mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2407299 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LOIRÉ - HENOCHSBERG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2024, M. A B et Mme D C E, représentés par Me Henochsberg, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 3 mai 2024 par laquelle les autorités consulaires françaises à Dakar (Sénégal) ont refusé de délivrer à M. B un visa de long séjour en qualité de parent d'enfant français ;
2°) d'enjoindre aux autorités consulaires françaises à Dakar de délivrer le visa demandé, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est satisfaite : le requérant est séparé de son enfant alors que la requérante est française et n'a pas vocation à venir s'installer au Sénégal compte tenu de ses attaches familiales et professionnelles ; la séparation de l'enfant avec son père aura des répercussions sur son développement affectif et psychologique, le requérant ayant pourtant agi avec diligence pour être présent en France avant la naissance mais ne pouvant créer des liens avec son enfant alors que sa compagne a achevé son congé maternité depuis la mi-mars ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Vu :
- les pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant sénégalais né le 14 octobre 1996, a conçu avec Mme C E, ressortissante française née le 7 mai 1981, un enfant prénommé Mahé né le 27 décembre 2023. M B et Mme C E demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 3 mai 2024 par laquelle les autorités consulaires françaises à Dakar ont refusé de délivrer à M.B un visa de long séjour en qualité de parent d'enfant français.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience les demandes qui ne présentent pas un caractère d'urgence.
3. Dans le cas où une décision administrative ne peut, comme en l'espèce, être déférée au juge qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable, une requête tendant à la suspension de cette décision peut être présentée au juge des référés dès que ce recours préalable obligatoire a été formé, la mesure ordonnée en ce sens valant, au plus tard, jusqu'à l'intervention de la décision administrative prise sur le recours présenté par l'intéressé. Le requérant doit toutefois démontrer l'urgence particulière qui justifie la saisine du juge des référés avant même que l'administration ait statué sur le recours introduit devant elle.
4. Pour justifier de la condition d'urgence particulière à suspendre les effets de la décision des autorités consulaires françaises à Dakar du 3 mai 2024 les requérants soutiennent que la durée de séparation de leur couple est trop importante alors que la requérante a été contrainte de reprendre sa vie professionnelle depuis la mi-mars et que l'enfant nécessite la présence de son père à ses côtés pour tisser des liens affectifs et ainsi assurer son développement équilibré. Toutefois, ces circonstances, pour regrettables qu'elles puissent être, ne peuvent être regardées comme portant atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à la situation du couple et de leur enfant, constitutive de la condition d'urgence particulière nécessaire pour le juge intervienne sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative avant que n'intervienne, à tout le moins implicitement, la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France saisie de leur recours préalable obligatoire le 16 mai 2024.
5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M B et Mme C E en toutes ses conclusions.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M B et Mme C E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et Mme D C E.
Fait à Nantes, le 22 mai 2024.
Le juge des référés
B. Echasserieau
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026