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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2407707

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2407707

lundi 10 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2407707
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGANGLOFF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mai 2024 sous le numéro 2407707, Mme D A B et M. F C E, représentés par Me Gangloff, demandent au tribunal :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé le 8 février 2024 contre la décision de l'autorité consulaire française à Addis-Abeba en date du15 janvier 2024 portant refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à monsieur et à leurs enfants J F C, K F C, G F C, I F C et H F C, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réexaminer les demandes dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros HT au profit de leur conseil, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, ou, si la demande d'aide juridictionnelle est rejetée, à leur profit en application des dispositions de ce dernier article.

Le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a accordé à Mme A B par décision du 29 mai 2024.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal quant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 4 juin 2024, Mme A B et M. E déclarent se désister purement et simplement de leurs conclusions à l'exception de celles concernant l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Le désistement de Mme A B et M. E de leurs conclusions aux fins de suspension et d'injonction est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Mme A B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, Me Gangloff, son avocate, peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Gangloff d'une somme de 500 euros.

O R D O N N E

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de Mme A B et M. E aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à Me Gangloff une somme de 500 euros (cinq cents euros) en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A B et M. F C E, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Gangloff.

Fait à Nantes, le 10 juin 2024.

La vice-présidente, juge des référés,

A.-C. WUNDERLICH

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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