mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2406943 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BADAOUI |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2406943 les 10 et 23 mai 2024, M. E B, agissant en son nom et en qualité de représentant légal de l'enfant C B, représenté par Me Badaoui, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 2 mars 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours exercé contre la décision du 4 décembre 2023 par laquelle les autorités consulaires françaises à Conakry (Guinée) ont refusé de délivrer le visa sollicité par l'enfant C B au titre de la réunification familiale;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à titre principal, de délivrer le visa sollicité, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de la situation de l'enfant C B, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 100 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il est dans l'intérêt du jeune C, orphelin de mère et confié à un tiers, de pouvoir vivre avec son père : l'enfant C B et sa sœur majeure sont séparés de lui depuis qu'il est entré en France en 2016 ; leur mère les a abandonnés dès son départ et est décédée le 21 septembre 2023 ; l'oncle qui les héberge ne dispose pas des moyens nécessaires pour leur assurer des conditions de vie satisfaisantes ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle est entachée d'un défaut de motivation en droit et en fait ;
* elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation et celle du jeune C et d'une erreur de droit, dès lors que les autorités consulaires ont fondé leur décision sur le non-respect des conditions pour obtenir le regroupement familial, alors que l'enfant C B a sollicité un visa de long séjour au titre de la réunification familiale ;
* elle méconnaît les dispositions des articles L. 561-2, L. 561-4, L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation : il bénéficie du statut de réfugié et a droit à être rejoint par son fils au titre de la réunification familiale ; les documents produits lors de la demande de visa permettent d'attester de l'identité de l'enfant C B, de sa minorité au moment de la demande de visa, du lien de filiation les unissant, du fait qu'il en a la garde exclusive par l'effet de jugements du tribunal de première instance de Kaloum des 10 et 16 mai 2023, ainsi que du décès de sa mère le 21 septembre 2023 ;
* elle méconnaît les dispositions des articles L. 561-2, L. 561-5, L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation : l'administration ne démontre pas le caractère frauduleux des actes d'état civil produits lesquelles établissent l'identité du jeune demandeur de visa et le lien de filiation les unissant, lequel est également démontré par possession d'état, notamment au regard de ses déclarations constantes concernant ses enfants ;
* elle méconnaît les stipulations des articles 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : la décision contestée les maintient séparés alors qu'il est dans l'intérêt supérieur de l'enfant C B de vivre auprès de lui.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, laquelle est fondée, d'une part, sur l'absence de preuve de l'identité du jeune demandeur de visa et du lien de filiation l'unissant au réunifiant et, d'autre part, sur l'absence de validité du jugement de délégation d'autorité parentale produit, alors que la réalité du décès de la mère de l'enfant n'est pas établie.
II- Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n°2406948 les 10 et 23 mai 2024, M. E B et Mme D B, représentés par Me Badaoui, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 29 février 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours exercé contre la décision du 4 décembre 2023 par laquelle les autorités consulaires françaises à Conakry (Guinée) ont refusé de délivrer le visa sollicité par Mme D B au titre de la réunification familiale;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à titre principal, de délivrer le visa sollicité, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de la situation de Mme D B, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 100 euros à verser à Mme D B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est satisfaite compte tenu de la durée de leur séparation et des conditions de vie précaires dans laquelle Mme B, orpheline de mère, est placée, depuis sa fuite de Guinée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle est entachée d'un défaut de motivation en droit et en fait ;
* elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de leur situation, d'une erreur de droit au regard des articles L. 561-2, L. 561-4, L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que Mme B était âgée de moins de 19 ans à la date à laquelle elle a sollicité le visa litigieux et que les autorités consulaires ont fondé leur décision sur le non-respect des conditions pour obtenir le regroupement familial, alors que Mme D B a sollicité un visa de long séjour au titre de la réunification familiale.
* elle méconnaît les dispositions des articles L. 561-2, L. 561-5, L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation : l'administration ne démontre pas le caractère frauduleux des actes d'état civil produits lesquels établissent l'identité de la demandeuse de visa et le lien de filiation l'unissant au réunifiant, lequel est également démontré par possession d'état, notamment au regard des déclarations constantes de celui-ci concernant ses enfants ;
* elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : il est porté une atteinte disproportionnée au droit à une vie privée et familiale normale de Mme D B, qui est contrainte de vivre éloignée de son père et dans des conditions précaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, laquelle est fondée sur l'absence de preuve de l'identité de la demandeuse de visa et du lien de filiation l'unissant au réunifiant, motif qu'il convient de substituer à celui tiré du non-respect de la condition d'âge prévue par l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu :
- les pièces des dossiers ;
- les requêtes enregistrées le 26 avril 2024 sous les numéros 2406381 et 2406383, par lesquelles M. E B et Mme D B demandent l'annulation des décisions attaquées.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 mai 2024 à 11 heures :
- le rapport de Mme Robert-Nutte, juge des référés,
- les observations de Me Pollono, substituant Me Badaoui, représentant M. et Mme B ;
- et les observations du représentant du ministre de l'intérieur et des outre-mer.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2406943 et 2406948 concernent des membres d'une même famille, présentent des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu d'y statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Par les présentes requêtes, M. E B, ressortissant guinéen bénéficiaire de la qualité de réfugié, et Mme D B, qu'il présente comme sa fille, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution des décisions des 29 février et 2 mars 2024 par lesquelles la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté les recours exercés contre les décisions du 4 décembre 2023 par lesquelles les autorités consulaires françaises à Conakry (Guinée) ont refusé de délivrer les visas sollicités au titre de la réunification familiale, par Mme D B et l'enfant C B, fils allégué de M. B.
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées :
4. D'une part, les moyens invoqués par M. B à l'appui de sa demande de suspension et tirés de ce que la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France portant rejet du recours exercé contre le refus de visa opposé au jeune C B, est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce que l'identité du jeune demandeur de visa et les liens de filiation l'unissant au réunifiant sont établis par les actes d'état civil et documents produits, et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, sont, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
5. D'autre part, le moyen invoqué par les requérants à l'appui de leur demande de suspension et tiré de ce que la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France portant rejet du recours exercé contre le refus de visa opposé à Mme B est entachée d'une erreur de droit, dès lors que celle-ci était âgée de moins de 19 ans à la date à laquelle elle a sollicité le visa litigieux, est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
6. Enfin, si le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait valoir en défense que la décision contestée, concernant Mme B, est fondée sur le motif tiré de l'absence de preuve de l'identité de l'intéressée et du lien de filiation l'unissant au réunifiant, ce nouveau motif n'apparaît pas, toutefois, en l'état de l'instruction, susceptible de fonder légalement la décision contestée. Par suite, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution de motif demandée en défense.
En ce qui concerne la condition d'urgence :
7. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.
8. Eu égard à la durée de séparation des demandeurs de visa d'avec le réunifiant, alors que ceux-ci sont confiés à un tiers et que la réunification familiale en cause a été initiée le 23 août 2022, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
9. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de suspendre l'exécution des décisions implicites des 29 février et 2 mars 2024 par lesquelles la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté les recours exercés contre les décisions du 4 décembre 2023 par lesquelles les autorités consulaires françaises à Conakry (Guinée) ont refusé de délivrer les visas sollicités au titre de la réunification familiale par l'enfant C B et Mme D B.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
10. L'exécution de la présente ordonnance implique d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à un nouvel examen des demandes de visa de l'enfant C B et Mme B, dans un délai de 10 jours à compter de sa notification. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. B à l'occasion de l'instance n°2406943 et non compris dans les dépens.
12. Il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de M. et Mme B les frais engagés par ceux-ci à l'occasion de l'instance n°2406948 et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions de la requête n°2406948 présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution des décisions implicites des 29 février et 2 mars 2024 par lesquelles la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté les recours exercés contre les décisions du 4 décembre 2023 par lesquelles les autorités consulaires françaises à Conakry (Guinée) ont refusé de délivrer les visas sollicités au titre de la réunification familiale par l'enfant C B et Mme D B, est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à un nouvel examen des demandes de visa de l'enfant C B et Mme B, dans un délai de 10 jours à compter de la notification de cette ordonnance.
Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête n°2406948 est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E B, Mme D B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nantes, le 12 juin 2024.
La juge des référés,
O. ROBERT-NUTTE
La greffière,
M. ALa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2406943, 2406948
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026