mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2405468 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP PIGEAU CONTE MURILLO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 avril 2024, M. A B, représenté par Me Murillo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui procurer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation dudit conseil à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne saurait lui être reproché une entrée irrégulière en France alors qu'il était mineur et qu'il a bénéficié pendant plusieurs années d'un titre de séjour ;
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il est conjoint de Français et parent d'un enfant français mineur dont il contribue à l'entretien et à l'éducation et qu'il justifie de son insertion professionnelle ;
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
- la décision méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de menace à l'ordre public ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée et n'expose aucune analyse des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale par suite de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et l'absence de délai de départ volontaire ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- la décision n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2024, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Douet, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Douet, présidente-rapporteure ;
- les observations de M. A B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ;() ".
2. M. B, ressortissant marocain né le 30 mai 1989 déclare être entré en France le 1er juin 2003. Il a obtenu à compter de 2008 des titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " renouvelés jusqu'en 2019. Le 28 novembre 2019, le préfet de la Sarthe a refusé de lui renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Les recours formés par M. B contre ces décisions devant le tribunal administratif de céans et la cour administrative d'appel de Nantes ont été rejetés. Sa demande ultérieure de titre de séjour en qualité de conjoint de Français, à la suite de son mariage, le 13 juin 2020, avec une ressortissante française, a été rejetée par le préfet de la Sarthe par une décision du 10 février 2022, assortie d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Le recours de M. B contre cette décision a été rejeté par le tribunal de céans par un jugement du 27 décembre 2022, devenu définitif. Par un arrêté du 2 avril 2024, le préfet de la Sarthe lui a de nouveau fait obligation de quitter le territoire français sans délai, en application des 1° et 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Il est constant que M. B est entré en France alors qu'il était mineur sans pouvoir justifier d'un visa d'entrée en France et qu'il s'est vu refuser le renouvellement puis la délivrance de titres de séjour et se maintient irrégulièrement en France depuis le 28 novembre 2019. Par suite, c'est par une exacte application des dispositions des 1° et 3° de l'article L. 611-1 que le préfet de la Sarthe a édicté une obligation de quitter le territoire.
4. M. B, qui n'a pas sollicité de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et dont la dernière demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du même code a été définitivement rejetée ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces dispositions.
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
6. Les Etats ont le droit, sans préjudice des engagements découlant pour eux de traités, de contrôler l'entrée des non-nationaux sur leur sol. La Convention ne garantit pas le droit pour un étranger d'entrer ou de résider dans un pays particulier, et, lorsqu'ils assument leur mission de maintien de l'ordre public, les Etats contractants ont la faculté d'expulser un étranger délinquant. Toutefois, leurs décisions en la matière, dans la mesure où elles porteraient atteinte à un droit protégé par le paragraphe 1 de l'article 8, doivent être conformes à la loi et nécessaires dans une société démocratique, c'est-à-dire justifiées par un besoin social impérieux et, notamment, proportionnées au but légitime poursuivi.
7. Le requérant se prévaut de son séjour en France depuis plus de vingt ans, de son mariage avec une ressortissante française, de la naissance d'un enfant le 30 décembre 2023 et de la présence en France de sa mère et de sa fratrie. Toutefois, ainsi qu'il a été dit, par des arrêtés devenus définitifs du 28 novembre 2019 et du 10 février 2022, le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, y compris en qualité de conjoint de ressortissante française en raison de la menace à l'ordre public que représentait le comportement du requérant et l'a obligé à quitter le territoire. Le requérant, qui n'a pas déféré à ces obligations, se maintenait irrégulièrement en France depuis plus de quatre ans à la date de la décision attaquée. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a fait l'objet entre 2007 et 2021 de onze condamnations pénales dont huit à des peines d'emprisonnement allant de trois à six mois pour dégradation du bien d'autrui, violence avec usage ou menace d'une arme, usage illicite de stupéfiants, violation de domicile à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, vol avec destruction ou dégradation, outrage à personne dépositaire de l'autorité publique et violence en état d'ivresse manifeste. M. B a exécuté, à compter du 2 janvier 2024, sa dernière condamnation à cinq mois d'emprisonnement, prononcée par un jugement du tribunal correctionnel du Mans du 3 novembre 2021 pour des faits de violence avec usage d'une arme commis en 2019, et aménagée par le juge d'application des peines. Si M. B soutient avoir " changé de vie ", il ne peut sérieusement faire valoir son insertion professionnelle au regard d'un unique contrat de travail à durée déterminée depuis le 10 juillet 2023 dès lors qu'il ne justifiait à cette date ni d'un séjour régulier ni d'une autorisation de travail lui permettant d'occuper un emploi et qu'il ne justifie d'aucune insertion professionnelle antérieure. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que son épouse, qui peut se rendre au Maroc, ne pourrait l'y accompagner, le cas échéant pour s'établir dans le pays dont son époux a la nationalité et où celui-ci peut poursuivre sa vie personnelle dans le pays dont il a la nationalité. Au regard de la réitération de comportements délictuels, qui sont de nature à caractériser une menace à l'ordre public, de leur gravité et du caractère récent des derniers faits ayant donné lieu à condamnation, et en dépit de la durée du séjour de M. B, le préfet de la Sarthe n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels la mesure a été prise.
8. Enfin, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Sarthe n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. " et aux termes de l'article L. 612-2 : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustrait à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " . Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui a indiqué dans sa fiche individuelle du 24 janvier 2024 ne pas vouloir quitter la France, s'est soustrait aux précédentes mesures d'éloignement en date du 28 novembre 2019 et du 10 février 2022. En considérant qu'il existe un risque que M. B se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet dès lors qu'il s'est soustrait à l'exécution de deux précédentes mesures d'éloignement, le préfet n'a donc pas inexactement appliqué les dispositions citées au point précédent.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à ('étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612 6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de (étranger sur le territoire français, de la nature et de (ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait (objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour (ordre public que représente sa présence sur le territoire fiançais. "
12. L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'énumère l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
13. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué, qui cite les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet de la Sarthe a examiné l'ensemble de la situation du requérant en relevant notamment la durée de sa présence en France, sa situation familiale, la menace à l'ordre public que son comportement représente et l'absence de circonstances humanitaires. Ainsi, la décision portant interdiction de retour est suffisamment motivée en droit et en fait.
14. L'obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le requérant ne peut utilement demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision attaquée.
15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. M. B s'est maintenu irrégulièrement en France pendant plusieurs années et n'a pas déféré aux mesures d'éloignement prises à son encontre. Comme il a été dit ci-dessus, la présence de l'intéressé représente une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le préfet de la Sarthe a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, prononcer à son encontre une interdiction de retour pour une durée de deux ans, durée qui n'est pas disproportionnée.
Sur la décision fixant le pays de destination :
17. La décision fixant le pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle se réfère notamment aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'absence de justification par l'intéressé de l'existence d'une menace personnelle en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée.
18. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. B invoque à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et d'astreinte et la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, en l'absence de demande d'aide juridictionnelle, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Sarthe et à Me Claire Murillo.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
La magistrate désignée,
H. DOUET
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis
en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026