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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2405031

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2405031

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2405031
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationMagistrat : M. LABOUYSSE - R. 222-13
Avocat requérantSEGUIN & KONRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante n° 2405031 :

Par une requête, enregistrée le 3 avril 2024, Mme B E, représentée par Me Denis Seguin, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions, opposées par un arrêté pris par le préfet de Maine-et-Loire le 14 mars 2024, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement ;

2°) à défaut, de suspendre, sur le fondement de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'exécution de cette mesure d'éloignement jusqu'à l'issue du recours qu'elle a formé devant la Cour nationale du droit d'asile à l'encontre de la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande d'asile ;

3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- l'obligation de quitter le territoire français a été prononcée sans que le préfet de Maine-et-Loire ait pris en considération le motif de son absence à la convocation qui lui a été adressée pour un entretien à l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 19 décembre 2023 ;

- la décision fixant le pays de destination méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'exécution de la mesure d'éloignement doit être suspendue dès lors qu'il existe un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision prise par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, le préfet de Maine-et-Loire demande au tribunal :

1°) de rejeter les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme E ;

2°) de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension de l'obligation de quitter le territoire français, à titre subsidiaire, de rejeter ces conclusions.

Il soutient que :

- les moyens soulevés à l'appui des conclusions à fin d'annulation ne sont pas fondés ;

- la Cour nationale du droit d'asile a statué sur le recours formé contre la décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 28 décembre 2023, ce qui prive d'objet les conclusions à fin de suspension ;

- à titre subsidiaire, le moyen soulevé à l'appui de ses conclusions n'est pas fondé.

L'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme E par une décision du 24 juin 2024 de la section du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes en charge de l'examen des demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif.

II - Vu la procédure suivante n° 2405033 :

Par une requête, enregistrée le 3 avril 2024, M. A D, représenté par Me Denis Seguin, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions, opposées par un arrêté pris par le préfet de Maine-et-Loire le 14 mars 2024, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement ;

2°) à défaut, de suspendre, sur le fondement de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'exécution de cette mesure d'éloignement jusqu'à l'issue du recours qu'il a formé devant la Cour nationale du droit d'asile à l'encontre de la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande d'asile ;

3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur de fait dès lors qu'un recours a bien été déposé devant la Cour nationale du droit d'asile pour contester la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande d'asile ;

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'exécution de la mesure d'éloignement doit être suspendue dès lors qu'il existe un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision prise par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, le préfet de Maine-et-Loire demande au tribunal :

1°) de rejeter les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D ;

2°) de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension de l'obligation de quitter le territoire français, à titre subsidiaire, de rejeter ces conclusions.

Il soutient que :

- les moyens soulevés à l'appui des conclusions à fin d'annulation ne sont pas fondés ;

- la Cour nationale du droit d'asile a statué sur le recours formé contre la décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 28 décembre 2023, ce qui prive d'objet les conclusions à fin de suspension ;

- à titre subsidiaire, le moyen soulevé à l'appui de ses conclusions n'est pas fondé.

L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. D par une décision du 24 juin 2024 de la section du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes en charge de l'examen des demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020.

Le président du tribunal a désigné M. David Labouysse, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

L'audience publique, à laquelle aucune partie n'était présente ou représentée, s'est tenue le 3 juillet 2024 à partir de 10h45.

La clôture de l'instruction est intervenue après appel de l'affaire à l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, rendu applicable par l'article R. 776-13-2 du même code.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B E est la mère de M. A D. Les décisions qui leur ont été opposées et dont l'annulation est demandée par leurs requêtes ont le même objet. Ces requêtes présentent à juger des questions liées entre elles. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. En conséquence, il y a lieu d'en joindre l'examen pour qu'il soit statué sur les conclusions de ces requêtes par un seul et même jugement.

2. Mme E est une ressortissante arménienne qui est née le 25 juillet 1980. M. A D, né le 25 janvier 2006, est de même nationalité. Mme E et M. D sont entrés en France le 23 juin 2023. Mme E a présenté une demande d'asile en son nom et également au nom de son fils, alors mineur. Cette demande a été rejetée par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) le 28 décembre 2023. Le 14 mars 2024, le préfet de Maine-et-Loire a prononcé à l'encontre de Mme E une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement. Le même jour, il a pris, par un arrêté distinct, les mêmes mesures à l'encontre de M. D qui est devenu majeur le 25 janvier 2024. Prises dans leur ensemble, les requêtes n° 2405031 et n° 2405033 tendent, à titre principal, à l'annulation de ces décisions, à titre subsidiaire, à la suspension de l'exécution des obligations de quitter le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) se soit prononcée sur le recours formé contre la décision du directeur général de l'OFPRA du 28 décembre 2023.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () 4° () l'étranger () ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ", c'est à dire d'un titre de séjour, d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour.

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de Mme E :

4. La décision du directeur général de l'OFPRA rejetant la demande d'asile que Mme E a formulée en son nom et au nom de son fils précise qu'elle ne s'est pas présentée à l'entretien auquel elle avait été convoquée le 19 décembre 2023 au titre de l'instruction de sa demande. La requérante expose qu'elle justifie d'un motif légitime d'absence. Elle soutient que l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée a été prononcée sans que le préfet de Maine-et-Loire ait pris en considération ce motif. Cependant, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme E aurait porté à la connaissance de l'autorité préfectorale les raisons pour lesquelles elle ne s'est pas présentée dans les locaux de l'OFPRA en vue de son entretien. Par suite, le moyen tiré du défaut de prise en compte, par le préfet de Maine-et-Loire, du motif de son absence doit, en tout état de cause, être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, prononcée à son encontre le 14 mars 2024 par le préfet de Maine-et-Loire. Par voie de conséquence, doivent être rejetées ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à cette autorité de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de M. A D :

6. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de M. D est fondée sur les dispositions précitées de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vertu desquelles peut faire l'objet d'une telle mesure un demandeur d'asile qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du même code et qui ne détient aucun document de séjour.

7. L'arrêté formalisant cette obligation de quitter le territoire français indique qu'aucun recours n'a été déposé devant la CNDA pour contester la décision du directeur général de l'OFPRA du 28 décembre 2023. M. D soutient qu'un recours ayant cet objet a bien été déposé devant cette juridiction de sorte que cette mesure d'éloignement repose sur une erreur de fait.

8. Cependant, il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile présentée au nom de M. D a été instruite selon la procédure accélérée au sens de l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'Arménie étant considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 de ce code. Or, lorsqu'une demande d'asile instruite selon la procédure accélérée a été rejetée, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin, en vertu du d) du 1° de l'article L. 542-2 de ce même code, dès que cette décision de rejet intervient. Ainsi, la circonstance qu'un recours a été formé devant la CNDA pour contester la décision du directeur général de l'OFPRA du 28 décembre 2023 demeure sans incidence sur la fin du droit de se maintenir sur le territoire français dont a bénéficié M. D. Par suite, l'erreur de fait invoqué est sans incidence sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français.

9. En second lieu, une obligation de quitter le territoire français ne peut pas être légalement prononcée si elle emporte des conséquences excessives sur la situation personnelle de l'intéressé.

10. M. D soutient qu'il est scolarisé en seconde générale et technologie dans un lycée à Angers de sorte que l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français en litige aura pour conséquence de le priver de la possibilité de terminer son année scolaire et de poursuivre sa scolarité. Cependant, compte tenu du caractère suspensif du recours formé contre cette obligation de quitter le territoire français et de la date à laquelle intervient le jugement sur ce recours, M. D n'est pas privé de la possibilité d'achever son année de seconde. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant ne pourrait pas poursuivre sa scolarité dans son pays d'origine, qu'il a quitté à l'âge de 17 ans après y avoir été scolarisé.

11. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, prononcée à son encontre le 14 mars 2024 par le préfet de Maine-et-Loire. Par voie de conséquence, doivent être rejetées ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à cette autorité de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre les décisions fixant l'Arménie comme pays de destination en cas d'exécution d'office des obligations de quitter le territoire français.

12. Il résulte de la combinaison des articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que l'autorité préfectorale ne peut fixer comme pays de renvoi d'une personne de nationalité étrangère un pays où elle y serait exposée à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

13. La requérante et le requérant font état des risques encourus en cas de retour en Arménie compte tenu des violences commises par leur époux et père respectifs. Cependant, elle et il ne fournissent aucun élément précis et circonstancié sur ces violences qui auraient été commises alors que Mme E n'était pas encore divorcée, le divorce ayant été prononcé en 2009, ni sur celles qui auraient perduré après son divorce, lequel est intervenu quatorze années avant sa fuite d'Arménie. Aucune indication précise n'est par ailleurs donnée sur les raisons de cette fuite. Si les certificats médicaux produits font état, à propos de Mme E, de céphalées et de troubles d'anxiété et évoque une cicatrice, ces constatations ne permettent pas, à elles seules, de déterminer les circonstances exactes à l'origine des troubles et des séquelles relevées. Enfin, la documentation générale concernant les violences conjugales en Arménie ne permet pas d'établir le caractère personnel et actuel des craintes énoncées en cas de retour en Arménie. Ainsi, les décisions fixant l'Arménie comme pays de renvoi en cas d'exécution d'office des obligations de quitter le territoire français opposées à Mme E et M. D ne peuvent être regardées comme les exposant à des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions doivent, en conséquence, être rejetées.

Sur les conclusions à fin de suspension :

14. En vertu des articles L. 542-6 et L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un demandeur d'asile, dont le droit de se maintenir sur le territoire a pris fin en application du d du 1° de l'article L. 542-2 de ce code et qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français alors qu'il n'a pas encore été statué sur le recours qu'il a formé devant la CNDA contre la décision de rejet de sa demande d'asile par le directeur général de l'OFPRA, peut solliciter la suspension de l'exécution de cette mesure d'éloignement jusqu'à ce qu'il soit statué sur ce recours.

15. Il ressort des pièces des dossiers que, le 18 avril 2024, Mme E et M. D se sont vus notifier l'ordonnance du président de la CNDA rejetant leur recours formé en vue de contester la décision du directeur général de l'OFPRA du 28 décembre 2023 rejetant leur demande d'asile. Ainsi, les conclusions tendant à ce que l'exécution des obligations de quitter le territoire français opposées à leur encontre le 14 mars 2024 par le préfet de Maine-et-Loire soit suspendue jusqu'à qu'il soit statué sur ce recours sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

16. Compte tenu du sort réservé aux conclusions aux fins d'annulation et de suspension présentées par Mme E et par M. D, leurs conclusions tendant à la mise en œuvre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme E et par M. D sont rejetées.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension présentées par Mme E et par M. D.

Article 3 : Les autres conclusions présentées par Mme E et par M. D sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à M. A D, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Denis Seguin.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.

Le rapporteur,

D. C

La greffière,

S. BARBERA

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2405031 et 2405033

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