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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2407693

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2407693

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2407693
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantPINTREL- BERETTI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet de Maine-et-Loire a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées, aucun dépens n’ayant été exposé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 mai 2024, M. B... A..., représenté par Me Pintrel, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 14 avril 2024 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office à l’issue de ce délai ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat les entiers dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2025, le préfet de Maine-et-Loire conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que la décision attaquée a été implicitement mais nécessairement abrogée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code des relations entre le public et l’administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Besse, président-rapporteur, a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

D’une part, par une décision du 7 mai 2025, postérieure à l’introduction de la requête, le préfet de Maine-et-Loire a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable du 7 mai 2025 au 6 mai 2026. Ainsi, en délivrant à M. A... un titre de séjour, le préfet a implicitement mais nécessairement retiré la décision attaquée. Par suite, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

D’autre part, dès lors que la présente instance n’a donné lieu à aucun dépens, les conclusions tendant à ce que soit mis à la charge de l’Etat les entiers dépens ne peuvent qu’être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l’audience du 9 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Besse, président,

M. Vauterin, premier conseiller,

Mme Gavet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2025.

Le président-rapporteur,

P. BESSE

L’assesseur le plus ancien

dans l’ordre du tableau,

A. VAUTERIN

La greffière,

C. DUMONTEIL

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

C. DUMONTEIL

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