier que l’autorité consulaire à Djibouti a implicitement refusé de délivrer les visas demandés le 20 novembre 2011 par l’épouse et les enfants de M. A... B.... Alors que les requérants soutiennent, sans être contestés par le ministre, qu’ils n’ont pas été informés des conditions de naissance d'une décision implicite lors de la présentation de leur demande et que les décisions de refus n’ont pas été expressément mentionnées au cours d’échanges avec l'administration, et alors que, contrairement à ce que fait valoir le ministre en défense, le seul écoulement du temps depuis la présentation de la demande initiale ne peut constituer la preuve de la connaissance d’une décision implicite, y compris s’il s’est écoulé un délai de plus de dix ans, ils doivent être regardés comme n’ayant eu connaissance de la décision des autorités consulaires qu’à la date d’introduction de leur recours devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Dans ces conditions, aucun délai de recours, même raisonnable, n’a pu commencer à courir avant le 27 novembre 2023. Par suite, la commission de recours ne pouvait opposer aux requérants le caractère tardif de leur recours formé devant elle à cette même date.
Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que les requérants sont fondés à demander l’annulation de la décision du 10 avril 2024 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
Le présent jugement implique seulement, eu égard au motif d’annulation retenu, qu’il soit procédé au réexamen du recours administratif préalable obligatoire formé pour les demandes de visas présentées par Mme A... G..., Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A..., M. N... I... A..., Mme F... I... A... et Mme K... I... A.... Par suite, il y a lieu d’enjoindre au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de faire réexaminer les demandes de visa par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
M. A... B... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros à verser à Me Régent, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l’Etat.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 10 avril 2024 de la commission de recours contre les décisions de refus de visas d’entrée en France portant sur les demandes de Mme A... G..., Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A..., M. N... I... A..., Mme F... I... A... et Mme K... I... A... est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de faire réexaminer les demandes de visa présentées par Mme A... G..., Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A..., M. N... I... A..., Mme F... I... A... et Mme K... I... A... par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L’Etat versera à Me Régent une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l’Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. I... A... B..., Mme J... A... G..., Mme L... I... A..., M. M... I... A..., M. P... I... A..., Mme D... I... A..., M. H... I... A..., Mme C... I... A..., M. E... I... A..., M. O... I... A..., M. N... I... A..., au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et à Me Régent.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Picquet, présidente,
M. Garnier, premier conseiller,
M. Ossant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2025.
Le rapporteur,
L. OSSANT
La présidente,
P. PICQUETLa greffière,
J. BALEIZAO
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026