jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2404865 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 1ère chambre |
| Avocat requérant | ARNAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 29 mars 2024 et 10 octobre 2024, Mme A F, représentée par Me Arnal, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 45 jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 75 euros par jour de retard dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait de la situation administrative de sa fille C G et de celle du père de cette enfant M. E G dès lors qu'elle a déposé pour sa fille une demande de réexamen de la demande d'asile de cette enfant et que M. G n'a pas eu notification d'une obligation de quitter le territoire le concernant ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de la situation de sa fille au regard des stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation et méconnaît les dispositions des articles L. 542-4 et L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que, mère d'une demandeuse d'asile, elle doit pouvoir se maintenir sur le territoire avec sa fille pendant le réexamen de la demande d'asile de cette enfant ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité sur l'Union européenne ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Douet, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Douet, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Arnal, représentant Mme F.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante ivoirienne née le 5 juillet 1993, déclare être entrée en France le 15 septembre 2021 après être passée par le Mali, l'Algérie, la Tunisie et l'Italie. Sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugiée, ainsi que celle de sa fille née en France le 1eraoût 2022 de sa relation avec un compatriote, ont été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 10 mars 2023, et par la Cour nationale du droit d'asile le 26 septembre 2023. La demande de réexamen de la demande d'asile de sa fille, déposée le 12 décembre 2023, a été rejetée par l'OFPRA comme irrecevable le 8 janvier 2024, décision confirmée ultérieurement par la CNDA le 2 mai 2024. Par un arrêté du 22 mars 2024, le préfet de la Loire-Atlantique a prononcé à l'encontre de Mme F une obligation de quitter le territoire français et fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré. Mme F demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme D B, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 1er mars 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture de ce département, le préfet de la Loire-Atlantique lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué comprend les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande de réexamen de la demande d'asile de l'enfant C a été rejetée par l'OFPRA le 8 janvier 2024 et que cette décision a été notifiée le 22 janvier 2024. A la date de l'arrêté contesté, Mme F, mère de cette enfant, ne bénéficiait donc plus d'un droit au maintien sur le territoire lié à la demande de réexamen présentée pour sa fille. Par ailleurs, le père de cette enfant fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire, en date du 17 janvier 2024, notifiée à l'intéressé le 23 janvier 2023. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreurs de fait doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français. Sous réserve des cas où l'autorité administrative envisage d'admettre l'étranger au séjour pour un autre motif, elle prend à son encontre, dans un délai fixé par décret en Conseil d'Etat, une obligation de quitter le territoire français sur le fondement et dans les conditions prévues au 4° de l'article L. 611-1. " et aux termes de l'article L. 611-1 du même code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger () "
6. La demande d'asile de Mme F, ainsi que celle de sa fille C, ayant été définitivement rejetées, le préfet de la Loire-Atlantique a fait une exacte application des dispositions précitées du 1° et du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Mme F soutient que l'arrêté litigieux méconnaît les stipulations précitées dès lors que sa fille C risque l'excision en cas de retour en Côte d'Ivoire. Elle fait notamment valoir que les tantes de cette enfant ont été excisées par leur famille. Cependant, il ressort des pièces du dossier, notamment de la décision de la CNDA nos 23022597-23022538 en date du 26 septembre 2023, qui rejette leur demande d'asile que les explications de Mme F " sont demeurées sommaires et générales sur le risque d'excision auquel elle serait exposée avec sa fille mineure en cas de retour en Côte d'Ivoire. [Qu'à] cet égard, elle n'a fourni, notamment devant la Cour, aucune indication suffisamment pertinente, fondée sur des éléments factuels précis et crédibles, s'agissant tant des environnements familiaux et communautaires de sa famille qui pratiqueraient l'excision, que des personnes qui seraient susceptibles de la soumettre, ainsi que sa fille, à cette pratique en Côte d'Ivoire. () [Qu'en] toute hypothèse, elle ne démontre pas une absence de protection de la part des autorités ivoiriennes qu'elle n'établit ni même allègue avoir sollicitée. Enfin, Mme. F n'a livré aucune information substantielle relative aux agissements et intentions prêtés aux membres de leurs familles en raison de son opposition alléguée à l'excision de sa fille, non plus que la nature des craintes qu'elle nourrirait avec sa fille mineure pour ce motif. Les circonstances que [les] sœurs de Mme A F, soient excisées et que la requérante et sa fille mineure ne le soient pas, () ne sauraient suffire à infirmer l'analyse qui précède, l'intéressée n'ayant pas livré d'explications argumentées et crédibles quant à l'actualité de ses propres craintes et celles de sa fille mineure en cas de retour dans leur pays d'origine ". Au surplus, la demande de réexamen présentée devant l'OFPRA a été rejetée le 8 janvier 2024 comme irrecevable en relevant notamment que les quatre certificats médicaux présentés dans le cadre de ce réexamen, délivrés aux tantes de l'enfant et attestant de leurs excisions étaient dénués de garanties suffisantes. A défaut d'éléments contredisant ces décisions, il y a lieu de rejeter les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation de la requérante et de sa fille.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. A la date de la décision attaquée, Mme F ne résidait en France que depuis environ deux ans et demi, après avoir vécu hors de France jusqu'à l'âge de vingt-huit ans, et n'a séjourné régulièrement en France qu'en qualité de demandeuse d'asile. Elle ne se prévaut d'aucun lien d'une particulière intensité ou stabilité avec la France. Rien ne fait obstacle à ce qu'elle poursuive sa vie familiale avec son enfant en Côte d'Ivoire. Dans ces conditions, compte tenu des conditions du séjour en France de Mme F et de la nature de ses attaches privées et familiales, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas porté au droit de l'intéressée à une vie privée et familiale normale une atteinte excessive et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. En cinquième et dernier lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante ou de celle de l'enfant C.
Sur la décision fixant le pays d'éloignement :
12. L'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible./ Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". L'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule quant à lui que : " " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants "
13. Mme F soutient que sa fille encourt des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine en raison du risque d'excision dont elle fait l'objet. Toutefois, les éléments développés ne permettent pas d'établir la réalité des risques allégués, alors au demeurant que les demandes d'asile présentées par l'intéressée et sa fille ont été rejetées à la suite de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ainsi qu'il a été rappelé au point 8. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance, par la décision fixant le pays de destination, des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés, de même que, pour les motifs exposés aux points 8 à 11 les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme F doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Arnal.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.
La magistrate désignée,
H. DOUET
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026