jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2404260 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | - 96h - Eloignement |
| Avocat requérant | DUPPRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 mars 2024, M. D C, représenté par Me Duppré, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 19 mars 2024 par lesquels le préfet de la Loire-Atlantique, d'une part, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans et, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de l'examen de sa situation, dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros au profit de son conseil, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
° il n'est pas justifié de la compétence de sa signataire ;
° elle est insuffisamment motivée
° elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il a vocation à obtenir un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il réside en France depuis dix mois, dispose d'un logement propre et travaille depuis le 1er août 2023 dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée ; il a perdu l'ensemble de ses biens suite à la faillite de son entreprise dans son pays d'origine, et est marié avec une ressortissante marocaine qui réside régulièrement sur le territoire français depuis le 28 février 2024 sous couvert d'un visa valable du 25 février 2024 au 10 avril 2024, présence qu'il n'a pas été en capacité de mentionner lors de sa garde à vue compte tenu de l'état d'angoisse dans lequel il se trouvait, laquelle épouse est atteinte d'une pathologie gynécologique et entend déposer une demande de titre de séjour pour raisons de santé ;
° elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, dès lors qu'il réside en France depuis dix mois, qu'il y a séjourné presque tous les ans depuis 10 ans afin de maintenir les liens avec les membres de sa famille présents sur le territoire français, où il travaille et a le centre de ses intérêts, d'autant plus depuis l'arrivée de son épouse le 28 février 2024, et que ses parents qui résident au Maroc sont âgés ;
- s'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
° il n'est pas justifié de la compétence de sa signataire ;
° est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- s'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
° elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
° elle est illégale pour les mêmes moyens que ceux invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- s'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
° elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
° elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
° elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle qui justifiait qu'il soit exempté d'interdiction de retour ;
- s'agissant de la décision portant assignation à résidence :
° il n'est pas justifié de la compétence de sa signataire ;
° elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
° elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
° elle est manifestement disproportionnée au regard de sa situation personnelle et professionnelle, dès lors qu'il dispose de garanties de représentation permettant de s'assurer de son maintien à la disposition de l'autorité préfectorale, et que n'étant pas véhiculé et résidant sur la commune d'Orvault sa situation ne semble pas justifier qu'il se déplace quotidiennement au commissariat de police de Nantes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hannoyer, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs que lui confère l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Hannoyer, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 22 mars 2024.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Par décision du 21 mars 2024, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes a admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 7 juillet 1986 à Ouezzane, soutient être entré régulièrement sur le territoire français le 20 mai 2023, muni de son passeport marocain revêtu d'un visa valable du 15 mai au 11 novembre 2023. Il a été interpellé le 16 mars 2024 et placé en garde à vue pour usage de faux document administratif commis de manière habituelle et conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule et en ayant fait usage d'un permis de conduire faux ou falsifié. Par des arrêtés du 19 mars 2024, le préfet de la Loire-Atlantique, d'une part, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans, et, d'autre part, l'a assigné à résidence sur la commune d'Orvault pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant du moyen soulevé à l'encontre de l'ensemble des décisions contenues dans les arrêtés attaqués :
2. Par un arrêté du 1er mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme E B, cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement, à l'effet de signer une liste de décisions, dans laquelle figure l'ensemble des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués manque en fait et doit être écarté.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
3. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire, qui comporte les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée et est ainsi suffisamment motivée, n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait relatives à la situation de M. C. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. M. C se prévaut de ce qu'il réside en France depuis dix mois et de ce que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situe aujourd'hui en France où il vient presque chaque année depuis dix ans, où il dispose d'un logement propre, où il travaille depuis le 1er août 2023 dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée et où réside régulièrement son épouse de nationalité marocaine depuis le 28 février 2024 sous couvert d'un visa valable du 25 février 2024 au 10 avril 2024. Toutefois, d'une part, M. C ne dispose d'aucune ressource légale en France, sa situation administrative ne lui permettant pas de travailler légalement, en dépit de ce qu'il se prévaut d'un contrat de travail. D'autre part, il n'établit pas détenir en France d'attaches personnelles anciennes, intenses et stables, où il n'a vécu que dix mois, et la circonstance que son épouse y réside n'est pas de nature à caractériser de telles attaches dès lors que celle-ci n'est présente sur le territoire que depuis le 28 février 2024 et seulement en vertu d'un visa de court séjour qui expirera le 10 avril 2024, lequel ne lui confère aucun droit à rester sur le territoire français après cette date. En outre, l'intéressé n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents, comme il le relève lui-même, ainsi que son épouse avant le 28 février 2024 et à partir du 11 avril 2024, pays où il a par ailleurs vécu jusqu'à l'âge de 36 ans et où il possède toutes ses attaches culturelles et linguistiques. Au surplus, l'intéressé n'a pas procédé à des démarches depuis son arrivée sur le territoire français dans le but de régulariser sa situation administrative, son entrée en contact avec les autorités préfectorales n'étant due qu'à sa seule interpellation par les forces de l'ordre le 16 mars 2024 pour avoir commis divers délits dont il ne conteste au demeurant pas la matérialité. Au regard de l'ensemble de ces éléments, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En troisième lieu, au regard de la situation familiale et personnelle de l'intéressé, telle que rappelée au point précédent du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'exécution de la mesure sur sa situation personnelle.
7. En quatrième et dernier lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte au droit de M. C de travailler ou d'obtenir un emploi. Par suite, l'intéressé ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article 15 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
8. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision " Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
10. Si M. C n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement, il est constant qu'il se maintient en situation irrégulière sur le territoire français et qu'il n'a pas l'intention de retourner au Maroc. Dès lors, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, le préfet a fait une exacte application des dispositions citées ci-dessus.
11. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte fixation du pays de renvoi, comporte les circonstances de droit et de fait sur lesquelles il est fondé et est ainsi suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
13. En deuxième lieu, les moyens invoqués par M. C à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 15 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, moyens au demeurant dépourvus de toutes précisions, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 à 8 du présent jugement.
14. En troisième et dernier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. C, ayant été écartés, ce dernier n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
15. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant fixation du pays de renvoi.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, la décision attaquée vise expressément les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et mentionne les circonstances de fait, qui en motivent l'édiction, tirées notamment de la situation, administrative, personnelle et familiale ainsi que de la nature des infractions commises par M. C et de ce que celui-ci a manifesté son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire. Par suite, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée.
17. En deuxième lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. C, ayant été écartés, ce dernier n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
18. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus et compte tenu de l'absence de toute démarche de M. C pour régulariser sa situation au cours de son séjour en France en situation irrégulière, et du comportement délictuel qu'il lui est reproché d'avoir adopté, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas apprécié de manière manifestement erronée les conséquences de sa décision sur la situation M. C avant de prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, lequel n'est au demeurant assorti d'aucune précision, doit être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et inscription au fichier SIS.
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
20. En premier lieu, la décision attaquée mentionne les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, la décision portant assignation à résidence est suffisamment motivée.
21. En deuxième lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. C, ayant été écartés, ce dernier n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant assignation à résidence.
22. En troisième lieu, si M. C soutient que les restrictions imposées à sa liberté d'aller et venir est disproportionnée au regard de l'objectif poursuivi, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation qui lui est notamment faite de se présenter tous les jours de la semaine au commissariat de police de Nantes procède d'une erreur d'appréciation de sa situation personnelle, l'intéressé ne faisant état d'aucune contrainte particulière l'empêchant de satisfaire à ses obligations de présence et de pointage, ni d'aucun élément de nature à démontrer le caractère excessif de la mesure d'assignation ou son incompatibilité avec sa situation personnelle, durant le temps nécessaire à la mise à exécution de la décision d'éloignement. En effet, si l'intéressé fait essentiellement valoir qu'il est domicilié à Orvault et qu'il n'est pas véhiculé, il ressort toutefois des données publiques qu'il lui est loisible d'utiliser notamment les moyens de transports publics desservant largement ces deux villes limitrophes ou bien un véhicule qui ne nécessiterait pas d'être titulaire d'un permis de conduire.
23. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant assignation à résidence.
24. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, en toutes conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Duppré.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.
Le magistrat désigné,
R. HANNOYERLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026